‹ De l'obstruction de la trompe d'Eustache et de son traitementChapitre 18 sur 24 · PT M · texte numérisé non relu

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j'abaisse le dos de la langne avec l’abaisse-langue, et je le fais pénétrer au-dessus du voile du palais, en le dirigeant en dehors et en haut. Dans la même séance ou les jours suivants, je cautérise également le pharynx et les amygdales, si elles sont grosses et enflammées ; mais, pour ces dernières, je me sers du crayon de nitrate. Toutes les fois que je touche la muqueuse avec le caustique, je fais passer par les fosses nasales un courant d’eau saturée de chlorure de sodium, à l’aide d’une seringue ou du vide-bouteilles de Weber. |

Je produis ainsi sur place du chlorure d'argent et j’évite la diffusibilité du nitrate qui pourrait atteindre des parties saines. Le chlorure d'argent, étant insoluble, reste fixé sur la muqueuse, et n’est point expulsé par les crachotements du malade au moment de cette cautérisation. Je pratique cette opération jusqu’à complète modification dela muqueuse tous les deux ou trois jours. Il m'arrive souvent de pratiquer la rhinoscopie dans le cas où je ne constaterais pas une amélioration en raison directe du traitement que j'ai érigé. Si, toutefois, je remarque dans cet examen des points qui n’ont pas été atteints par le caustique, je fais pénétrer dans l'intérieur du spéculum-nasi le porte-nitrate construit spécialement dans ce but, jusqu’à l'endroit qui doit être modifié. Je renouvelle, après cette cautérisation, le lavage avec l’eau au chlorure de sodium. C’est par ce moyen que j'ai pu tou- -jours combattre, d’une manière heureuse, l’obstruction de la trompe de cause gutturale, tout en dilatant progressivement ce conduitpar les bougiesfiliformes. Dans un grand nombre ‘de cas, on pourrait dire toujours, les douches d’air sont d’une utilité incontestable dans ce traitement de l’obstruc-. tion des trompes. Elles ont l’avantage d’établir le diagnostic d’abord, lorsque les différents procédés, tels que ceux de Valsalva, Toynbee, Lévi, n’ont pas permis le passage de

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l'air dans la caisse ; quelquefois même elles servent à désobstruer la trompe, lorsqu'elle est pleine de mucosités ou rétrécie légèrement par suite du gonflement de ses parois, et la rendent ainsi perméable. L'amélioration, il est vrai, est de courte durée; il faut pourtant convenir qu’elle existe. Elles n’ont pas seulement pour effet de rendre la trompe perméable; elles agissent aussi sur les mucosités de la caisse, en facilitant leur absorption, diminuent l’hypérémie de la muqueuse, donnent de la mobilité aux osselets et à la meinbrane du tympan, et améliorent, par conséquent, la faculté auditive ; parfois, dès la première insufflation, l'amélioration est sensible ; mais il est indispensable de faire, durant la même séance, de 12 à 14 injections d’air pour qu’elle soit durable. Elles devront être lancées avec d'autant plus d’énergie que l’obstacle offrira plus de résistance. ;

Parfois on est obligé de faire passer dans la trompe, ainsi que dans la caisse, des substances médicamenteuses volatilisables, lorsque l’on constate la présence de mucosités dans ces organes. À cet effet, je me sers du fumigateur simple, (fig. 6) composé d’un récipient en cuivre rempli d’eau et

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; — 19 — au-dessous duquel est placée une lampe à alcool. Dans le récipient, plonge un ballon en verre destiné à recevoir les substances à volatiliser. Son bouchon est percé de deux - ouvertures qui laissent passer deux tubes recourbés. Aux tubes s’adaptent deux tuyaux de caoutchoue, dont l’un communique avec la sonde et l’autre avec une poire à insufflation. La figure (fig. 7) représente l’appareil et son mode d'emploi.

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