‹ De l'opéra en FranceChapitre 3 sur 38 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DE l'introduction.

" Lorsque la pièce étale en commençant un « grand spectacle , lorsqu'elle débute par quelcf que pompe triomphale , par Tarrivée d'une « foule innombrable, une entrée magnifique, « quelque sacrifice solennel, quelque cérémo- « nie auguste, quelque phénomène terrible de « la nature, comme un naufiage, une tempête, « un tremblement de terre ; tous ces objets sont « si beaux, que le musicien peut les montrer « tout d'un coup sans les annoncer : ils n'en M frapperont que davantage. C'est ainsi que « Gluck a supprimé , dans Iphigérde en Tauride, ce l'ouverture proprement dite , et y a substitué « la représentation du premier événement de la '< pièce. Sa tragédie débute par le grand tableau « du calme, d'une tempête qui lui succède, de « la foudre qui éclate , de la mer soulevée qui « menace de tout engloutir , de la désolation « d'Iphigénie et des prêtresses de Diane, dont « les cris plaintifs , les voix touchantes , les <f prières tendres et animées contrastent avec « les mugissemens des flots, les sifflemens des « vents et le fracas retentissant du tonnerre (i). ■'

fi) Poétique de la Musique , par M. de Lacépècle.

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