LS
Ne
avant. À son point d’immobilisation, la paroi intestinale nous donne l'impression d’être considérablement épaissie et la muqueuse rugueuse, Le cheval se couche, reste calme pendant une heure, puis présente à ce moment une crisetrès vive à laquelle succède une accalmie subite. Il semble s’éveiller, cherche dans sa mangeoire, regarde le ratelier et à partir de ce moment x'a plus eu aucune colique. Peu de temps après une première évacuation de très gros crottins très ramollis et en partie fragmentés a lieu. D’autres ont suivi sans incidents. Nous avons alors ordonné plusieurs lavements par jour pendanttrois jours, lavements d’eau froide additionnée d’eau de javel à la dose d’une cuillerée à soupe par litre d’eau, pour désinfecter la paroi intestinale plus ou moins irritée et nous avons maintenu l’animal au régime des barbotages clairs pendant4 jours, après quoi il a été remis progressivement à son
régime normal.
OBSÈRVATION X
Le 29 Juillet 1925, nous nous rendons auprès d’un cheval de cinq ans, acheté la veille et présentant des coliques depuis quelques heures, coliques très légères que notre client a essayé de combattre par des lavements. À notre arrivée, l'animal est très calme, l'air éveillé : ne présentant aucune apparence de maladie, à part le refus des aliments et un fouaillement presque continuel de la queue. À l’auscultation on entend des borborygmes normaux, la fouille rectale nous permet de retirer des matières ramollies par les lavements, nous sentons des crottins dans le colon flottant, crottins ne parais-
sant pas devoir constituer un obstacle au cours des matières
-excrémentitielles.
Malgré la persistance des défécations, le calme apparent
que présente notre malade, uous pensons cependant à uneobstruction intestinale relativement bénigne et nous ordonnons des lavements d’eau froide toutes les demi-heures 500grammes de sulfate de soude, per os, et nous faisons une injection sous-cutanée de 10 centigrammes de pilocarpine, la: journée se passe sans changement appréciable. Les défécations persistent, les coliques ne présentent à aucun moment de caractère aigü. L’arimal refuse tout aliment mais accepte volontiers des liquides Les borborygmes sont encore nette-
ment perceptibles.
Nous confirmons notre diagnostic, et nousémettons encore un pronostic relativement hénin. Nous faisons une nouvelle injection de 10 centigrammes de pilocarpine et donnons deux douches rectales à une demi heure d'intervalle (10 litres d’eau: froide à chaque douche)
Le lendemain on nous avertit que les défécations ont complètement cessé et que les lavements sont rendus tels quels. Les coliques semblent augmenter l'intensité. les borborygmes ne sont plus ‘perçus, la conjonctive est rougeâtre, le rectum est vide, le bras sort recouvert de fausses membranes, nous ne sentons aucune masse obstruante, seuls :quelques crottinsassez durs mais de dinensions normales, siègent dans le co-- Jon flottant. Le bras sort recouvert de fausses membranes. Nous décidons de pratiquer l’entéroclysme et nous introdui-sons de la sorte 30 litres d’eau savonneuse tiède après quoi. nous faisons ] injection habituelle de pilocarpine; nous faisons. marcher le cheval pendant deux heures : son a lureest lente,. signe de bon augure. L'anus étant libéré, l’animal est rentré: à l'écurie. il est calme, somnolent, mais ne tarde pas à s’éveiller, à s'intéresser à ce qui se passe autour de lui et à chercherà manger. Douze heures après l’opération, la première déféca-tion se produit. |
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