OBSERVATION XI
Ee 4 Septembre 1925, nous visitons un cheval de neut -ans, tiqueur et sujet aux coliques. Habituellement celles-ci du- ‘rent une heure ou deux, puis, tout rentredans l’ordre. Comptant sur une issue semblable, notre client a temporisé et ne nous a appelé qu'à midi, alors que son cheval a des coliques -depuis six heures. Celles-ci sont nettement intermittentes -avec des crises assez violentes. L'animal est fortement ballon- -né, pas de borborygmes, le rectum est vide mais le caecum est rempli de gaz. Nous faisons une ponction de cet organe au moyen d’un trocart à saignée, une grande quantité de gaz s'échappe. Nous pratiquons alors une nouvelle fouille rectale -etsentons avec les doigts une masse assez dure qui nous parait être une pelote, mais dont nous ne pouvons préciser
exactement le siège.
A la suite de notre ponction les borborygmes réapparaissent, nous faisons alors une injection de 10 centigrammes de pilocarpine et ordonnons des lavements froids. Dans la soirée, aggravation de l’état du malade, la conjonctive est grisâtre, le facies grippé, le tympanisme est réapparu. Les borbory- gmes ont cessé. Aucune évacuation excrémentitielle n’a eu lieu. Nous décidons de recourir à l’entéroclysme, mais étant donné le ballonnement nous faisons une nouvelle ponction du caecum. Nous introduisons alors 25 litres d’eau savonneuse tiède et nous faisons promener l’animal pendant deux heures non sans lui avoir fait à nouveau une injection de pilocarpine. Une fois rentré à l’écurie le cheval a eu quelques crises légères et dix heures après l'opération, une première évacua-
tion de crottins très fragmentés a eu lieu.
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