NUANCER , LES ORDONNER : IL NE SUFFIT PAS
« DE FRAPPER l'OREILLE ET d'oCCUPER LES
<ï YEUX , IL FAUT AGIR SUR L'aME , ET TOUCHER
« LE COEUR EN PARLANT A l'eSPRIT. »
Les principes sont établis sur des bases inébranlables ; les raisonnemens des journalistes et les sophismes des demi-savans n'en triompheront jamais. Grétry , l'un des plus beaux génies qui aient brillé sur l'horizon musical, voyant que la nouvelle école se détachait de lui , écrivit trois volumes pour faire l'apologie de ses opé-
ras : qu a-t-il prouvé? qu'il convenait de tous les défauts qu'on lui reprochait , en prenant tant de soin de s'en défendre.
Voici ce qu'il dit au sujet des fautes d'harmonie : « Je sais que j'en fais quelquefois , mais <c je veux les faire.
« Qu'on dise qu'un écrivain ne parle pas sa « langue, lorsque ses phrases sont entortillées, <c et qu'il se sert d'expressions impropres ; mais « celui qui crée un mot pour rendre son idée, « a raison : nulle expression , à son gré , ne « peut remplacer celle qu'il s'est permise.
« Il en est de même quand on se permet un « accord ou une combinaison de sons peu ou « point usité : c'est à la sensibilité à juger son «c effet, respectivement à la situation où elle est « employée ; c'est à la théorie à la consacrer en- « suite comme règle. Le sentiment rejette mille « fois ce que la docte combinaison des sons « veut lui donner comme une découverte ; mais (c jamais la règle ne s'est trouvée en défaut, lors- « que la vérité d'expression a forcé le compc- « siteur à étendre les limites des combinai- « sons (i). »
Je ne partage pas l'opinion de Grétiy à ce sujet. Lorsqu'il s'iigit d'un effet extraordinaire ,
{x) Essais sur la Hfuiiijiie , t'>iiu 1 , jia^. JOi.
DE LA COMPOSITION. 2i3
et qu'il faut donner à rame une secousse terrible , tout est permis. Gluck a placé le sol bémol sur le fa dieze ( i ) dans les cris des Furies ; MM. Catel et Berton n'ont pas craint de faire succéder les quintes les unes aux autres dans le Pas des Scythes de Sémiramis et l'ouverture du Délire; et Martini a réuni les sons les plus hétérogènes , pour déchirer l'oreille au moment où Sapho se précipite dans la mer. Voilà des licences audacieuses ! voilà des fautes de maître , et qu'on a bien voulu faire ! Grétry peut en dire autant des quintes placées dans l'air de Barbehleuc. Les raisons qu'il donne sont excellentes ; mais comment se fait-il que ces licences , ces fautes qu'il a bien voulu faire pour obtenir un
(1} Oserai-je avouer que je n'ai jamais senti la différence du sol bémol an fa dièze dans le Non des furies? L'effel terrible qu'il produit n'est dû qu'à la dissonnance de septième diminuée. Cette «lifférence est tout-à-fait chimérique : quoi qu'en dise Rousseau , elle n'existe que sur le papier. Pour la rendre sensible à l'oreille, il fallait opposer les instrumens aux instrumens, et non les voix à l'orchestre. Faites attaquer vigoureusement le mi {fa dièze) par des cors et des trompettes en ré , et que le 50/ bémol dps violons résonne en même temps, le déchirement sera épouvantable ; mais tant que l'une des parties divergentes sera confiée aux voix, on n'entendra que l'unisson. Si le premier Non était discordant, ce qui peut absolument arriver, le second ne le sera phis : les chantiurs auront pris le ton de l'oichisfre, et rien ne pourra les en éloigner.
Nous reviendrons sur ce sujet dans l'examen critique de l'opéra d' Orphée .
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résultat désagréable , une harmonie dure et barbare ( et il est bon de faire observer que toute infraction des règles donne des accords de cette nature), comment se fait-il que ces mêmes fautes se rencontrent aussi dans les morceaux les plus suaves de Sylvain , de Zémire et Azor , à^jinacréon P Le motif chanté par Sander, dans le trio du Tableau Magique est d'une belle expression. Pourquoi reproduire cette mélodie sous le chant de deux filles, qui n'est point disposé pour la recevoir, et qui demandait la pédale pour servir de base à des sixtes harmonieuses ? Ce sont là des fautes; mais je doute qu'il ait voulu les faire : rien ne saurait les justifier.
Son goût pour la simplicité lui a fait négliger souvent la partie de l'orchestre. C'est justement lorsqu'on veut être simple qu'il faut la soigner davantage. Quand on écrit pour une foule d'instrumens , on est toujours à temps de remplir les vides et de placer la note oubliée dans un premier dessin. Le basson ou le cor viennent compléter l'accord , tandis qu'un accompagnement au quatuor, à trois , à deux parties , offrent une harmonie entière dans le cadre le plus resserré. Au reste, les connaisseurs n'ont pas besoin qu'on les prévienne sur les intentions que les compositeurs ont eues en se livrant à telle ou telle licence : ils ont bientôt distingué les fautes vo-
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lontaires du maître, des bévues de Técolier. Il ne faut pas être bien savant pour cela, et les argumens de Grétry n'en imposent qu'à ceux qui n'y entendent rien.
Il m'en coûte d'avoir à combattre sans cesse dans le cours de cet ouvrage les opinions d'un illustre musicien que j'aime et que j'admire ; mais malheureusement ses écrits renferment une in- Hnité de séduisantes erreurs que les demi-savans adoptent en aveugles. C'est un rempart derrière lequel ils se retranchent ; il faut bien le renverser pour arriver jusqu'à eux. Poursuivons.
« Je ne dissimulerai pas que souvent en écou- « tant des compositions plus fournies , plus M pleines d'harmonie que les miennes, j'ai re- « gretté de n'en avoir pas fait un plus grand em- « ploi dans mes premiers ouvrages.... 11 me serait « aisé d'augmenter le travail de la quinte et du « basson ; cependant , et je ne sais pas pourquoi , « je n'en suis pas tenté. Si , après moi , mes « ouvrages restent aux répertoires des théâtres « lyriques, quelque compositeur s'en chargera « peut-être. »
Grétry reconnaît que ses accompagnemens sont trop simples. Est-il de bonne foi? Ses raisonnemens , plus ingénieux que justes , tendent à abaisser le nouveau style de nos compositeurs dont il craint la domination et à sou-
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tenir le sien dont il sent toute la faiblesse. Il abandonne ses opéras à ses successeurs quMl engage même a les retoucber; cette précaution, fort adroite sans doute, tombe d'elle-même dès que l'on sait qu'un œuvre de musique ne peut point être corrigé , et Grétry avait trop d'esprit pour l'ignorer. Le dessin général, la distribulion des effets , l'encbaînement des parties , l'ordonnance des motifs, tout cela s'y oppose : nous allons en donner la preuve.
On appelle motif, l'idée que le compositeur place en première ligne et avec laquelle il forme le dessin de son morceau de musique , le trait de chant placé sous ces vers :
Mes chères sœurs, laissez-moi faire, Coradin sera mon époux.
Est le principal motif du premier finale dî'Euphrosine.
Le grand art du compositeur est de tirer parti de son motif. Il le présente d'abord avec simplicité, le quitte un instant pour le ramener ensuite avec quelques variétés dans les parties accessoires. Il l'éloigné encore : mais la lutte brillante qu'il établit dans l'orchestre oii chaque instrument répète tour à tour des traits qui , sans être le motif, sont pris dans ses élémens, ont le mçme rhythme etlesniêraestours, nous occupent
rie Tobjet principal pendant son absence, et font désirer vivement sou retour. Si des modulations hardies , des marches serrées tourmentent l'oreille, une heureuse transition prête de nouveaux charmes à la mélodie qui leur succède. Toujours présent à l'imagination , le motif que plusieurs cadences évitées ont enlevé au moment où l'on était prêta le saisir, arrive enfin avec la plus belle parure et suivi d'un cortège pompeux ; une basse élégante et figurée , de riches accompagnemens, les fleurs du contrepoint, les sons argentins des instrumens à vent employés avec moins de retenue, le mouvement resserré , tout cela augmente la force musicale, presse le rbythme , et précipite vers son dénouement cette brillante péroraison.
Le précepte qui veut que l'action soit une et que l'intérêt se porte toujours sur le même objet, s'applique parfaitement aux compositions musicales. Tous les personnages d'un drame sont groupés autour de l'acteur principal, ils n'agissent que pour lui ou d'après ses impulsions. Tel est le motif en musique: il forme à lui seul toute une symphonie , et si les modulations sont préparées avec art, si d'heureux cliangemens dans l'harmonie lui donnent de la variété dans ses retours , si la gradation des demiteintes précède les grands eftets, on ne doit pas
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craindre que les répétitions du motif fatiguent? les écoutans, on l'entendra toujours avec un nouveau plaisir. L'ouverture à'Iphigénie, celles de JJémophoon et de la Flûte enchantée , les symphonies d'H^tydn , les trios de Figaro , ceux de / Hôtellerie Portugaise , des artistes par occasion , de Montenero , et une infinité d'autres morceaux de scène sont composés avec un petit nombre de motifs ; quelquefois m<^me il n'y en a qu'un seul , mais l'habileté du maître a su les multiplier à l'infini. Quelle unité dans la marche de ces compositions ! Tout se lie au sujet, rien d'étranger ou d'incohérent dans ce discours: c'est une chaîne dont on ne saurait enlever un anneau sans la détruire. Il n'appartient qu'à l'homme de génie, au musicien savant, d'accomplir cet œuvre admirable autant que difficile.
Cette règle, qui veut que l'on conserve l'unité de motifs dans une composition , n'est pas sans exception. Par exemple, si un air ou une symphonie offre une suite d'images variées , le musicien doit nécessairement avoir recours à différentes mélodies pour se conformer au dessin du poète.
De tous les pays , pour vous plaire , Je saurai prendre tour à tour Les goûts et le caractère.
Np faut-il pas que la musique prenne aussi
tour- à-tour le caractère français, espagnol, écossais , allemand , anglais ?
L'ouverture du Jeune Henri représente toutes les circonstances qui se rencontrent dans une chasse depuis la quête jusqu'à la curée. Le musicien, qui a commencé par peindre le lever de l'aurore, appelle ses chasseurs, les réunit, leur fait découvrir le cerf, et galoppe avec eux jusqu'au moment où la bête , que Ton a perdue et retrouvée, se rend enfin. Le coup de timbale imitant le coup de feu annonce qu'elle est frappée à mort; de douloureux accens se font entendre et sont bientôt suivis du chant de victoire halali! halali ! halali! que tous les instrumens à vent entonnent à pleine embouchure. On sait que les airs sonnés par la trompe doivent changer selon que la situation de la chasse l'exige. Méhul ne pouvait pas se borner à un ou deux motifs principaux sans faire un contre-sens. Il a donc réglé , en homme d'esprit , l'ordonnance de ses mélodies sur celle du tableau qu'il avait à peindre , et a su donner la y\e à ses images musicales, en imitant plus ou moins fidèlement les divers appels de chasse qu'un long usage a consacrés.
Les airs qui , par leur nature , sont destinés à recevoir un grand nombre de motifs , demandent à être conduits avec un art infini pour que
tant d idées disparates ne choquent pas l'oreille en reproduisant la frivole variété du pot-pourri. Un compositeur doit être avare de ces morceaux. Ils plaisent quelquefois parce qu^on en rencontre très rarement , tandis qu'on ne se lasse jamais d'entendre une pensée ingénieuse, un beau motif, lorsqu'il est mis en œuvre par une main habile.
lia pensée est comme un don. céleste ; Je la réserve à mes vrais favoris.
Un maladroit quelquefois la rencontre;
Mais il la gâte , ou la laisse échapper.
L'esprit, le goût , l'habileté se montre
Dans le talent de la développer.
D'un dessin pur l'unité variée ,
Un tour facile, élégant , arrondi ,
Un essor libre et sagement hardi ,
Et la nature avec l'art mariée ;
Voilà le chant par les dieux applaudi (i).
Celui qui ne connaît pas à fond les mystères de l'harmonie ne donnera jamais à ses compositions cette perfection et cette précieuse unité qui ajoute tant à leur force et à leurs agrémens. Si la nature l'a doué du don de créer, les idées se présenteront en foule à son imagination , il en choisira une pour le début ; faudra-t-il poursuivre ? il en placera une nouvelle et d'autres
(ï) Polymnie, chant II ; par Makmontel.
encore. Les modulations pourraient rembarrasser, il se contente d'arriver sur la dominante, et se tire bravement d'affaire avec un solo de flûte ou de clarinette. Les motifs se suivent à la file , liés seulement par quelques lieux communs de la plus grande trivialité. Ce musicien nous a pourtant donné du chant : mais à quoi sert le chant s'il ne dit rien à l'âme ni à l'esprit, et s'il n'a point dans ses accessoires cette unité qui attache et qui fait ressortir le sujet principal? Divisez cette composition en plusieurs parts , chacune fera un tout. Youlez-vous une plus belle preuve de l'incohérence qui y règne ? Rien de plus insignifiant qu'une telle musique : on pourrait lui appliquer le mot de Fontenelle : Sonate , que me veux -tu? La monotonie est peut-être moins à redouter qu'une fatigante variété. Entamer plusieurs discours sans en terminer aucun, c'est perdre son temps à parler pour ne rien dire.
Yoilà le défaut essentiel de nos opéras-comiques faibles d'harmonie : on ne pourra jamais les corriger; il faudrait pour cela renverser l'édifice de fond en comble , afin de le relever ensuite avec les mêmes matériaux, et sur de nouveaux dessins : les pierres en sont belles , les marbres bien choisis , les topazes et les émeraudes ont un éclat éblouissant: mais l'ouvrier;
poss»'?sseur de tant de richesses n'a point su les mettre en œuvre; on lui demandait une mosaïque , il a fait un damier. Tel l'avocat inhabile se borne à lire froidement les articles du Code, ati lieu de les analyser dans un discours où ces divers moyens , se succédant les uns aux autres pour se réunir et former un rempart inattaquable, seraient embellis des charmes de l'éloquence et soutenus par la vigueur des argumens.
Un bon harmoniste ferait disparaître en un jour toutes les fautes de telle ou telle partition. Il pourrait même former de nouveaux accompaghemens en suivant les rhythmes du compositeur. Mais que nous importe ce changement s'il laisse lés vices d'ordonnance, les modulations plates et communes, les tours surannés, les répétitions fststidieuses , les phrases irrégulières et l'incohérence des motifs.
Je suppose qu'un virtuose veuille retoucher l'ouverture de Panurge, dont les mélodies sont si belles et si mal ajustées. Il remarquera d'abord que ce morceau commence par une phrase de quatre mesures , avec repos à la seconde et à la quatrième, ce qui forme une demande et une réponse parfaitement symétriques. Cette phrase est d'un caractère noble, son rhythme est marqué , son effet brillant ; elle est destinée à ser>-ir de motif principal, nt>us allons par conséquenr
DE LA COMPOSITION. ti-ï^
îa voir reparaître plusieurs fois pendant le cours de l'ouverture. Point du tout, Grétry se contente de nous la redonner une seule fois à l'entrée de sa seconde partie , et néglige même de la rappeler dans la période confiée aux basses. Cette période superbe se traîne plutôt qu'elle ne marche, son premier repos s'effectuant sur la cinquième mesure. Le correcteur ne s'arrêtera-t-il pas à cette irrégularité ? Ne clierchera-l-il pas à carrer la phrase , et à lui donner ainsi le caractère, le rhythme, la physionomie du motif principal? {^Fig. 17. ) Voudra-t-il se borner à reproduire trois fois la même période de basse sous les mêmes formes .^ Y laissera-t-il une sixte augmentée qu'on ne saurait supporter? Ne tâchera-t-il pas d'établir sur une plus solide base le trait que les violons exécutent en octaves et que la viole seule sovitient? Le chant de cigale de cet instrument ne fatiguera-t-il pas son oreille ? Et s'il prend la peine de rectifier l'ordonnance de l'édifice musical en présentant des mélodies sublimes avec une excellente harmonie, l'ouverture de Panurge appartiendra-t-elle toujours à Grétry? La même observation s'applique aux airs, aux duos, aux chœurs de ce maître célèbre. Harmonistes savans , ne touchez pas à l'œuvre de l'homme de génie, admirez ses beautés, et tâchez de supporter ses défauts. D'ailleurs , fe-
rait-on adopter ces variantes aux comédiens qui ,' à force de travaux et de veilles , ont fini par se mettre tant de rôles dans la tète , et qui , véritables machines , ignorent la plupart si c'est un ré ou un mi qu'ils vont attaquer.
Le nouveau style fait de grands progrès ; les vieux radoteurs , las de redire leurs anathèmes tant de fois prononcés, et toujours en vain, commencent à se taire : la mort a enlevé Geoffroy, leur chef intrépide. On abandonne peu-àpeu les anciennes pièces, et on a raison. INos pères ont dû applaudir la Fée Urgele ^ et nous avons dû la silBer. Peut-être un jour des compositeurs , que de grandes réputations mettront à couvert des reproches de plagiat, puiseront dans ces œuvres informes , comme autrefois Molière s'empara des bonnes scènes et des traits remarquables de ses prédécesseurs. Ils doubleront nos jouissances en nous rendant de véritables beautés dégagées du fatras qui les entourait.
Nous ne finirons point ce chapitre , sans parler de ces prétendus compositeurs qui, n'ayant jamais ajusté une marche d'harmonie , et soutenus seulement par une aveugle présomption , osent mettre au jour des productions que le bon sens et le goût condamnent également. Ils ne s'aventurent point dans de grandes entreprises: une symphonie, une scène lyrique les effrayerait ;
DE LA COMPOSiilON. 225
ce sont des romances, des rondeaux, des divertissemens , des fantaisies , des variations , des valses , des nocturnes , des marches militaires surtout, que leur cerveau stérilement fécond nous verse avec prodigalité. L'ouvrage est court , donc il est facile : belle conclusion! Une romance , une marche militaire- ont un commencement , un milieu , une fin ; et plus le dessin est resserré , plus les contours doivent en être purs et dégagés de ces lieux communs , dé ce remplissage qui, dans un travail important, déguisent quelquefois la faiblesse. Il n'y a rien de petit dans les arts : tel quatrain de Yoltaire a exigé plus de talent qu'une tirade de Mahomet ; * et l'on reconnaît aussi bieti Mozart dans ses valses que dans ses symphonies. Paris foin^mille de ces fabricateurs de romances , mai-s leurs productions éphémères sont la risée des connaisseurs ; et si l'on adopte parfois quelques-unes de ces bagatelles , le goût se dîrjge toujoiirs sur celles qui ont échappé à la plume d'un homme de mérite.