CHŒUR
Nous avons juré de mourir Pour la patrie et pour la gloire ; Nous rendrons le demirr soupir Sous les palmes de la victoire.
A nos yeux, la cime des bois D'un voile d'or pur se colorej Salut à toi , brillante aurore , Saint pour la demièie fois.
Ce soir, dans les royaumes sombres.
Nous goûterons un doux repos.
Et Pliiton unira nos ombres ■ Aux ombres de mille héros.
ciimuR.
Nous ayons juré de mourir, etc.
i4o DE L'EXPRESSION
lupté la plus tendre, comme les odes d'Anacréon ou les tableaux de l'Albane. La flûte nous ramènera dans les bocages , et le clairon dans les combats , comme les vers de Théocrite ou de Pindare.
« Le musicien n'est pas plus libre que le pein- « tre ; il est partout , et constamment soumis à « la comparaison qu'on fait de lui avec la na- « ture. S'il peint un orage , un ruisseau , un « zépliir , ses tons sont dans la nature : il ne « peut les prendre que là. S'il peint un objet
Le souvenir d'un trait si beau Est déjà gravé sur la pierre Au lieu que le sort de la guerre A marqué pour notre tombeau.
Eternel comme notre gloire , Ce rocher qui nous voit mourir, En conservera la mémoire A travers un long avenir.