‹ De l'occlusion intestinale: Péritonite tuberculeuseChapitre 37 sur 38 · Agitation assez marquée pendant la nuit · texte numérisé non relu

Agitation assez marquée pendant la nuit

Le pouls est devenu petit, rapide. La langue est sèche, Pansement comme la veille.

25, Mort.

À l’autopsie : Empyème péritonéal. Epiploon épaissi, induré avec nombreuses granulations.

Exsudats pseudo-membraneux agglutinant les anses intestinales.

Fausses membrannes purulentes.

Tubercules pulmonaires créracés.

C'était donc bien une péritonite tuberculeuse chez une malade porteur de lésions pulmonaires dont l’évolution avait été méconnue et était éteinte à ce moment.

Les premiers signes de péritonite s'étaient manifestés un mois auparavant.

L'occlusion, dans cette forme à type ulcéro-membraneux, fut produite par agglutination.

Elle disparut deux jours après l’opération. Mais la malade mourut de péritonite.

OBSERVATION IX (Bernay, Thèse de Lyon, 1899).

Tuberculose entéro-péritonéale ; stériose fibreuse de l’iléon avec dilatation en amont; compression de l'intestin grêle en

d'autres points par des brides péritonéales qui n’ont pas produit de dilatation secondaire. — Tuberculose pulmonaire et tuberculose verruqueuse de la main gauche. -— Mort avec des symptômes d’obstuctlion intestinale.

Antoine T.. , 26 ans, né à Roanne, exerçant la profession de pelletier, entré le 9 octobre 1897, à l'hôpital de la Croix- Rousse, salle Saint-Irénée, service de M. le Docteur Chappet.

Il est fils de mère morte diabétique et de père s’enrhumant chaque hiver; quatre frères ou sœurs morts en bas âge. Il aurait eu lui-même une bronchite sérieuse il y a quelque temps, et avoue sans peine quelques excès éthyliques.

Il vient à l’hôpital pour une diarrhée séreuse, quelquefois très abondante; d'autrefois, au contraire, moins marquée et dont il souffrirait depuis plusieurs mois; il y a sept ou huit semaines ont apparu des coliques douloureuses intermittentes, occupant tout l’abdomen qui deviendrait en même temps tendu et ballonné.

La diarrhée continua sans s'accompagner jamais de mélœna. L’appétit est très diminué et la faiblesse est devenue extrême depuis une huitaine de jours.

A son entrée dans le service, le malade est très amaigri; il attire avant tout l’attention sur les coliques violentes dont il souffre et qui surviennent à intervalles irréguliers. On constate qu’au moment des accès douloureux le ventre devient tendu, et des anses intestinales semblent se dessiner sous la peau.

Les selles sont brunâtres, semi-liquides.

Aux poumons, submatité aux deux sommets en arrière, avec exagération des vibrations et retentissement de la voix, surtout au sommet droit.

Rien au cœur.

Au niveau du bord radial de la main gauche, lésion à

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aspect verruqueux avec bords violacés, sans tendance à la rétrocession, et ayant débuté il y a dix-huit mois.

Opacité cornéenne: gauche consécutive à une ophtalmie purulente de l’enfance.

3 novembre 1897. — L'état va s’aggravant; la diarrhée devient plus abondante et plus fréquente. Elle apparaît par débâcles coupées d’intervalles de constipation. Une circulation abdominale supplémentaire se dessine. |

Pas d’ascite.

Les symptômes pulmonaires s’accentuent au sommet droit qui présente maintenant des signes de ramollissement.

re décembre 1897. — Progrès rapides de la cachexie. Le ventre se rétracte ; dans la fosse iliaque droite et dans l’hypocondre du même côté, on perçoit une masse que l’on prend pour un boudin cœcal rempli de matières et dilaté. Les coliques deviennent plus violentes. La diarrhée est encore très abondante, intermittente. Pas de vomissements.

Signes de caverne au sommet droit.

Mort le 15 décembre dans un amaigrissement tuberculeux extrême.

Autopsie. — On constate dans l’abdomen des lésions indiscutables de péritonite tuberculeuse, avec masses caséeuses typiques, ganglions mésentériques volumineux ; un peu d’ascite. En plusieurs points, brides fibreuses comprimant lintestin dont l1 circulation avait certainement dû être gênée pendant la vie par cet aplatissement ; en aucun de ces points on ne constate, en amont, d’embarras stercoral véritable avec dilatation et hypertrophie de l’iléon.

À droite de la ligne médiane, au contraire, on voit une poche volumineuse à parois épaissies et qui est prise, à première vue, pour le cœcum dont elle a certainement l’aspect général, mais elle ne présente pas de bandes longitudinales ;

d’ailleurs, le cæcum est retrouvé plus profondément et plus

à droite dans la position normale; il est sain. La poche ainsi observée est donc une poche pathologique.

On reconnaît qu’elle siège environ à la partie moyenne de l'intestin grêle. En aval d’elle, le calibre intestinal est netfement rétréci par une coarctation fibreuse, cicatricielle, visible à première vue et très serrée, En incisant l’intestin, on constate que la poche dilatée a des parois extraordinairement épaisses et puissantes. La stricture qui la détermine est dure et fait saillie à l’intérieur de la lumière intestinale sous forme d’un bourrelet fibreux, au centre duquel est un petit orifice étroit en diaphragme. En dessus du rétrécissement, l'intestin est atrophié et aminci.

Aux poumons, lésions cavitaires aux deux sommets, mais à prédominance au sommet droit.

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