PARTIE
\u chap. \II de Daniel, ilesldil I mp de ceux pu de la i or, cetie
expression beaueoupt n'indique qu'une partie; (lune lous ne ni pas, S Pai la résurrection, les hommes doivent être conformes Je >u^ Cbi isl n isusj i ce que <lii siini Paul aux Corinthiens :
or. ceux-là seul* doivent être conformes à Jésus-Christ ressuscité, qui auront porté son ii si le propre des gens vei tucùx ;
donc eux leuls ressus< iteront.
4° I.a peine o'« il remise que lorsque (a faute est pardonn s l.i mort corporelle est la peine <lu péché originel : donc, puisque le péché originel n'est pai effacé dans lous, lous ne ressusci-
5° De même que nous renaissons par la grâce de Jésus-Christ, ■MU i essusciteroBJ aussi par sa grâce : er, ceux qui meurent dans li -«in de leur mère, ne pourront jamais renaître ; donc ils ne pourront pas ressusciter; donc tous ne ressusciteront p
•iifiiil.ini il est certain que loue ressusciteront : car il est * 1 i t en sainl Jean, cli.ip. V : , en-
tendront la vm.v du Fils de Dieu ; et tous crus <pù 1 1 nue, vivront; donc, tons les morts ressusciteront. De plus, on lit
«l:i il - la I '" Kpilre ;ui\ Corinlliicn-. : V. ti n - à. Ku-
Sn, la résurrection est nécessaire pour que (<>u> reçoivenl la pi in< mi la récompense qu'ils méritent ; or tous, ou par leurs propres
comme les aduHes, <>u par les œuvres d'autrui, comm **i ; fu ii i -. méritent un châtiment ou une récompense. Donc lous sciteront.
lilleurs, lorsque, pour établir une vérité, on s'appuie sur des m s prises de la nature même d'un être, la conclusion doit emiaer tous Ii de la même espèce : or, lelle est la rësùi
non ; elle esJ ïondi e sur ce que l'Orne ne peu) arrivera la dern pcrffciH.n de l'espèce humaine étant séparée du corps ; d\ ù il suit qu'aucune .une ne demeurera éternellement séparée du corps : il dont m cessaire que lous ressuscitent.
A la première difficulté, il faut d\m qu'il s'agit de la résurrection spirituelle, parce que les impies ne ressusciteront pas dans le ju nicni de la discussion de la conscience : ou |)ien qu'il - - im
pic> ipn ionl inii'lt les dans le cœur, qui ne rcssus< lieront pas pour être |i • ' que déjà ils, sont ju
\ le, que Daniel entend par le mot beaucoup tous les
Bommei . c*esl une m. un. re de parler usitée dans l'Ecriture : ou
• :i peut lombei sur les enfants condamnés aui Uni-
bes, qui, bien qu'ils ressusciteront, ne s'éveilleront pas, parce qu'ils n'auront pas le sentiment de la peine ou de la gloire; carie révejl est l'excitation des sens ou du sentiment.
A la troisième, que tous, tant les bons que les méchants, sont conformes à Jésus-Christ, en vivant dans cette vie, en ce qui appartient à la nature de l'espèce, mais non à ee qui appartient à la grâce; c'est pourquoi tous lui seront conformes dans la réparation de la vie naturelle, mais non dans la ressemblance de la gloire ; il n'y aura que les bons seuls.
A la quatrième, que ceux qui sont morts dans le péché originel, ont satisfait en mourant à la dette du péché originel; par conséquent, nonobstant le péché originel, ils peuvent ressusciter de la mort; caria peine du péché originel est plutôt de mourir, que d'être détenu de la mort.
A la cinquième, que nous renaissons par la grâce de Jésus- Christ, qui nous est appliquée, mais que nous ressuscitons par la grâce de Jésus-Christ, par laquelle il est arrivé qu'il a pris notre nature, parce que par là nous lui sommes naturellement conformes ; ainsi ceux qui meurent dans le sein maternel, quoiqu'ils ne soient pas régénérés par la réception de la grâce, ressusciteront cependant, à cause de la conformité de leur nature à la nature de Jésus-Christ, appartenant ainsi à la perfection de l'espèce humaine.
Celte résurrection générale ne sera point un simple effet de la nature, mais bien de la toute-puissance de Dieu, ce sera un vrai prodige, et on ne saurait l'appeler naturelle que parce qu'elle se termine à la vie de la nature.
La résurrection de Jésus-Christ est la cause de notre résurrec- , lion. Ce qui est premier, dans un genre quelconque, est la cause des choses qui viennent après, comme il est démontré en métaphysique. Or, Jésus-Christ, à raison de sa résurrection corporelle, est appelé les prémices de ceux qui dorment, le premier né d'entre les morts (I. Cor., 15, et Apocatyp., I.) ; donc sa résurrection est la cause de la résurrection des morts.
De plus, la résurrection de Jésus Christ convient beaucoup plus avec notre résurrection corporelle qu'avec notre résurrection spirituelle, qui se fait par la justification ; or, la résurrection de Jésus-Christ est la cause de notre justification, comme le dit saint Paul aux Romains, chap. IV : // est ressuscité fjour notre justification ; donc, la résurrection de Jésus-Christ est la cause de notre résurrection corporelle.
En effet, Jésus-Christ, à raison de sa nature humaine, est appelé
7v PR1 «1ERE PARTIE.
mk'iIi tleur de Dieu el des bonnes : ainsi les dons divins dérivent de |» ri Blir les h« .111:111 -, moyennant I humanité de Jésus Christ* Or, ilf même que nou9 no pouvons êlre délivres de la oiorl «miiinullc que par le don de ta grâce qui nous est donné divinement^ mm- ne pouvons lïire «le !s mort corporelle, que par la résuf
opérée pi\r la puissance divine; eL c'est pourquoi de même mie Jésus-Christ a reçu divinement, selon la nature bumaine; les prémioee de la sjrài «•. et que — -il.» cause de non 1
puisque nous recevons laus de sa plénitude, grùee pour gi
1. I . ; ainsi l.i résurrection a commencé en Jésus-Chi résurrection esi la cause de notre résurvediion, de sorte que comme Dieu il est la i-.\ se première et éloignée «le aotre résurrectioo1 et que, comme Dieu ei boxnnaa ressuscitant, il cat la eatsss Keonsk et prochaine »!<• noir»' résurredtion, la causai efficiente n la satisfi formelle «m exemplaire, qui doit produire son effet à a 1 rèsaesn*
Mai,
Elle ne produit pas son eflel dès main tenant, pane qu'elle n'es! pas la cause complète et qu'esse est subordonnée ii la volonté de Dieu. Bile n'csi pas non pin- la seule cause, pane qu'il est lil Dieu de chois r. parmi lis causes secondes, celle qui Lui pnùl p* m iproduire tel ou ni effet : cependant elle sera h -. ulo, comme il a lil, Dieu rayant ainsi ordonné. Il ne suii pas de la que les réprouvés devront avoir des corps glorieux comme celui di Christ : il- lui seront conformes seulement, en ce qu'ils amont la vie de la nature et me vie immortelle. Les tins seuls jeaûronl «l»' la même gloire que lui.
Cependant; la irotnpelteqeri se fera entendre «1 quj réveillant
lt - m m (S, peut tire appeler B8USC de la reMirreelion. en ce qu'elle
m - 1 |orce de /ésus*€hrist, on pin nu elle ne sera que la vais même de lésai I im-i, q*i eojBSstaadeN bmi aaorts de se l<
• voix est appelée quelquefois clameur, comme d'un buisaiei qui cite devant on tribunal ! dfayirés Ibis elle est appelée irompettei
ise 'le l'étial 'In -on on bien de Pusege qu'on en faisait anoa ranoîerme loi. I tt t était au son il»' la trompe tte qu'on appelait les Juifs au conseil, au combat et aux solennités relipii l< -
hommes à la résurrection sortiront do leur tombeau pour assistât an iMisefl di |ugement, pouf combattre contée les tnaensi pour célébrer La fête de l'étemelle solennité.
l • comme il «-1 dit dons La I Bpltre ans Fhessalonioienst <pi a le vota .t! l'archange le Seigneur descendra du cid etcjUe les Éaffj ,rcssuteltoi'OiH, U s'ensuit que la résurrection s'acoomi par le imniM. re des an toni eus qui nde,
et les corps célestes et les corps terrestres : ils devront donc aussi concourir à la restauration du monde. Cependant, de même qu'au moment de la création, c'est Dieu qui unit immédiatement Tàme au corps ; les âmes à la résurrection s'uniront à leur corps par la vertu ou puissance immédiate de Dieu.
La résurrection n'aura lieu qu'à la fin du monde ; car il est dit au chapitre XIV de Job : Lorsque l'homme aura dormi, il ne se lèvera pas ; il ne s éveillera pus jusquà ce que le ciel soit brisé, et ne se lèvera pas de son sommr.il . II est question là du sommeil de la mort; donc la résurrection des hommes est différée jusqu'à la fin du monde, lorsque le ciel sera consumé.
Et dans l'Epitre aux Hébreux, il est dit : Tous ceux-ci, éprouvés par le témoignage de leur foi, n'ont pas reçu la récompense qui leur a été promise (c'est-à-dire la pleine béatitude de l'âme et du corps), Dieu pourvoyant quelque dioze de mieux pour r>ous, pour qu'ils ne soient pat consommés sans nous, c'est-à-dire perfectionnés, afin que, dans la joie commune de tous, la joie de chacun fût plus grande. Or, la résurrection n'aura pas lieu avant la glorification des corps, parce que Jésus-Christ réformera le corps de notre humilité conformément au corps de sa clarté (Philipp., 5). Et les fils de la résurrection seront comme les anges dans le ciel, comme on voit en saint Matth. XXII. Donc la résurrection sera différée jusqu'à la fin du monde, et alors tous ressusciteront en même temps.
La divine Providence a établi que les corps inférieurs et plus grossiers seraient dirigés dans un certain ordre par des corps plus subtils et plus puissants; et c'est pourquoi toute la matière des corps inférieurs est soumise à la variation selon le mouvement des corps célestes ; ce serait donc contre l'ordre que la divine Providence a établi dans le monde, si la matière des corps inférieurs devenait incorruptible, tandis que les corps supérieurs seraient encore en mouvement. Et parce que, suivant l'exposition de la foi, la résurrection se fera pour une vie immortelle conformément à Jésus-Christ, qui, ressuscité d'entre les morts, ne meurt plus; la résurrection des corps humains est différée jusqu'à ia fin du monde, où le mouvement du ciel cessera. Et voilà pourquoi les philosophes, qui ont enseigné que le mouvement du ciel ne cessera jamais, ont établi que les âmes humaines retourneraient à des corps tels que nous les avons maintenant, comme Empéd ocle et Pythagore.
L'époque de la résurrection nous est inconnue ; car ce qui est ignoré des anges l'est beaucoup plus encore des hommes ; parce.
|iie les hommes peuvent atteindre pnr leur raison natti*
refle, les connaissent par une lumière naturelle d'une
s claire et pfus eertaine. Les révélations également
i aux hommes que par l<- ministère *\<-< anges, comme Je
dit saint Denys (Chap. IV, Hierarcb. Eeelés.). Or, les anges
-if pas l'époque <le la résurrection : car il est écrit (Mat th., 84.) : . mges <<" riri ne savent m
■<>■ m t'h'Wr : dont, cette époque est Inconnue aux hommes plus, les apôtres onl mi< ux connu les secrets de Dieu, que utres qui sont venus après, parce qu'il est dit :mv Rormtfns, \l!l -. Ht ont reçu èux'lnémêi les pn >prit
mitres et aotc phts d'abondance que hs autres. lu'ils interrogèrent JésùS-Chrisl à ce sujet, il leur répondît : (i ne \01is appartient pn< de connaître les temps --t 1rs moments qtie le Père ,\ mis fen su puissance. Orme à plus forte ràfsofi cette nconmé aux autres hommi S liril Augustin nous dil que riotfe tiè savdrts pas de comMeti de rations doit se composer le dernier ftge du genre humain1, qui -.\ commencé ;i l'avènement du Seigneur, et qui doit durer jusqu'à la 'On 'des : comme la Vieillesse, qui est le dernier Sgede
. n'a pas de temps déterminé d'après h mesuré des au . puisqu'elle embrasse quelquefois autant « I « - temps que lotis is. Ln raison en est qcfbri ne peut savoir la mesure minée d'un temps à venir qoe par une révélation ou pat une m naturelle ; or, le temps qui doit durer jusqu'à I;» resurgi, ne peut être déterminé par une raison naturelle, parce qu'il n*\ .1 rien dans la nature qui puisse le faire connaître. Oh ne piéut non plus le connaître par révélation, puisque I hrftl
: 1- voulu le manifestera Et il l';i fait ;'i dessein, afin que i"ib 1 ommes se disposent incessamment m ce grand jour, et soient
illér au-devant de lu-.
- • iuloif contredire l'ange de l'école, il nous semble qu'il une conjecture qui n'est pas dépourvue tic vraisemblance. 1 Paul nous dit, dans -<>n Epilrc aux f! [U* l'drteféhne
1 été comme un pô lagogue donné au genre humain pour l« conduire jusqu'au tembs1 <li* ion émancipation. Mais «.'il .1 quitté l'a loi sccncc au temps où ]ésos Christ a p;iru. -i ivôyé pour lui enseigner toute \ 1 (ii.iu oh peut établir cette proportion : I e temps l.i venue du S luvcur est a celui qui la suivra, edtnme le temps de l'enfance esl h celui de l'âge mùi et de la vieilfc
le <l<% Dieu l'emporte iur wi justice ; il fnui
donc que le temps de la grâce, de la bonté, de la douceur, soit plus long que celui de la crainte, de la servitude et de la sévérité. Enfin, puisque les moyens que Dieu emploie sont toujours proportionnés à la fin qu'il se propose, pouvons-nous croire que, pendant quatre mille ans et plus, il a remué le ciel et la terre, pour procurer au monde un bienfait qui durera autant ou moins de temps encore ? Il est donc à présumer qu'il reste encore des milliers d'années avant la résurrection des corps ou la fin du monde.
Saint Thomas pense que la résurrection générale se fera pendant la nuit, parce que Jésus-Christ est ressuscité à ce moment, et que l'avènement du Sauveur est comparé dans l'Evangile à un voleur, qui n'entre dans les maisons que de nuit. Mais il ajoute qu'on ne peut avoir aucune certitude sur ce sujet.
Tous ressusciteront, et ceux qui vivront, mourront pour" ressusciter. C'est le sentiment le plus probable, le plus conforme à la justice divine ; car la mort est la peine du péché ; donc, tous ceux qui l'auront contracté doivent mourir. Il s'accorde mieux avec l'Ecriture, qui dit expressément que tous ressusciteront. Enfin il est fondé sur l'ordre naturel, car rien de corrompu ou de vicié n'est guéri ou rétabli dans son premier état, qu'en passant par la corrupiion.
Les corps ressuscites seront les mêmes que ceux qu'on aura eus sur ia terre, parce que la résurrection est une vérité révélée dans l'Ecriture, Or, il serait faux de dire qu'il y aura une résurrection, si l'âme ne retourne pas s'unir au même corps, parce que la résurrection est une seconde surrection ; donc c'est le même qui tombe et qui se relève. La résurrection regarde plutôt le corps qui tombe après la mort, que l'âme qui vit après la mort ; si donc l'àme ne reprend pas le même corps, on ne doit pas dire qu'il y aura résurrection, mais plutôt assomption d'un nouveau corps. D'où il suit que les corps seront identiquement et substantiellement les mêmes, bien qu'ils aient d'autres qualités.
Enfin, il est hérétique de dire que l'homme ne ressuscitera pas numériquement le même, c'est-à-dire que la même âme ne sera pas unie au même corps : car l'Ecriture dit expressément que l'homme doit arriver à sa fin et qu'il doit être réparé : or, cela serait faux, s'il ne ressuscitait pas numériquement le même (1).
Il est bon de remarquer que, pour qu'un corps soit identiquement et substantiellement le même, il suffit qu'il ait ce qui le
(1) Voir 11 Somme de saint Thomas, Supplem., q. 77 et sei| .
PREMÈ1IH PARTIE.
sentiellement, et le caractère propre qui le distingue nlres l . rps d'un homme de trente anr est identiquement! ubatamii llenieoi le m«'-me que lorsqu'il était dans !<• -• in d ■ère, encore qu'il boïI différent pour i;> forme el pour la quaon
ttion infOi po r pulvériser toutes les objecl de dos rationalistes, qui mesurent la science et la puissance
, d'après la petitesse de leur- idées, el qui se montrent plein de sollicitude pour loi ndj m-. Comment, disent-ils, Dieu
pourra- t-il reconstituer des corps, dont les molécules auront formé luoeessivemesil une multitude d'autres corps, «les plantes* les •rares, di i estima * <' même des hommes .'... Quelle prévoj «liiinir : Qu'on nous dise eocore que nos rationalistes sont des homme3 indifférents !
DIXIÈME ENTRETIJ