CHAPITRE IV
PATHOUÉNIE
Si les rétrécissements cicatriciels sont faciles à expliquer
par guérison de la lésion et remplacement du tissu conjonctif
par du tissu fibreux, on doit avouer que dans le cas d’occlu-
sion membraneuse de la trachée, la pathogénie en est bien moins claire.
Il est difficile, en effet, d'expliquer la production de ces membranes autrement que par des hypothèses.
Toutefois, on peut dire avec quelque certitude que les gommes syphilitiques trachéales ne doivent pas avoir un rôle
Û : { ï prépondérant dans la production des membranes.
On sait qu'à la trachée, comme ailleurs, le syphilome est
circonserit ou diffus ; que la néoplasie syphilitique s’infiltre
-soit dans l'épaisseur de la muqueuse, soit au-dessous ; qu’elle ne limite pas son action aux tissus mous, mais qu’elle envahit
les cartilages, les tissus fibreux et musculaire ; qu’elle altère , q
à la fois l'épaisseur et la forme des parois de la trachée en
produisant le retrécissement de son calibre. C'est cette altéra-
tion des parois, soit dans leurs éléments constitutifs, soit dans
leurs formes, qui ne se retrouve pas, du moins en apparence,
: dans l’occlusion membraneuse.
En effet, dans cette dernière affection, en dehors des productions membraneuses, il n’y a pas d’altéralion apparente de la trachée.