PROCÉDÉS DE LA LANGUE GRECQUE
Le complément toû x°P™ est embrassé par le substantif $i$ccaytak(ù et son article. Les idées du chorége et du chorodidascalos sont un peu développées, pour faire sentir la portée des deux fonctions ; pourtant les éléments de ces idées sont réunis en faisceau. Voici un exemple de la troisième tournure. « On peut prédire le succès d'un chœur, si Ton connait le talent musical de celui qui l'instruit. » llpoXéyoïç av ttwç ayameîrai o X°P°Ç> tl T0 ^ X°P ^ z " ov àtd&ak«Xov yvoiVîç pvtfoaijç o7ro>ç e^et. Si Ton voulait mettre dans une plus grande évidence Tune des deux idées et glisser sur l'autre, on n'aurait qu'à séparer davantage les éléments du groupe, en se servant de la cinquième construction, de celle de l'hyperbate : ei tov JtîacyxaXov yvoi/jç toû x°P°û otcwç e/et 7iept jxov(ji>a5<;. Pour donner enfin un exemple de la construction descendante ou analytique, on pourrait répondre à la question : Qu'est-ce que le chorodidascalos? 'AXAà cpavepov ôti m iv 6 Jt^acîxaXoç toû x°P°^5 ^ a ^ T ° T0 °' vo i !jia
Ce qui distingue ces cinq tournures, j'ai hâte de l'ajouter, ce n'est pas uniquement la liaison plus ou moins étroite des idées mises en relation ; Il y a en outre des nuances d'un autre genre sur lesquelles on reviendra dans le troisième chapitre. Mais nous n'avons pas encore épuisé toutes les constructions singulièrement variées qui sont à la disposition de la langue grecque. L'emploi ingénieux que cette langue fait de l'article lui permet un sixième tour, le tour de l'apposition explicative qui, quant à la liaison des idées, peut se placer entre les numéros 2 et 3. Ce tour naît de la répétition de l'article : 6 $L$da^oikQ(; 6 toû x°p°û-
Ajoutons quelques observations sur chacune de ces constructions, en exceptant cependant l'ascendante et la descendante, dont nous avons parlé plus haut. — Quant au mot composé, il offre une double réunion des éléments, celle où la partie déterminative précède la partie déterminée (ÇcoTpacpoç, ignivomus, beau-frère, Blumenkrone), et celle où elle suit (pfyacTTriç, crève-cœur, Taugenichts). C'est encore la différence de la construction ascendante et de la construction descendante. Mais si la première de ces con-