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voir Dieu dons son royaume; car, par cette régénération, noua sommes j enfanta de Dieu, il» par conséquent, les
héritiers de ses biens etd yaume. Frappé d'étonnement,
ntend ml me i épond : « Comment un bomnne
peut -il renaître, lorsqu'il est déjà vieui I Esl ce qu'il peul ie m>u-
: rentrer <\ ins l<- sein de sa mère, et naitre une seconde foie : »
nomme, nourri <!<"•- son enfance d'une religion qu'on ne f.ii>nii plus consister que dans des cérémonies extérieures, prenait dans un sens charnel cette spirituelle renaissance ; et Jésus-Christ la lui explique plus clairement : « En vérité, en v< dis, il
quelqu'un ne ren itl de Peau et de l'Esprit, il ne peul entrer dans !<• royaume de u. Ce qui est né de la chair esl eh. m- : et ce qui esl n ■ de l'Esprit e^i esprit. N étonnei pas de ce que je
vous ;ii dit ; n faut qui* vous naissiez de nouveau ; I Esprit souffle Où il veut [uelqu'un entend sa voix, il ne sait ni d'où die
vient, ni où elle \.i [i). •
>mme s'il lui eût dil : Voulez-vous comprendre le myatèn
ncc ]>;ir la grâce ! Remontez ;i son principe : car «le même que l'homme charnel, qui engendre dans la chair, produit un homme charnel, parce qu'il imprime ri grave, autant qu'l
«■n lui. la re blance de sa nature dans celui qui est engendré
par lui : prit dé Dieu, qui esl l'auteur de la régénération,
départit la spiritualité ;i ses nouvelles créatures, < i parce que, par l'infusion de - . il <'n rail des hommes spirituels el divins,
il leur communii iritUalité divine, npn \r\- comme il Fa
par participation : il les fait ses enfants, el ils sont
i, parce qu'ils sont nés «le l'Esprit. Personne, dans ce monde, ne saurait comprendre pins clair* ment ce mystère : c'eai le
I, qui ne Bera révélé qu'au jour des mani i.iii
Enfln, l'Ecriture ne cesse de répéter que nous sommes les enfants de Dieu. ■ Voye2, «lit l'apôtre bien-aimé, quelle charité le i eue pour nous : il nous ;> donné d'être appel - ni*.
et nous le sommes en effet (3) L'Esprit lui-même, <lu saint
a notre propre esprit que nous sommes les
nts de Dji u 3 Tous ceux qui l'ont reçu, il leur ;\ donné
le pouvoir •! de Dieu, h <'u\. qui croient <'n
nom, qui ne sont pas nés du sang, ni dé la volonté de la chair, ni de i h itnme, m ils qui Boni néa de Dieu (4). • 0
imunlcatlon de la nature, puisque celui la
seul est appelé fils, qui propage et exprime en lui-même la nature de son père, qu'il a reçue par sa naissance. Donc, puisqu'il est dit, à chaque page de l'Ecriture, que nous sommes engendrés de Dieu, que nous sommes nésdeDieu, que nous sommes les enfants de Dieu, il faut que nous ayons en nous la nature divine.
Telle est l'explication donnée par le Catéchisme du diocèse de Nancy : « Qu'entendez-vous, y est-il dit, quand vous dites que la grâce sanctifiante nous fait enfants adoptifs de Dieu? — R. J'entends que, par la grâce sanctifiante, Dieu donnant à nos âmes une vie surnaturelle, et divine, il devient notre Père, et nous devenons ses enfants. » Or, il est impossible que nous ayons une vie divine, si nous n'avons pas une participation à la nature divine. Aussi, saint Jacques nous dit-il : «Il nous a engendrés volontairement par le Verbe de la vérité, afin que nous fussions quelque commencement de sa créature (1)? » Et saint Paul, dont nous avons déjà cité les paroles, nous déclare que nous sommes participants de Jésus-Christ, si nous* conservons en nous, jusqu'à la fin, le commencement de sa substance. C'est pourquoi il s'écrie : Je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. Or, l'humanité de Jésus-Christ ne saurait être séparée de sa divinité ; c'est donc Jésus-Christ, comme Dieu, qui vit en saint Paul, et dans tous ceux qui sont régénérés en lui ou qui ont la grâce sanctifiante. Donc, la grâce sanctifiante est une participation à la nature divine.
Il ne faut donc plus s'étonner des éloges que font de la grâce sanctifiante tous les Pères et tous les docteurs de l'Eglise. Le dominicain Contenson résume ainsi ce qu'ils en disent : Us appellent la grâce sanctifiante simplement grâce, parce que toutes les autres ne sont que des dispositions pour la recevoir, ou n'en sont que les fruits, ou que les servantes ou les gardiennes. C'est par elle que nous devenons enfants de Dieu, frères et membres de Jésus- Christ, les organes du Saint-Esprit, les temples de l'auguste et adorable Trinité, les citoyens du ciel, les familiers de Dieu, ses amis et ses courtisans, enfin de nouvelles créatures. C'est cette grâce du Nouveau Testament, que les prophètes ont prédite, après laquelle les patriarches ont soupiré, que notre Rédempteur nous a méritée par son sang. C'est par elle que nous revêtons Jésus- Christ, que nous vivons en Jésus-Christ, que nous mourons, que nous sommes ensevelis et que nous ressusciterons en Jésus-Christ et que nous habiterons les demeures célestes. Elle est ce feu di-
(1) JaeoS 1 .