‹ De L'ophtalmie SympathiqueChapitre 15 sur 42 · NE · texte numérisé non relu

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pébrale de Van Lint (paralysie temporaire de l’orbiculaire), Comme le fait remarquer justement cet auteur dans un article récent, cette méthode permet à l’opérateur non plus «de marcher en équilibre sur une corde tendue mais d’un pas assuré sur la terre ferme ».

Plus important est le traitement de la hernie de Piris, ici nous nous rappellerons les paroles de de Wecker : « Il me paraît, disait-il, que souvent des yeux blessés n’ont pas contracté l’ophtalmie migratrice par suite de leur blessure, mais à la suite des opérations qu’on y a pratiquées. » Comme le fait remarquer Trousseau, le temps n’était pas éloigné où le galvanocautère était préconisé comme un merveilleux agent contre les infections de la plaie après l’opération de la cataracte et comme un sûr destructeur des hernies de l'iris. Abadie, en 1908, recommandait encore de fouiller avec le galvanocautère tous les coins et recoins de la plaie oculaire, quel qu’en soit le siège, quels que soient les délabrements que provoque cette intervention. Il est vrai qu’il faisait suivre cette intervention du recouvrement de la perte de substance par la conjonctive. La simple lecture de nos observations, où ia sympathie s’est déclarée neuf fois après une cautérisation, doit suffire à convaincre le plus sceptique des opérateurs sur le rôle néfaste du galvano : il faudra denc le proscrire avec énergie.

Le seul traitement efficace du prolapsus irien est sa résection suivie de recouvrement conjonctival. C’est à Meyer et à Kuhnt que revient le mérite d’avoir mobilisé pour la première fois, des lambeaux de la muqueuse, pour garantir des plaies infectées par les germes conjonctivaux. Abadie, en 1903, publie une guérison par autoplastie conjonctivale et Dupuy-Dutemps, en 1910, au cours d’une communication à la Société Française d’Ophtalmologie, et dans la thèse d’Alich, rapporte un certain nombre d’observations

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où cette intervention a suffi pour guérir une irido-cyclite grave, et pour enrayer un début d’ophtalmie sympathique. C’est d’ailleurs la seule méthode em: ployée par notre Maître, chaque fois que pareil incident survient.

Dans les fistulisations manifestes, nous ferons également lé recouvrement conjonctival après avoir avivé les lèvres de la plaie opératoire.

L’ophtalmie sympathique une fois déclarée, deux traitements sont en présence : le traitement chirurgical et le traitement médical.

Wardrop, le premier, eut l’idée de détruire l'œil primitivement malade au cours de l’ophtalmie syrmpathique. Il savait que les vétérinaires traitaient une certaine ophtalmie des chevaux qui attaque un œil après l’autre, en amenant la fonte purulente de lœil primitivement perdu. Leur méthode consistait dans l’interposition de chaux entre les paupières. Wardrop modifia ce procédé en faisant une incision de la cornée à travers laquelle il fit sortir le cristallin et une partie du vitré. Mais c’est à Prichard, que revient le mérite d’avoir introduit dans la pratique l’énucléation de l'œil blessé, pour guérir linflammation du congénère.

« L’énucléation est rarement couronnée de succès dans lirido-cyclite plastique, dit Laqueur, son effet est incertain, même au début de l'affection. » C’est pour cette raison que, nous rangeant à l’avis de Valude, nous ne pratiquerons l’énucléation que lorsque toute projection lumineuse de l’œil opéré sera abolie, ou lorsque de violentes douleurs rendront cette intervention inévitable. Cette ligne de conduite nous est dictée, d’une part, par le fait que bien souvent l’œil sympathisant conserve une meilleure vision que l’œii sympathisé ; d'autre part, par l'effet incertain de l’énucléation dans l’ophtalmie sympathique déjà dé-

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