ILITÉS DES CORPS GLORIFIÉS, EXPLIQUÉES PAR SAIN
Mi --in ns,
I i déification par la grâce ne doit pas seulement iranafonnei Pâme, m h- encore !<■ corps de l'homme, el lui commuoiquei qualités surnajjireHos. L'epèare saint l'an! l'enseigne expressément dans te chapitre W . de - a l Bpilrâ aux Corinthiens. Saint I no unis t.- explique ainisi qu il suit :
l h- ressusciteront a un i .<• parfaU ; oar il est « i i t au obap. IN de l'Epi treaux Ephôsiens 3- Aise u'd defueuouj arrimons ic
/ rlnt itr l liommr pin f.nt, à lu lUVMirr tit> lu plnultuie dr Và§€ de
Jf.tnx ( t>rt.\j ( >i , Jésus i.lui-i est ressuscité h l'âge d'envireq ireni atome le dit saint Augustin, hum-, i» - min - hinmsf il
, i lieront aussi ilnns l.i jeunesse-
plus, riiomme ressuscitent dnns In plus grande perfection • i-- la u i ure . or, la jeunesse i il in.it le plus parfait de la nature Iiiiiii.ii i ».- ; do n --u-.iii i.iii1 àeeliVgc lin effet, l'iionum
DIXIEME ENTRETIExN. 85
ressuscitera sans aucun défaut de la nature humaine, parce que, de même que Dieu l'a créée sans défaut, il la réparera aussi sans défaut. Mais la nature humaine fait défaut de deux manières, ou parce qu'elle n'a pas encore atteint la dernière perfection, comme dans les enfants, ou parce qu'elle l'a dépassée, comme dans les vieillards. Par la résurrection, elle sera ramenée, dans les uns et dans les autres, à sa plus haute perfection, à ce moment de la jeunesse, où se termine l'accroissement et où commence le dépérissement.
Il est vrai que les vieillards sont plus respectables que les jeunes gens, mais ils le sont parleur sagesse et par leur prudence, comme aussi les enfants sont plus actifs à cause de leur vivacité. Cependant, la vraie perfection de la nature corporelle ne se rencontre que dans la jeunesse.
Tous les corps n'auront, pas la même grandeur ou stature ; car chaque individu a reçu de la nature une grandeur ou quantité qui lui est propre et qui n'est pas la même pour tous les hommes, et celte diversité fait la beauté de l'espèce humaine. Pour que les corps soient parfaits, il n'est donc pas nécessaire qu'ils soient de la même grandeur. D'ailleurs, la nature humaine, à la résurrection, ne sera pas seulement réparée dans son espèce, mais encore dans le nombre dés individus. Or, chaque individu de l'espèce humaine a une quantité déterminée qui convient à sa nature comme individu, et à laquelle il parvient, si la nature ne lui fait pas défaut. Mais cette quantité est proportionnée à la force de la chaleur et des humeurs, qui n'est pas la même dans tous les corps. Chacun ressuscitera donc avec la stature qu'il devait naturellement avoir, s'il n'y avait pas eu de défauts dans la nature ; ainsi Dieu réparera le défaut en plus ou en moins, diminuera les géants et agrandira les nains.
La diversité des sexes subsistera à la résurrection, parce qu'elle a existé dés l'origine et avant le péché, et que ce n'est pas un défaut, mais un ornement et une nécessité de la nature. Saint Augustin l'enseigne expressément : « Les défauts de la nature, dit-il, seront corrigés, mais la nature subsistera : or, la diversité des sexes n'est point un défaut, mais la nature même. Il est vrai qu'on n'en fera plus usage, qu'il n'y aura plus ni acte conjugal, ni procréation : ces membres seront une nouvelle gloire et n'allumeront plus la concupiscence, puisqu'elle n'existera plus ; mais ils serviront à louer la clémence et la sagesse de Dieu qui a créé ce qui n'était pa«, et a délivré de la corruption ce qui était corrompu. Enfin, à cette question que les sadducéens, qui niaient la
l'I.l Mil RE PA1
lion, firent à l bris!, a qui dea sept frères appar-
tiendrai) la femme qu'ils avaient eue successivement, le Sauveur ne « I ■ i pas : La f < mme w ra homme el non plus femme; mais il répondit : \ la résurrection, Pon ne se marie pas <-i on o'ép plus <!<• f (Mu mes : mais tous seront comme des anges dans le ciel. toui ce uni e>i propre au mariage subsistera, mnis ori ne se mai ' is mi comme les anges par le bonheur et l'im-
mortalité < i< 'i 1 1 ils jouiront, el non par la chair, puisque l<
ides subs spirituelles. Enfin, le Seigneur dit qu'il n'\
aura plus de mari - le ciel, mais il ne <lii pas qu'il n'y aura
Le m !té établi pour subvenir à un défaut de la nature
et multiplier le genre humain; comme aussi la nourriture esl re pour réparer l< - perdues el donner au corps
nent. Mais à la résurrection le nombre des hommes déterminé dans la pensée divine sera complet, la mort n'exer plus son empire, la nature, rétablie dans sa perfection «i - in Inté- . ne perdra plus rien de ses forces. Donc les opérations naturelles, qui ont pour but l'intégrité ou la conservation de la nature humaine, n'auront plus lieu dans l'autre vie ; manger et boire, dormir el engendrer, sont des actions de la vie animale, qui n'auront plus alors de but
pendant, les organes de la vie animale subsisteront toujours, p >ur la beauté, l'intégrité el la perfection de la nature, m lis non pour en faire i se procurer le bonheur. Les pla
ne constituent pas la félicité de l'homme ; ils lui sont donnés dans ce monde comme remède pour éviter le dégoût ou les maladies, | r qu'il remplisse plus exacte nent tous les dc>
i.-. la nature corporelle. Il n'y a que les plaisirs spirituels qui rendent l'homme heureux, qui lui procurent le bonheui que p ir conséquent on doive rechercher. Ce qui le pn u que, lorsqu'ils sont vifs et intenses, ils font oublier tous le- autres. lui-i a mangé, il est vrai, après sa résurrection, nori qu'il » ii cul besoin pour vivre : mais il l'a fait pour montrer a apùtres qu'il avait repris le corps cl toute la nature avec laquelle il mangeait cl buvait .\\r<- eux autrefois. Mais h la i convaincus de sa i èalité.
\;: ifp's ressusciteront sains, entiers, parfaits au
temps de la ji . avec la diversité des
de In concup I de tous \a besoins de la vie animale Ils
auront de plus quatre qualités principales, dont nous allons dire quelques mots.
i° De l'impassibilité des corps glorifiés.
Tout ce qui est passible, est corruptible; or, les corps des saints après la résurrection seront incorruptibles, comme il est dit au chap. XV de la première Epitre aux Corinthiens : Le corps est semé dans In corruption, et il ressuscitera dans Vincorruptlon, ou incorruptible. Les corps des saints seront donc impassibles.
Les bienheureux n'éprouveront plus aucun mouvement désordonné, aucune passion mauvaise qui les jette dans quelques excès ; ils seront exempts de chagrins, de peines, de douleurs, et nulle souffrance ne viendra troubler le bonheur dont ils jouiront.
Cette impassibilité sera l'effet de leur union avec Jésus-Cbrist, dont ils seront les membres parfaits. Or, l'humanité sainte du Sauveur, par son union personnelle ou hypostatique avec le Verbe divin, participe aux perfections de Dieu. Mais Dieu est infiniment parfait, heureux par lui-même, et rien ne saurait proprement lui causer de douleur ou de souffrance.
Il ne faut pourtant pas conclure que les bienheureux ne feront pas usage de leurs sens. En effet, les sens ont été des instruments pour faire le bien ou le mal : les hommes doivent donc être récompensés ou punis dans leurs sens.
Saint Jean nous apprend ce que c'est que le ciel : « Vn jour de dimanche, je fus ravi en esprit, et j'entendis derrière moi une voix éclatante comme une trompette... Je me tournai pour voir quelle était la voix qui me parlait. Et, en même temps, je vis sept chandeliers d'or. Et, au milieu des sept chandeliers d'or, quelqu'un qui ressemblait au Fils de l'Homme, vêtu d'une longue robe, et ceint sur les mamelles d'une ceinture d'or. Sa tète et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche et de la neige, et ses yeux paraissaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à l'airain fin quand il est dans une fournaise ardente, et sa voix égalait le bruit des grandes eaux. Il avait sept étoiles en sa main droite ; de sa bouche sortait une épée à deux tranchants, et son visage était aussi lumineux que le soleil dans sa force (1)... Je vis un trône placé dans le ciel, et quelqu'un assis sur le tronc. Celui qui était assis paraissait semblable à une pierre de jaspe et de sardoine ; et il y avait autour du trône un
(1) ApocaU|is., Ci 1.
PTtEWBRE PA1
i ii >etd (|ui p leniblable à one ^émeraude. Autour «lu
trône il \ avait encore vfngl-quatre trônes, et dans l«>s irônes
i-quatrc vieil us d'habits! blancs, avec des
onnes d'or sur leura Gétes, Il sortait «lu trône des éclairât «les
s et des voix : il > avait Bepi lampes brûlantes devant le
Urône, qui sont les sept etfurita de Dieu. Bt devant le tronc il >
une mer transparente comme le verre et semblable à du
: et, au milieu du trôhe et amour «lu trône, il j : * ^ - > ï t quatre
animaux pleins d'yeux devant ci derrière \.<* quatre animaux
avaient chacun six ailes, et h Contour et au*dedans ils étaient pleins d'yeux : el ils ne cessaient de dire jour «m finit : Saint, ii. le 9cifrteor, Dieu tout-nuitsant, qui était, <iui est et quittait venir... ie- vtagt*quatre vieillards 8e prosternaient devnnt celui qui <^i assis sur le trône, et ils adoraient «-fini «pii vit dans les sièel ! s$ et ils jetaient leurs couronnes «levant
le trône, en disant : Vous «Mes diirn ueur, non e Dieu : .le
ivoir gloire, honneur et puissance, parce que vous avea toutes i que c'en par votre volonté qu'elles étalent et quelles ii Les quatre animaux el les vingt-
quatre vieillards se prosternèrent devant l'Agneau, ayant chacun ■ des coupes d'or pleine^ de parfums «]ui sont les prières des saints. Ils chantaient un cantique nouveau... Bt j'en réatorei qui sont dans le ciel, sur la terre, sous
In terre, el « elles «pii sont dans la mer qui disaient : Bénédrc-
lion, honneur et gloire el puissance soieni à celui qui mr le tu dans les siècles des siècles ri). »
Dans le ciel, le Sauveur «lu monde, le Fils de Dieu, «m doue sur un trône : lès ôvangèllstes, les prophètes el les apôl looi tes ordres ■ hantent ses louai
3 victoin mu voient donc le corps radieux du Sau-
reur et i<- contemplent sans cesse : ii< lui chantent un nouveau
eanlique et foni relenlir la DUS sninlr d'une musique loule di-
\,ii, . eux-mêmes éiincèllent comme des feux qui e. turent |
ira\«Ms i, \ ; leurs corps répan lent partout l'odeur la plus
. loui leurs sens Boni satisfaits, .unis
,|ss.»s|l's.
Il \ \ de i > premi« rc Epiti c aux Corm
thiens : Le corps est semé animal, il ressuseileri spirituel ou semblable à un esprit. Or, la sublilité de l'esprit surpasse toute subtilité des corps. De plus, les corps sont d'autant plus subtils qu'ils sont plus nobles ; or, les corps glorieux sont Irès-nobles, donc ils sont très-subtils.
Ils ne seront pas néanmoins convertis en esprit ; car Jésus- Christ, après sa résurrection, a montré sa ebair et ses os à ses disciples. Le corps et l'esprit sont d'ailleurs deux substances trop contraires pour que l'une soit convertie en l'autre : et, dans ce cas, il n'y aurait pas une vraie résurrection, puisque l'homme se compose actuellement d'un corps et d'une âme.
Cette subtilité proviendra du domaine de l'âme déifiée sur le corps ; car, puisque le corps reçoit sa forme et son mouvement de lame, et qu'il a été son serviteur fidèle durant la vie, il doit participer aux mêmes perfections, soit à litre de récompense, soit à raison de la transformation de 1 àme en Dieu et de son union hypostalique avec le corps.
Quoique Jésus-Christ soit entré, les portes fermées, où étaient les disciples, on ne peut pas conclure que les corps béatifiés seront tellement subtils qu'ils n'occuperont plus de place ou qu'ils pourront être dans un même lieu avec un corps non glorifié. Car I "• •tendue et la propriété qu'ont les corps d'occuper un lieu ne paraissent pas être des défauts de même nature. De plus, la raison qui dislingue un corps d'un autre corps est la seule qnantité de dimension.
Cependant, cela n'est pas au-dessus de la puissance divine ; car la bienheureuse Vierge a enfanté miraculeusement son fils ; or, dans cet enfantement béni, il a fallu que deux corps fussent en même temps dans le même lieu, puisque le corps de l'enfant, venant au inonde, n'a pas rompu le sceau de la virginité. Dieu peut donc faire, par un miracle, que deux corps soient en même temps dans le même lieu. Ce qui le prouve encore, c'est le fait du .^eiiriicui'. qui entra où étaient les disciples, les portes fermées.
Ce qui répugne à ce que deux corps occupent le même lieu, c'est la nécessité de les distinguer l'un de l'autre ; car il n'y a que la situation diverse de deux corps qui empêche de les confondre. Mais il est évident que Dieu peut conserver deux corps distincts l'un de l'autre en eux-niénies. quoique occupant le même lieu. ï)i même, la puissance divine peut faire qu'un accident soit sans sujet, comme il arrive dans le sacrement de l'autel. Cependant le ps de Jésus-Christ n'est pas localement dans l'Eucharistie, parce qu'il est à présent à plusieurs endroits, et que Dieu ne
lire qu'un corps -<mi localera ut dans deux lieux a l.> n mêle tl>' l'« .m avec «lu via, deux corne scroal dans ai i fondus el forment un corps d'uni ratura différente. Hais qui empêche que Dieu les conserve enl
isemble, !
Les bienheureux auront la faculté de rendre leur corps visible ou Invisible, somme i fait Jésus/» ( hrist-
\| mrrection, Jésus-Christ, se montrant .1 sesapel
leur dit : ni os, co
pendant, il e>i ressusi
ont floue palpables. Prétendre le contraire, c'est l'hérésie d'Eulychès, au rapport de saint G
le-(,rand i,l).
I corps glorifiés.
inl Paul dil au chapitre W de sa première Epilre iux Corinthiens : / est s mé dans l'infirmité, il ressuscitera da
• ou la force, c'est-à-dire mobile et vivant. Mais il 1 de mobilité sans agilité pour le mouvement.
ime déifii le ciel participera aux perfections divij
qui se déploieront en elle avec une abondance el une mapniii-
: dont nous ne pouvons même nous faire \\n^ id< renie, par son union a\ec le corps, le rendra participant de nés perfections, lui communiquera une beauté et une forme mparabh -. en sorte que le corps glorieux Bera subtil comme iie comme ta pensée, el lui obéira avec promplitaée dans tous les mouvements el dans toutes les opérations de hune. I • lorieux ne pourront, il est vrai, Be transporter d un
lien dam un autre sans passer par un milieu ; car il y aurait eontrad qu'an corpe quitte un llea <m en acoupe un autre
tout a 1.1 fois. Il faut donc qu'il \ ait on Intervalle quelconque ; il leur faudra donc du tempe ; mais oc temps n ra si court, qu'il imperceptible, 1 cause de l'extrême agilité dont les corps seront - doués. Rapides comme l'éclair, il> m rendront en un clin d mil d'un bout du monde à l'autre, de l'orient à l'occident 1 1 du nord su midi.
li, i lie non- du : Ils 1 ont pas :■■
I 1 ailleui S d est cent qu'ils court >n les fiai es .1 travers Ici Mtesju'v
I i Al. — (*) ■
DIXJBKHË LTSTKLTIE'K.
même que Jésus, après sa résurrection, apparaissait tout à coup, tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre, puis est monté au ciel ; ainsi les bienheureux, après la résurrection, monteront au ciel. Mais alors tout sera renouvelé ; il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dont les cieux que nous voyons et la terre que nous habitons ne sont qu'une ombre et une grossière image. Les bienheureux parcourront ce nouvel univers, iront d'un monde à l'autre pour contempler les œuvres de Dieu, louer et bénir celui qui les aura créées et restaurées, et jamais ils ne se lasseront d'en admirer les merveilles.
Ce mouvement continuel, cette action incessante ne les privera jamais de la vue de Dieu, et ne nuira en rien à leur félicité, qui sera toujours parfaite. Ce ne sera pas, parce qu'il leur manquera quelque chose, qu'ils quitteront un lieu pour entrer dans un autre; ils seront toujours heureux et partout ; partout et toujours ils verront Dieu, le contempleront tel qu'il est en lui-même.
.4° De la clarté des corps glorifiés.
Les corps des bienheureux seront tout brillants de clarté ; car il est dit en saint Matthieu (c. 15) : Les justes brilleront comme le soleil dans le royaume de mon Père; et au chap. XV de la première Epitre aux Corinthiens : Le corps est semé dans l'ignominie, et il ressuscitera en la gloire, c'est-à-dire avec clarté, comme on le voit par ce qui suit, où l'apôtre compare la gloire des corps ressuscites à la clarté du soleil et des étoiles. Les corps des bienheureux ressusciteront donc lucides et transparents.
Cette gloire des corps ressuscites ne sera que le reflet de la gloire de l'âme ; et comme celui qui aura plus de mérite aura une gloire plus grande, selon la doctrine de saint Pau!, par la clarté du corps, on reconnaîtra la gloire de l'àme, de même qu'on voit la couleur d'un corps placé dans un vase de cristal, dit saint Grégoire. Ce même pape compare les corps glorifiés à l'or, à cause de leur clarté, et au cristal, à cause de leur transparence. Cependant, comme la grâce ne détruit pas la nature, mais la perfectionne, la clarté des corps glorieux ne détruira' rien de ce qui appartient à leur nature : la couleur du corps et de ses membres divers leur sera conservée.
Les élus seront donc resplendissants de lumière comme autant de soleils, et transparents comme le verre le plus pur. Mais, parce que cette gloire extérieure ne sera que l'expression de la gloire
intérieure, chaque élu connaîtra clairemeal tous] les mérites autre8élua U terra l'innocence conservée des uns, les pratiques de la pénitence des autres, les travaui apostoliques des saints évoques et des saints prêtres, les vertus humbles «'t modestes de la servante, de l'ouvrier el de l'artisan, le courage invincible des confesseurs, les elcatrieei des mvtyrs qui seront pour «'H\. non un défaut, «lit Baint Augustin, mais un surcroît de gloire el de beauté^ en un mot, il lira sur le froni de chacun l'histoire de sa vie passée, el trouvera Bans cesse de nouveaux motifs de bénir el de louer i lemellement le Seigneur des vertus.
I i clarté des corps glorifiés ressemble à celle qui parut sur l'humanité du Sauveur a sa transfiguration sur le Thabor, el dont ses disciples rendirent témoignage. Donc cette glqiçe pourra .'■u,' vue par desyeux non glorifiés. Aussi l'Ecriture nous apprendelle que la gloire «l< -^ justes sera un horrible tourment pour, |es impies au jour du jugement. Il- la verront donc, cl pleinement. Enfin, cette clarté' liffère pas en son genre de la lumière naturelle •. el puisque l*œil est destiné par sa nature à voir la lumière, il pourra voir naturellement cette clarté.
Si la lumière du soleil éblouit, c'est parce qu'elle échauffe outre ure el dissout ainsi l'organe de la vue. Il n'ea est pas de même de la clarté des bienheureux, qui, bien que supérieure à celle du l,. n'offense pas la vu(e, mais la réjouit: aussi est-eUe comparée, dans l'Ecriture, à la clarté du jaspe.
Nous voyons dans l'évangile que Jésus-Christ disparais* a-dire se rendait invisible à son gré. \in-i sera-t-il au pquvoir des élus de se rendre visibles ou invisibles, de montrer leur re ou de la voiler -don leur bon plaisir (I).
'•oui. . Sui>}ii> m., g ■ 80 fi "-''H