‹ De L'ophtalmie SympathiqueChapitre 16 sur 42 · AE O · texte numérisé non relu

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clarée. Toutefois, les conditions d’opérabilité étant réalisées, l’ablation du globe sympathisant, pratiquée dans la première quinzaine qui suit son infection, préviendra presque toujours l’ophtalmie sympathique.

L’éviscération du globe est toujours contre-indiquée, elle n’a jamais empêché l’apparition des accidents sympathiques, même lorsqu'on l’a pratiquée très tôt. Elle doit donc être absolument rejetée.

Dianoux préférerait à l’énucléation l'isolement de l’œil par section optico-ciliaire. Cette intervention ne nous semble pas présenter de grands avantages, parce qu’il doit certainement se produire parfois des troubles dystrophiques de la cornée. Cette intervention n’est donc nullement indiquée ici. D’ailleurs,les auteurs qui préconisent cette opération posent comme contre-indication formelle : l’ophtalmie sympathique.

L’iridectomie optique ou antiglaucomateuse ne sera pratiquée sur l'œil sympathisé que lorsque tout phénomène inflammatoire aura disparu depuis longtemps. Faite dans d’autres conditions, elle provoqué de nouvelles poussées d’irido-cyclite, et la brèche irienne se comble rapidement avec des exsudats.

L’extraction de la cataracte a les mêmes indications opératoires.

Le traitement médical de choix de l’ophtalmie syrpathique paraît être à l’heure actuelle le novarséno. Cette méthode thérapeutique a donné de merveilleux résultats entre les mains de Chaïllous, Morax, Terson et d’autres auteurs tels que Palich Szanto qui eut trois guérisons. Siegrest, le premier, a employé avec succès le 606, chez un malade non syphilitique, à Wassermann négatif et dont le diagnostic d’ophtalmie sympathique n’était pas douteux. De Ridder après une injection intra-musculaire de 60 centigr. de Salvarsan, voit le corps vitré s’éclaircir au bout d’une quinzaine de jours. L’arsenic sous la forme de novar-

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séno, de rhodarsan, ou sous tout autre -aspect, sera donc fait à hautes doses et poursuivi pendant longtemps. Chaïllous le préconise dès le début de l’ophtalmie sympathique, même combiné à l’énucléation. [I recommande particulièrement ce traitement, préventivement, lorsque l’autre œil ayant été précédemment le siège de phénomènes inflammatoires sympathiques, doit subir une intervention.

Le mercure sera constamment associé au traitement arsenical soit sous forme de frictions, soit en injections intra - musculaires ou intra -veineuses Grandelément aurait réussi à enrayer l’évolution d’une iritis sympathique depuis deux ans, en ayant fait pendant plusieurs mois des injections périodiques sousconjonctivales de cyanure de mercure. Le salicylate de soude à hautes doses donne de même de très bons résultats. Gifford a eu, 14 fois sur 16, une amélioratiou dont 4 guérirent d’une manière complète, par l’administration à hautes doses de salicylate de soude : ‘Pour un adulte la dose est de 10 gr., jusqu’à 13 gr. Le traitement doit être précoce.

W. Stock aurait traité des malades atteints d’ophtalmie sympathique par l’ingestion quotidienne de doses élevées de benzosaline. Cette préparation, mieux tolérée que l’aspirine, est prise à la dose de 4 gr. toutes les deux heures jusqu’à atteindre la dose quotidienne de 20 gr. Dans deux cas, les accidents sympathiques nettement caractérisés auraient guéri.

Bernheimer et Stæwer ont obtenu des résultats favorables dans un cas d’ophtalmie sympathique par l'emploi de la tuberculine.

Heine signale une guérison par la protéinothérapie.

Van Lint a eu des résultats satisfaisants par la formation d’abcès de fixation.

Edward B. Heckel, se basant probablement sur les théories du professeur Golovine, d’Odessa, fait des

injections sous-conjonctivales d’extraits de corps ciliaires, ceux-ci obtenus par macération de corps ciliaires de bœufs, dans l’eau salée.

D’autres auteurs ont préconisé la sérothérapie. Ainsi Rodolfo et Julia Quiral ont pratiqué l’autosérothérapie sous la forme d’injections parentérales d’autosérum tous les jours ou tous les deux jours. D’après ces auteurs, l’amélioration surviendrait rapidement, et si, plus tard, on était amené à pratiquer des interventions sur l’œil sympathisant, l’ophtalmie sympathique ne serait plus à craindre, le malade ayant élé immunisé par des injections. :

Les docteurs Guibal préconisent, eux aussi, l’autosérothérapie, admettant que l’ophtalmie sympathique ‘est un processus anaphylactique.

Zür Nedden, injecta à un malade atteint d’ophtalmie sympathique, du sérum provenant d’un sujet aveugle d’ophtalmie sympathique. A la clinique de Fribourg, Derby et Pratt, reprenant cette question, ont eu un succès et trois insuccès par la méthode de Zür Nedden. ;

Tous ces essais de médications spécifiques ne doivent pas exclure le traitement local de l'affection, qui sera celui de toutes les infections oculaires en général. C’est essentiellement un traitement symptomatique.

On emploiera les compresses d’eau chaude sans cesse renouvelées pendant plusieurs heures par jour, on pourra mettre de même des sangsues à la région mastoidienne.

Le tonus sera pris très régulièrement. Au début de l’affection, les mydriatiques seront continués pendant longtemps pour empêcher la séclusion pupillaire. Dès que la tension aura des tendances à s’élever, on emploiera les myotiques : ésérine et pilocarpine. Fréquemment, le traitement à l’atropine et à la pilocarpine alternera à quelques jours d'intervalle.

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Abadie recommande les injections sous-conjonclivales de quelques gouttes d’une solution antiseptique de sublimé au 1/500° ou au 1/1.000°. Dans le service, nous faisons fréquemment du liquide iodé de Dor sous-conjonctival. Au moment des poussées aiguës d’irido-cyclite, les injections intra musculaires de lait diminueront les phénomènes inflammatoires.

Enfin, lorsque l'hypertension ne cède pas aux myotiques, il faut recourir à la paracenthèse de la chambre antérieure.

En résumé, le traitement médical qui nous paraît le plus efficace est le trépied thérapeutique suivant : Arsenic, mercure, salicylate de soude auquel bien entendu on associera un traitement local symptomatique énergique très minutieusement ordonné et longtemps poursuivi. PF

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