OBSERVATION IV
Jacqueau et Bujadoux (Société d’Opht. de Lyon, 1926).
Les auteurs présentent un cas de sympathisation par un œil récemment opéré de cataracte et qui avait présenté une non fermeture de la chambre antérieure. Des cautérisations ignées après une excision d’un prolapsus irien développé secondairement avaient certainement favorisé l’irritation ciliaire et, conformément à l’opinion de Trousseau, avait été une cause adjuvante d’ophtalmie sympathique.
Le malade finit par guérir après 6 semaines d’un traitement extrêmement intense où l’on a employé conjointement les injections intra-veineuses de mercure, les injections de lait, le salicylate de soude à hautes doses.
OBSERVATION V (résumée).
Paul-J. Petit (Ann. Ocul. 1926).
Il s’agit d’un Syrien âgé de 65 ans, opéré de cataracte sénile droite sans incident. Cicatrication lente, mais complète de la plaie le 10° jour. Trois semaines après, sclérectomie pour accidents d’hypertension.
L’œil droit opéré a été atteint d’irido-cyclite plastique avec occlusion pupillaire, il n’a jamais présenté de précipités nets. pas plus que d’exsudats purulents ou d’hypopion. Environ trois mois après le début de cette irido-cyclite, cet œil n'avait plus d’inflammation.
L'œil gauche non opéré commence une affection sympathique 10 semaines après l’opération de la cataracte de l’œil droit. Après deux mois et demi, l’iridocyclite d’abord séreuse, puis plastique, devient nettement purulente. Une paracenthèse pratiquée par le docteur Morax permet l'évacuation d’un pus épais abondant. La suppuration dure environ un mois et l'œil évolue vers l’atrophie.
L’œil droit a conservé une bonne projection et n’est plus enflammé. Peut-être une intervention fera récupérer plus tard une certaine acuité visuelle,
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L'examen de pus et son ensemencement ont été pratiqués après la parasenthèse, au laboratoire de lPhôpital Lariboisière. Les résultats n’ont rien donné de net.
OBSERVATION VI (résumée).
Truc et Dejean (Archives d'Ophtalmologie, 1925).
Il s’agit d’une femme âgée de 72 ans, opérée d’une cataracte de l’œil droit avec enclavement irien consécutif, qui va consulter le Professeur Truc deux mois après pour une irido-cyclite plastique maligne de son œil opéré, et une irido-cyclite exsudative de son congénère. La vision du sympathisant étant nulle, l’énucléation est décidée.
Tous les phénomènes de l’œil sympathisé disparaissent (pupille se dilate, adhérences rompues, atténuation du trouble des milieux) et la malade rentre chez elle avec une vision diminuée par suite d’une cataracte au début.
Mais cinq mois après, crises de glaucome avec irido-choroïdite subaiguë. L’extraction du cristallin complètement opacifié est décidée. Celle-ci se fait sans incident avec de très bons résultats opératoires et la malade se dirige avec un verre de + 10».
Petit à petit néanmoins, et sans inflammation, sans douleur, la pupille se rétrécit et est obstruée de nouveau par une fausse membrane et la vision n’est plus réduite qu’à la perception des doigts.