‹ De l'Oedème Aigu Primitif du LarynxChapitre 6 sur 28 · LEE · texte numérisé non relu

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Le pneumocoque a été aussi rencontré dans les ædèmes primitifs. Garel avait soupçonné sa présence dans sa première observation, mais il ne fit aucun examen bactériologique. » Cette recherche a été faite par Josserand, en 1890, et par Barjon, en 1894. Dans ces deux observations ayant entre elles une grande analogie et répondant à un type clinique bien spécial, il s'agissait d'un œdème aigu rétro-laryngé. Notons la coexistence de la pneumonie qui est signalée dans plusieurs observations {Barjon, Garel).

M. Netter a observé des staphylocoques dans le pus d’un abcès du larynx. Boulloche a rencontré des streptocoques et quelques staphylocoques.

Par quelles voies pénètrent les germes ? Les pneumocoques, on le sait, ont plus de tendance à suivre les voies naturelles, et comme on en trouve presque constamment dans la cavité buccale à l'état normal, il paraît tout naturel de penser à une infection directe par les voies respiratoires. |

L'observation, du reste, confirme pleinement ce mode d'infection par les voies naturelles. Dans les cas à pneumocoques, on assiste, pour ainsi dire, à l’évolution des accidents se montrant de haut en bas sur tout le trajet de voies aériennes.

Les streptocoques se propagent au contraire le plus souvent soït par les vaisseaux sanguins, soit par les lymphatiques. C'est à eux que s'applique plus particulièrement l'opinion de M. Bouchard, L'inocu-

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lation se fait par les voies sanguines et Iymphatiques (infection générale) et les germes viennent ensuite se localiser plus particulièrement sur tel ou tel point faible: Famygdale (amygdalites infectieuses, fièvre amygdalienne), le larynx (ædème aigu primitif). Quant aux complications pulmonaires qui succèdent à ces différentes infections, elles doivent être provoquées par un mécanisme pathogénique analogue. Au pneumocoque correspond la pneumonie lobaire franche; au streptocoque sont dues plutôt des broncho-pneumonies à formes diverses (Barjon).

Symptômes

Ce début de l'œdème primitif laryngé est toujours aigu. À la suite d’un refroidissement, d'une émotion, d'une fatigue vocaie, un individu sans lésion laryngée antérieure, ressent brusquement tantôt une douleur ou une cuisson à la gorge, tantôt de simples picotements, quelquefois une douleur très vive : peu à peu la voix s’enroue, la déglutition devient pénible, et parfois des troubles graves de la respiration surviennent qui amènent le malade à Phôpital. Ces symptômes locaux cèdent le pas quelquefois à des troubles généraux, frissons, fièvre, signes généraux intenses, qui rappellent le cortège des maladies infectieuses : cela s’observe surtout quand il y a abcès laryngé.

Qu'il y ait simple œdème séreux ou œdème purulent, laryngite phlegmoneuse, le malade présente toujours à un degré plus ou moins intense, une série de troubles communs. Pour différencier ces deux modalités cliniques, il faut pratiquer l'examen laryngoscopique. Nous étudierons donc : les symptômes subjectifs ; puis les signes objectifs.

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