LA BOMBE DU PALAIS-BOURBON
cette foi au Christ, symbole du sacrifice, qui avait rendu les Français invincibles.
Les auteurs du crime sont ceux qui ont démora-
lisé et corrompu le pays en vendant cyniquement leurs votes
à tous les banquiers juifs, ce sont ceux qui, hier, insultaient grossièrement les Sœurs de Charité et qui, demain, feront cette conversion qui, dès à présent, garantit à Rothschild 25Q millions de bénéfice.
Si l’homme que la France appelle sans se lasser.
si le libérateur qui représentera la Justice, armée de la Force, eût surgi tout à coup au milieu de cette Assemblée épouvantée, ce sont ces traîtres à la Patrie, ce sont ces corrupteurs de la conscience nationale qu’il aurait fait fusiller, séance tenante, dans la cour du Palais-Bourbon.
Il eût laissé toutes les grilles ouvertes afin que le peuple vit cette scène moralisatrice et ne fût plus tenté d’accomplir par en bas la Justice qu’on refuse d’accomplir par en haut...
Sans doute elle est aveugle cette Justice d’en bas, mais la puissance supérieure qui permet que ces choses arrivent semble y mêler des desseins de miséricorde et d’expiation.
Il ne nous déplaît pas, quant à nous, que ce soit l’abbé Lemire, le défenseur des exploités et des pauvres, qui ait été le premier frappé.
En juin 1848, Cavaignac, entouré de son étatmajor et sifflant déjà l’hallali, allait attaquer le faubourg Antoine. Il allait de sang-froid, et sans qu’un remords lui vint au cœur, mitrailler ces ouvriers que, pendant dix-huit ans, son frère, Godefroy Cavaignac, avait embauchés, détournés de l’atelier, entraînés dans les sociétés secrètes, ces ouvriers jadis tranquilles dans leur famille dont son frère avait fait des émeutiers.