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de déclarer qu'il existe une science spéciale appelée l’ophtalmoneurologie.
Avec la médecine générale, ce concours ne semblait pas, dans la pratique, d'un intérêt aussi immédiat; la lésion oculaire profonde n'étant qu'une manifestation, une localisation, un symptôme, d’une affection générale, dont l’étude d'ensemble restait très possible, même si on négligeait les altérations, les troubles fonctionnels de l'œil et les renseignements si précis qui s'inscrivent souvent sur la rétine d'une manière très apparente à l’examen ophtalmoscopique. Cependant, avec l'étude de la rétinite albuminurique, cette association, si importante, au point de vue scientifique, est devenue une nécessité, au point de vue pratique. Les professeurs Widal et Chauffard, l'un en formulant les règles de la gravité de pronostic de la rétinite Brightique, l’autre en étudiant les lésions même de la rétine, ont donné l'exemple de l'union intime qui doit exister entre l'ophtalmologie et la médecine générale.
Par cette courte étude sur l’œ1/ Brightique, on pourra se rendre compte des rapports étroits qui doivent régner entre ces deux branches d’une seule et même science et du bénéfice qu’en peuvent tirer et le malade et la Science.
Après avoir fait un exposé succinct des idées nouvelles se rapportant à la question des néphrites chroniques, nous montrerons qu’il existe des lésions oculaires correspondant à chacune des formes du mal de Bright, permettant d'en faire le diagnostic, en l'absence de tout autre signe, d’en établir le pronostic et d'instituer un traitement approprié. L'ophtalmologiste aura secouru le médecin général qui l’aidera, à son tour, en lui indiquant les moyens thérapeutiques à employer dans cette grave affection de la rétinite Brightique.