‹ De l'obstruction de la trompe d'Eustache et de son traitementChapitre 19 sur 24 · ST NS · texte numérisé non relu

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Les agents thérapeutiques dont je me sers le plus souvent sont: le goudron de Norwège, la teinture de benjoin, l’essence de térébenthine, l’éther acétique, et, suivant les cas, de l’iodure d’éthyle; j'emploie rarement cette dernière substance à cause de son odeur qui est fort désagréable.

Dans beaucoup de cas, comme on peut le voir dans mes observations, il sera indispensable de prescrire au malade un traitement général pour combattre la diathèse dont il est

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atteint. Ainsi, des coryzas chroniques, la pharyngite, le catarrhe naso-pharyngien qui en est la conséquence, sont fréquemment greffés sur des malades herpétiques, goutteux ou syphilitiques. Dans le jeune âge, la scrofule mérite particulièrement de fixer notre attention (de 16 à 25 ans) et peut être considérée comme déterminant très souvent l’obstruction de la trompe d'Eustache. Chez ces malades, l'iodure de potassium, l'huile de foie de morue agiront d’une manière favorable sur leur constitution. Contre la diathèse herpétique, on emploiera, à l’intérieur, des préparations arsenicales: liqueurs de Fowler (de 5 à 20 gouttes par jour); solution de Pearson (de 10 à 30 gouttes par jour). Pilules de Dioscoride. On prescrira également le sirop suivant:

Arséniate de soude cristallisé .. . 0,10 centigr.…. Sirop d’écorces d’oranges amères. 300 gr.

Mêlez.

A prendre une à deux cuillerées à soupe par jour.

Les goutteux, les rhumatisants devront être traités par les aicalins : bicarbonate de soude, eaux de Vichy, de Pougues, ete. Les syphilitiques, Suivant la période des accidents secondaires ou tertiaires, par le bichlorure et l’iodure de mercure ou liodure de potassium.

L’hygiène jouera encore un grand rôle dans les affections de la trompe provenant d’une tare constitutionnelle, si on ne veut pas voir reparaître, après guérison, la maladie primitive. Ainsi, on recommandera au malade d’habiter des appartements où le soleil pénètre une partie de la journée, d'éviter les endroits humides et les professions qui réclament le contact fréquent avec l’eau, les refroidissements, et tout ce qui peut congestionner la portion pharyngienne de la trompe. :

Je crois avoir atteint, dans ce modeste travail, le but que je m'étais proposé : montrer la relation si importante qui

existe presque toujours entre les affections de la trompe, et l'état de larrière-cavité naso-pharyngienne (qui est souvent en rapport avec la constitution individuelle), et appeler l'attention sur quelques modifications que j'ai apportées au traitement de l’obstruction des trompes par la dilatation progressive au moyen de bougies filiformes.

L’exposé de la méthode que j'empioie généralement étant ici terminé, je crois devoir présenter, à l'appui, quelquesunes des observations que j'ai recueillies (observations toutes inédites et personnelles), car je me suis livré, d’une façon spéciale, au traitement des affections de l’oreille moyenne, depuis les 6 ou 7 années que j'exerce la médecine à Toulouse.

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