‹ De L'ophtalmie SympathiqueChapitre 13 sur 42 · ER RAP · texte numérisé non relu

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brusquement dans la cicatrice qu’ils traversent de part en part pour pénétrer dans la chambre antérieure où tantôt ils disparaissent cachés par le timbe, tantôt se poursuivent visiblement dans l'iris ou les exsudats ;

d) Maximum de la vascularisation conjonctivale et épisclérale au niveau du trajet fistuleux, révélant en ce point un foyer inflammatoire spécial et local ;

e) Douleur au contact, plus vive, précisément au même point ;

f) Infiltration cornéenne, souvent légère, exclusivement localisée, ou plus intense au pourtour du pertuis présumé.

Tels sont les signes qui peuvent mettre en relief une fistulisation si petite soit-elle.

A ces derniers viennent s’ajouter Mere ont de la chambre antérieure et la diminution du tonus, qui rendent dans ce cas le diagnostic plus facile ; mais, par contre, la reconstitution de la chambre antérieure n’est pas en faveur de la non fistulisation. Bien des fois, en effet, des masses molles incolores enclavées dans la cicatrice opératoire pourront empêcher l'issue de l'humeur aqueuse, mais constituer une zone suflisamment perméable aux germes pathogènes. Parfois une légère diminution de profondeur de la chambre antérieure à sa partie supérieure, mettra sur la voic du diagnostic.

Nous avons décrit les signes auxquels on pourra reconnaître les accidents susceptibles d’engendrer .Pophtalmie sympathique, car de la révélation immédiate de l’infection localisée sur l’œil opéré, dépendent et le sort de ce dernier et le sort de son congénère.

Nous avons assez insisté sur la symptomatologie de l'affection dont est le siège l’œil opéré, pour que nous ne reprenions pas ici les signes qui la caractérisent. D'ailleurs il n’existe aucun élément qui puisse faire

le diagnostic différentiel entre une irido-cyclite banale et une irido-cyclite sympathisante. Il faut y songer, mais «le diagnostic d’une inflammation sympathisante ne peut jamais être posé avec une sûreté absolue » (Schirmer). La gravité seule de l'affection ainsi que l'intensité des symptômes dont l’œil aphaque est le siège, peuvent faire craindre une atteinte possible du congénère. Néanmoins un examen général sera fait et il sera indispensable de rechercher s’il n'existe pas une autre cause qui puisse se surajouter à l'infection post-opératoire.

D'autre part, l’œil opposé sera l’objet de toute la vigilance de l’ophtamologiste. Il faudra rechercher avec soin les précipités punctiformes sur la membrane de Descemet. Ceux-ci seront examinés minutieusemént en s’aidant de l'éclairage oblique et de la loupe binaculaire. Bien des fois en effet, l'observateur même prévenu, doit mettre beaucoup d’attention pour les découvrir. La lampe à fente de Gullstrand, qui n’est pas d’un usage courant, rendra incontestablement de grands services pour un diagnostic précoce. La sensi-

‘bilité à la lumière de l'iris sera étudiée longuement et la baisse de l’acuité visuelle ne sera pas toujours mise sur le compte d’une opacification d’un cristallin qui se complète.

La crainte de l’ophtalmie sympathique ne doit pas tout de même faire éliminer d’emblée une affection concomitante du tractus uvéal relevant d’une autre cause. ;

Pour terminer ce chapitre, il nous paraît intéressant de mentionner les essais de séro-diagnostic faits par de Hippel. Cet auteur a comparé le sérum de huit malades atteints d’ophtalmie sympathique avec le sérum de huit malades atteints de plaies pénétrantes de l'œil n’ayant pas provoqué d’accidents sympathiques. La réaction d’Abderhalden (dialyse), lui a donné

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