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CHAPITRE V

Traitement du Mal de Bright et des lésions rétiniennes.

Des chapitres précédents, on peut facilement conclure qu'il n'existe pas de traitement direct de la rétinite brightique. Dépendant intimement de la fonction rénale, c’est par celle-ci que nous pouvons influer sur les lésions oculaires. L’oculiste doit, à son tour, avoir recours au médecin, plus familiarisé avec les maladies générales qui échappent souvent à la compétence du spécialiste. Le traitement consistera surtout à soigner la néphrite ; exceptionnellement, l'oculiste reprendra ses droits, s’il survient certaines complications oculaires : glaucome, décollement de la rétine, etc.

Mais, de quels moyens thérapeutiques allons-nous user, à l'égard des lésions rénales et rétiniennes ?

1° Un régime cherchera à permettre le meilleur fonctionnement possible du rein.

2 Une thérapeutique d'indications, d’une utilité moins immédiate, viendra en aide au régime et tâchera de conjurer les complications menaçantes ou déjà constituées, l’urémie en particulier.

a) Dans la néphrite albumineuse simple, on comprend, d’après les notions que nous avons déjà exposées, l'inefficacité du régime lacté, qui peut même êire un danger pour le malade ; on se bornera donc, dans ce cas, à établir un

SRE

régime aussi peu toxique que possible et à administrer des médicaments reconstituants.

b] Dans la rétention chlorurée, le régime sans sel est indiqué et doit être appliqué. Mais, ici, la notion de la relativité de la perméabilité rénale est importante à connaitre ; elle fixe, en effet, les limites de là cure de déchloruration qui s'adapte ainsi à la tolérance de chaque malade. Le régime déchloruré est une cure aujourd'hui classique et constitué le traitement obligatoire de la chlorurémie. Disons, d'autre part, qu’à tout brightique, dont on n’a pas constaté l'intégrité de la perméabilité rénale, il faut recommander de saler modérément son alimentation, puisque les doses de sel, facilement éliminées par un individu bien portant, peuvent, chez ce malade, s'accumuler et amener une rétention qui, bien que légère, n'en est pas moins dangereuse. ,

La théobromine et la théocine, diurétiques puissants aident aux échanges hydriques et chloruriques et, en abaïssant le seuil de l'excrétion chlorurée, sont des adjuvants précieux du régime.

c) La forme hypertensive du mal de Bright sera traitée.

1° Par le repos absolu ;

20 Par le régime lacto-végétarien plus ou moins sévère, suivant le cas;

30 Par l'administration de diurétiques puissants (théobromine et ses dérivés);

40 Par l'emploi de médicaments vaso-dilatateurs : trinitrine, nitrite d'amyle.

d) Devant la grande azotémie, la thérapeutique reste impuissante. Autant le médecin a de pouvoir contre la chlorurémie, autant il est désarmé en face du trouble profond de la nutrition dont l'azotémie est le témoin. On ne peut en effet opposer à celle-ci un régime sans azote, sous peine de.ne pas réparer les déperditions organiques, d'aboutir à une dénutrition grave, à une sorle d'autophagisme qui surchargerait encore le sang des déchets azotés, arrêtés au

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