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et, à l'appui de sa théorie, il est obligé de se demander si la thrombose n’a pu siéger dans la partieintraabdominale de la veine, ou avait été assez peu considérable pour échapper à l'exploration du doigt,
5° Masturbation. — M. Bucquoy s'est demandé si le réveil de la vitalité génitale qui survient dans la convalescence des maladies aiguës en général et de la fièvre typhoïde en particulier, ne pourrait pas, en excitant les jeunes convalescents à l’onanisme, pro= voquer la fluxion testiculaire et rendre ainsi compte de cette orchite, — Dans plusieurs cas, et en partieulier dans notre observation (n° 1), l'enquête faite sur ce point a été négative, et, d’ailleurs, l’orchite de la masturbation est une simple fluxion et ne suppure jamais.
6° Fluxion testiculaire analogue à la fluxion parotidienne. — MM. Sabourin et Huchard voient une locahsation soit simplement congestive, soit inflammatoire sur la glande testiculaire, absolument comme l’on voit sous l'influence du même génie morbide apparaître des parotidites, des mammites véritables.
Déjà M. Dieulafoy s'était demandésila fièvre typhoïde qui fait assez souvent naître des parotidites, ne pouvait pas déterminer, par un processus analogue, des congestions et même des phlegmasies testiculaires, et il se basait sur la variété même d'intensité des accidents testiculaires liés à la fièvre typhoïde, depuis l’inflammation franche, aigré, douloureuse, violente,
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Cu Fe dar aboutissant à la suppuration, jusqu’à la simple congestion, fluxion éphémère et indolente se dissipant en quelques jours.
7° Propagation d'une uréthrite catarrhale. — Cette opinion est défendue par MM. Vallin et Desnos. Ces auteurs admettent que les parotidites des fièvres typhoïdes résultent de la propagation d’une inflammalion de la bouche à la glandé parotide par l’intermédiaire du canalde Sténon, De même l’orchite résulterait de la propagation à l'épididyme d’une phlegmasie initiale de la muqueuse uréthrale étendue ultérieureaux conduits éjaculateurs et déférents.
Une des observations de M. Vidal, dit M. Desnos, plaide en faveur de cette interprétation, car 1l y est fait mention d'une hématurie précédant l’épididymite (obs. XI), et cette hématurie était sans doute en rapport avec une inflammation de la muqueuse de l’urètbre; de plus, M. Desnos a vu dans le ‘cours d'une fièvre lyphoïde une funieulite suppurée qui s'était développée à la suite d’un cathétérisme.
Nous serions volontiers disposés à nous ranger à l'opinion de ces deux maîtres, car une des observations que nous rapportons (obs. [) plaide nettement en sa faveur. Îl y est fait, en effet, mention d’un catarrhe des voies urinaires précédant de quelques jours l'apparition de l’orchite. Sans doute, ce catarrhe n'est pas rare dans la fièvre typhoïde, Griésinger le mentionne, et M. Albert Robin, si compétent dans toutes ces questions d’urologie, l’a souvent rencontré. Pour
M. Robinmême, « la formation de ce-pus expliquerait les recrudescences de la température, qui surviennent à la convalescence, et qu'il faut distinguer de celles dues à la /ebris carnis, ou à la reprise prématurée de l'alimentation ». Nous n’ignorons pas que la fièvre typhoïde peut aussi se développer et évoluer chez des individus atteints de blennorrhagie sansse compliquer : d'orchite ; nous en avons, du reste, il y a peu de temps, observé un cas dans le service de notre excellent maître M. Féréol, Néanmoins, la solution de la question pathogénique discutée, serait peut-être quelque peu avancée si, pendant la convalescence, on recherchait avec plus de soin ce catarrhe purulent sur lequel insiste, avec raison, M. Albert Robin (1).
Signalons encore l’opinion de M. Hallopeau, qui assimile les altérations testiculaires aux dégénérescences du foie, de la rate, des ganglions et de toutes: les autres glandes.
Notons enfin l'hypothèse de M. Larquier (2) reposant sur un travail de M. Klebs. « D’après M. Klebs, on peut affirmer l'existence de bacilli daus toute plaque de Peyer, tant que le processus est en voie de développement.. Entre le développement des bacilli et la néoformation cellulaire. il se fait une lutte; dans les cas se terminant par la mort, il se produit un développement. si abondant de mycelium que les éléments
(1) Albert Robin. Thèse de Paris, 1877. Essai d’urologie clinique ; fièvre typhoïde, p. 231.
(2) Larquier. fhèse de Paris, 1882, Me ?Trehite dans la fièvre typhoïde.
so fflcellulaires disparaissent ; dans d’autres cas, au contraire, la néoformation des éléments cellulaires prend le dessus, de sorte que les bacilli ne se développent que dans les vaisseaux. Ce développement intra-vasculaire est l’origine d’emboltes multiples dans les divers organes (Klebs). »
M. Larquier ajoute aussitôt : « qu’une de ces ambolies parvienne dans le testicule, s'y arrête, obstrue un capillaire, le tissu situé dans ce territoire vasculaire va se mortifier. Il va se former un foyer inflammatoire avec suppuration éliminatrice. »
Il nous senble que l’auteur prête aux tissus une mortification et une suppuration un peu trop faciles ; etil ne peut, de plus, justifier son hypothèse en se rapportant à l'observation d’orchite suppurée publiée par M. Hanot dans le Bulletin de la Sociéte anatomique et que nous rapportons plus loin (obs. VI).
Or, voici ce que nous lisons dans cette obsevation : « L’urine contient une notable quantité de matières glaireuses où l'on ne trouve point de spermatozoïdes. » Ce fait ne semble-t-il pas plutôt être en faveur de la théorie de MM. Vallin et Desnos, et admise par nous ?
OBsenvarTioN I (personnelle). — Orchite aiguë pendant la conva- | lescence d'une fièvre typhoïile.
Le nommé Cour, Ernest, âgé de 19 ans, imprimeur, entre le 28 juillet 1882, salle Saint-Ferdinand, n° 8, hôpital de la Charité, service de M. Féréol, suppléé par M. Albert Robin.
Il présente les symptômes suivants : fièvre intense T. A. 40°,