‹ De l'orchite dans la fièvre typhoïdeChapitre 6 sur 15 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

La pathogénie de l’orchite dothiénentérique est encore plus difficile à préciser que son étiolog'ie.

(1) Union médicale, 1872, p. 551. The Dublin, Journal of Medic.sc. janvier 1872.

+ ÉURe © L’orchite consécutive à la fièvre typhoïde constitue- Lelle un phénomène critique? Cela est difficilement admissible, dit M. Vidal, parce que dans la plupart des cas observés, la défervescence a précédé l’orchite de 8 à 20 jours, au lieu de coïncider avec son développe ment et parce que dans les cas rares d’ailleurs où l'orchile a été constatée dans le cours même de la fièvre typhoïde, on n’a pas observé une amélioration générale coïncidente.

L’orchite est donc une complication.

De nombreuses hypothèses ont été émises : génie épidémique, influences climatériques et saisonnières, rhumatisme, masturbation, thrombose cachectique des veines spermatiques, embolies bactéridiennes, uréthrite catarrhale. Étudions-les séparément.

1° Intervention d’un génie épidémique. — Cette affirmation peut avoir de la valeur, mais elle ne se discute pas.

29 Influences climatériques et saisonnières. — Sénator (1) a remarqué que ces orchites sont plus fréquentes en automne et en hiver. Cette remarque n'est point un argument qui paraît suffisant, et1l faut plutôt voir là une conséquence de la fièvre typhoïde à cette époque de l’année.

3° Rhumatisme. — Dutfey et Ellis (2), se fondant

(1) Sénator-Ziemssen’s cyclop., t. AVI, p. 20. (2) Loco citato…

A À cms ) SE A # 7.

sur l’acuité dessymptômes, ont comparé cette orchite aux manifestations rhumatismales de la scarlatine et de l’état puerpéral. Mais l’orchite rhumatismale, dit M. Besnier (1), « précède ou accompagre quelques attaques de rhumatisme articulair: aigu... Sa durée n'est pas plus longue que celle de l'attaque rhumatismale », On sait, de plus, que les manifestations du rhumatisme ne se terminent point par suppuration.

4° Thrombose cachectique des veines spermatiques (2). — Cette opinion a été émise par M. Vidal. Enraison du peu d'intensité de la douleur notée chez ses malades, de l’engorgement variqueux du cordon constaté sur l’un d’eux, et de l’œdème scrotal observé sur un autre, cet auteur se demande, sous toutes réserves, s'il ne s’agit point d'un engorgement œdémateux du testicule, plutôt que d’une ‘éritable inflammation. Cet engorgement serait alors de nature analogue à celui qu’on observe sur le membre inférieur à la suite de certaines fièvres typhoïdes, et qui a pour origine une thrombose veineuse de nature cachectique.

Nous avons vu que l’orchite dothiénentérique est loin de présenter toujours les caractères indiqués par M. Vidal, et que souvent elle est franchement inflammatoire. Au reste, l’auteur n’a constaté qu'une fois par la palpation l'engorgement des veines du cordon,

(1; Besnier, Art. Rhumatisme, in Dictionnaire Encyclopédique des Sciences méd.

(2) Vidal, Bucquoy, Vallin, etc... Discussion de la Sociéte clinique,

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