‹ De l'orchite dans la fièvre typhoïdeChapitre 9 sur 15 · PE EN · texte numérisé non relu

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OBs, XII. (Sabourin. Bullet. Soc. clinique, 1878.) — Orchite parenchymateuse dans la convalescence de la fièvre typhoïde.

Jules V....., âgé de 34 ans, est couché au n° 10, salle Saint- Landry, à Phôpital Lariboisière, service du Dr M. Raynaud, suppléé par M. Huchard.

Cet homme était entré le 25 juillet 4878, au quatrième jour d'une fièvre typhoïde. La maladie avait suivi son cours de la façon la plus bénigne, et la convalescence se déclarait vers le 45 août

Le malade se levait déjà depuis quatre jours, sans quitter néanmoins le voisinage de son lit,quand le 26 août il fat repris de fièvre, sans qu’on pût trouver de causes à cette recrudescence de la maladie, H se mit au lit, mais ce n’est que le surlendemain qu’il nous dit avoir ressenti ce jour même un peu de douleur dans le testicule droit.

Le 27, à la visite du matin, M. Huchard agita la question de rechute de la fièvre typhoïde. La fièvre était vive ; on releva une température de 40°, 39,5, Les soirs des premiers jours; ce n’est que le 28 que le malade attira l'attention du côté de son testicule.

On trouva alors le scratum volumineux du côté droit, le côté gauche était absolument normal.

La peau gardait à peu près son état habituel, à part un peu de rougeur ; mais aucune {race d’œdème ne s’y trouvait. Elle était très mobile sur le testicule, aussi fut-il facile de constater l’état de ce dernier.

Le testicule droit était énorme, du volume d’un œuf de poule en= viron, rénitenl, et excessivement douloureux à la pression, Quant à lépididyme, il était à peine plus volumineux que celui du côté opposé, et la palpation n’y développait qu'une douleur insignifiante.

{a douleur spontanée, et provoquée par la pression, irradiait un peu suivant le trajet du cordon du même côté, mais la région ingui- .nale et le cordon lui-même n’offraient aucun signe d’altération.

La tunique vaginale paraissait intacte, ou, du moins s’il y avait du liquide, il élait en asssez faible quantité pour ne gêner en rien * lPexploration des parties profondes. D'ailleurs le glissement du scrotum sur le testicule était peu douloureux.

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Du côté gauche on ne trouvait absolument rien qu’un kyste de la tête de l’épididyme gros comme un haricot.

Le jour suivant, même état, fièvre matin et soir, douleurs spontanées toujours vives.

Le 30, le. testicule était moins tendu, et la fièvre moins forte. Le malade dormit bien la nuit.

Le 31, la fièvre tombait, et déjà l'on pouvait constater une diminution du volume du testicule. La douleur à la pression était plus modérée, et le malade ne ressentait plus qu’un peu de pesanteur dans cette région.

La douleur disparut complètement le lendemain, et le testicule resta seulement plus volumineux, donnant à la main la sensation d’empâtement.

Je pus alors constater que la tête de l’épididyme du côté malade portait comme du côté gauche, un kyste mais moins volumineux.

Les jours suivants, l’empâtement du testicule disparut peu à peu, et le malade se levait de nouveau le 6 août.

Le traitement consista dans l’application de cataplasmes enduits d’une pommade résolutive.

Get homme n’a jamais eu d’affections des voies urinaires et jamais d'orchite antérieure, ni traumatisme d’aucune sorte, ni masturba= tion.

Pendant l’évolution de l’orchite, pas plus qu'avant ou après, il ne présenta quoi que ce soit du côté des glindes parotides, et dans la salle il n’y à pas un seul cas d’oreillons.

Oss. XIII. (Hanot. Arc. gén. de méd., 1878.)

Jean Hob..., 21 ans, couvreur, d’une bonne santé habituelle, entre à la Pitié (salle Saint-Paul, n° 52), le 19 août-1878.

Le 9 août, il a été pris d'un grand mal à la tête, de vertiges, de fortes coliques avec diarrhée abondante. Le lendemain et les jours suivants, il a eu d’abondantes épistaxis ; bientôt sa faiblesse est extrême… À sun entrée à l'hôpital, le 19, on constate chez lui tous les signes d’une fièvre typhoide ; prostration , réponses lentes et pénibles, angue très sèche ; tympanism? abdomiaal ; douleur et gargouille-

LRUGTE

ment dans la fosse iliaqued roite; diarrhée continue et abondante augmentation de volume de la rate ; quelques taches rosées sur la poitrine.. Température est de 40° ; P. à 410. Quelques râles sonores régulièrement disséminés dans toute la poitrine... Urine rouge, foncée, sans albumine.

Du 19 au 24 août, aucun accident ;?maladie évolue sans riea de particulier à noter.

Le 25. (Seizième jour de la maladie.) Le malade nous dit ne pas avoir dormi de toute la nuit; il a eu une forte douleur à laine droite, s’irradiant dans la direction du cordon jusque dans le testicule, et le testicule droit est manifestement tuméfié ; le scrotum est légèrement tendu, rosé... On ne trouve pas trace d'épanchement dans la vagipale, mais le testicule est plus dur, légèrement plus gros que celui de gauche ; il semble pesant au malade; la pression est douloureuse, surtout au niveau de l'extrémité antérieure de l'organe ; l'épididyme est intact et indolore. La douleur est localisée dans le testicule; rien sur le trajet du cordon; état général toujours le même.

Le 26. Le testicule est toujours dans le même état; la douleur sourde et tensive du déhut est un peu moins forte.

Le 27. La glande a diminué légèrement de volume ; la peau est redevenue normale, mais la douleur continue.

11 septembre. Le malade est complètement guéri de sa fièvre typhoïde, mais son testicule droit, c’est-à-dire celui qui a été le siêge de lorchite, est très manifestement diminué de volume:

Oss. XIV. (Hanot, 1878.)

Lev..…. (Eugène), 32 ans, confiseur, entré Le 18 octobre à l'hôpital Cochin, salle Saint-Jean, service de M. Bucquoy.

Ce jeune homme n'avait jamais fait de maladie sérieuse ; il est à Paris depuis dix-huit mois.

Quinze jours avant son entrée, il est pris de fièvre avec frissons répétés ; céphalalgie, brisement des membres, épistaxis.

Pendant huit jours, il continue à aller et venir; la fièvre augmente ; une diarrhée assez abondante survient ; le malade est étourdi lorsqu'il reste debout, ct il est obligé de’se couche.

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