‹ De l'ordre surnaturel et divinChapitre 22 sur 49 · I. Mme : Qu'est ce que cette QèeheT · texte numérisé non relu

I. Mme : Qu'est ce que cette QèeheT

\ ire-S< ■ est tme étincelle <Temour que je verse et #eV

pends dans l'homme, qui ramollit sa dureté et le fait fondn

nier comme la efrè au fen, le pousse et l'incite à dm renvoyer et à me rapporter tout l'amour que je lui verse et répands m «h dans.

I me : Qu'est-ce que cette étincelle! \ ■' -Se -• ur : I est une inspiration envoyée de moi, qui, ne un l'en, enflamme les cœurs des hommes, par laquelle le Dçoil une si grande ardeur et force, qu'il ne peut faire mire chose que d'aimer. Cet amo' r lieni secrètement l'homme attentif à moi, moyennant cette inspiration qui continuellement l'avertit dans son cœur. Ce que c'est que cetu intérieure inspiralion, qui fait secrètement une »e, la langue ne le

iii dire. Enquérez*vous-en du cœur, qui la senl : enqu vous-en de l'entendement, qui l'entend; enquén i de l'esprit, qui est rempli de cetu ivre que Dieu fait par leur moyen. La

moindre cono qui s'en puisse * i\ par le moyen «le

la langue. Dieu remplit l'homme d'amour, il le fait espérer par mi' .m- avec une -i inde vertu, eontce mut le inonde,

contre l'enfer et contre nous-mêmes : et un le] amour demeure Inconnu, et l'on n « d peut parler Hf.

telle esi la nature de la grâce actuelle .' On la définit ordinairement, une sainte pensée qui éclaire l'esprit, une pieuse affection qui louche le cœur pour faire le bien et éviter le mal dans I ordre du salut. I .' de l'Eglise lui donnent différents noms et

pelloni uni une g^tatieet,

ment, on ne donne le nom ours ou au mouvement que Dieu donne i l'âme intéement, bien qu'il y ait de > extérieures, telles qu'une

instruction, un avis, un pieux exemple. Ce mouvement n'entraîne pas nécessairement l'âme au bien ; elle reste toujours libre sous l'impression de la grâce, comme nous le verrons dans un autre entretien. C'est un secours surnaturel et divin, de même nature que la grâce sanctifiante, puisqu'il est donné pour conduire l'homme à la justification ou la conserver en lui. Est-ce la volonté, la bonté ou la toute-puissance de Dieu, qui excite l'àme au bien ? C'est ce que personne ne saurait définir ; mais peu importe, puisque nous savons qu'elle vient de Dieu et qu'elle nous est donnée pour nous conduire à notre fin surnaturelle.

Il ne faut pas s'étonner que nous ne puissions mieux expliquer la nature de la grâce sanctifiante et de la grâce actuelle ; en physique même, on ne connaît la nature intime de rien. Qui jamais a prétendu nous dire ce que c'est que le feu, l'électricité, la lumière, le magnétisme ? Seulement on en connaît les effets. Non seulement ce serait une vaine curiosité, mais encore une sotte exigence, que de vouloir mieux comprendre les vérités surnaturelles que les vérités de l'ordre naturel. Nous connaissons la grâce par ses effets, cela doit nous suffire, et le reste nous importe peu.

DES PUISSANCES SURNATURELLES DE L'HOMME SURNATUREL ET DIVIN. — DES TROIS PUISSANCES SURNATURELLES ET DIVINES QUI VOIS ORDONNENT PAR RAPPORT A DIEU.

Messieurs,

La philosophie nous démontre que Dieu crée l'homme et le tire du néant, et que l'âme par sa nature est spirituelle. Mais en quoi consiste la nature même de cette spiritualité 1 elle ne le dit pas, et ne saurait le dire. La théologie nous prouve aussi que l'homme, par la justification, est créé de nouveau, qu'il acquiert par là un surnaturel et divin, et que la grâce sanctifiante est une par-

I \ll.\IF PARTIE.

licipation a la nature divine : mais qu'est-ce que cette participation elle-même? Elle nous répond qu'elle produit dans l'Ame une qualité, une habitude ou une perfection réelle, infiniment plus noble que la nature de l'athe Bile-même, puisque c'e3i une perfection divine qui lui est communiquée. Le reste du mystère ne

ilé que dans le ciel; nous en savons assez d'ailleurs pour le temps du voyage, et pour concevoir de la grâce elle ninnr une estime «-t un amour sans borne, puisque, par elle, nous sommes unis ;i Dieu substantielTement.

^l n's In nature de l'homme une foi< connue, la philosophie mine quelles -ont 1rs facultés ou l<-- puissances de l'éme dans Fordre naturel.

Quelque système qu'ils adoptent. 1rs philosophes - ni forcés <l. innaltre dans l'àme, troi< principales Facultés ou po encore qu'ils lelir dohnent des nom- différents; on effet, il- cbnfessenl tous qu'un orateur ne satisfait -on auditoire, qu'autant qu'il suit Convaincre, plaire et toucher; convaincre l'intelligence, plaire .1 l'imagination, loucher le cœur. La raison en est qu'il faut contenter l'homme tout entier ; et. ce que nous disons d'un discours, on peut le dire également de toute oeuvre d'art. Il v a don< dans l'homme trois facultés principales ou puissances, l'intelligence, l'imagination qui comprend aussi la mémoire, puisqu'elle -rmble n'être que I imagination continuée, et la sensibilité'; il n'y a donc que trots vertus principales qui nous rattachent a Dieu, parce qu'elles embrassent ton- nos rapports envers lui, savoir : la foi. respérance et In clinrito .

La vertu, selon in pensée uY saint Vugusrm et de -tint Thomas, est une qualité do Pâmé pur laquelle on \it bien ••( que Dieu met m ni nous. D'autres définissent in vertu une habitude ou

One inclination qui nous rend boUs on meilleurs, ou qui nous di<- ;ni bien. < hr, il \ b dëu* sortes de vertus : les vertus naturet- 'i philosophiques, et les vertus chrétiennes ou surnaturelles. Samt Thomas appelle les premières <\c< vertus acquises, et les eondes des vertus infu si ce qu'il ne faut pas oubliai

l'on veut bien eoiUprértdre ses démonstrations.

I r, ifofs vertus dont nous nvons parlé, In foi, |'es| et la

charité, s'appellent vertus théologales, y.wfc qu'elles «Mit Dieu pour objet immédiat, et quelques-uns de ses attributs pour motif principal ; Je Croîs en Dieu, parce qu'il est la vérité même;

■ I, Dieu, |' im >• qu'il i-t fidèle a ses promesses; j'aime Dieu, 1 qn il est bon. Ce* trois vertus peuvent être naturel voir, lorsqn' >n croit en Dieu, qu'on n ml et qu'on l'aime,

DIX-NE UVIEME ENTRETIEN. Uj>9

comme auteur de la nature, qu'on agit en faisant des actes de ces vertus par les puissances naturelles de l'àme, et que le motif qui nous fait agir nous est fourni par la seule raison ou la philosophie.

Nous trouverons, dans un moment, que ces mêmes vertus existent aussi et surtout dans l'ordre surnaturel. . Mais l'homme n'a pas seulement des rapports avec Dieu ; il en a aussi avec ses semblables, et de plus il a des devoirs à remplir envers lui-même. Aussi, des trois premières facultés découlent quatre autres puissances qui doivent l'ordonner à l'égard des autres hommes et de lui-même, savoir, le discernement, le jugement, l'activité et l'appétit; d'où résultent quatre autres vertus morales, et qu'on appelle vertus cardinales, parce qu'elles sont le principe et comme la source de toutes les autres vertus : la prudence, la justice, la force, la tempérance. Ce sont des vertus morales, parce qu'elles ont pour objet immédiat la conduite de la vie. Elles sont naturelles ou surnaturelles selon que leur objet, leur principe et leur motif appartiennent à l'ordre naturel ou à l'ordre surnaturel.

Il y a de plus dans l'ordre surnaturel les dons du Saint-Esprit. Un don du Saint-Esprit est une habitude surnaturelle qui dispose prochainement le fidèle à faire des actes des vertus surnaturelles, et surtout des actes héroïques.

Conclusion. — Avec la grâce sanctifiante, Dieu répaiid dans rame les trois vertus thcologaks : la foi, l espérance et la charité. Cette conclusion est de foi catholique.

Dans l'ordre surnaturel, la foi se définit une vertu théologale divinement infuse qui incline l'àme à croire toutes les vérités que Dieu a révélées et qui nous sont proposées par son Eglise. L'espérance, une vertu théologale, divinement infuse, qui incline l'àme à espérer fermement, par les mérites de Jésus Christ, le bonheur du ciel, et les moyens de l'obtenir. La charité, une vertu infuse, qui dispose l'àme à aimer Dieu par-dessus toute chose, et son prochain comme soi-même.

Que ces trois vertus soient infuses avec la grâce sanctifiante, c'est ce que définit le saint Concile de Trente, session VI, chap. 7 : « Car, quoique personne ne puisse être juste que celui à qui les mérites de la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ sont communiqués, cette justification de l'impie, cependant, se fait en sorte que, par le mérite de cette même passion, la charité de Dieu est répandue par le Saint-Esprit dans les cœurs de ceux qui sont justifiés et y est inhérente. D'où il arrive que, dans celte justification, l'homme, par Jésus-Christ, dans lequel il est enté, reçoit tout en-

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semble, avec la rémission des péchés, têtu ces dons infos, la foi,

ei la charité. Car la roi, li elle n'est accompagnée de

l'espérance et de la charité, n'unit point parfaitement l'homme

—i hrfst, ne le rend pas un membre vivant de son corps.

■ pe qui a donné lien I ces v< un-, que in foi sans les œuvres

<ort'' ef tfitclile ; 61 aussi qu'en Jésxu~Chri»t ni lacin

ni I incircnni'ision nr srrl de ri ;i. mm» la f<>i qui oprrr par la

chant''. Celte foi, les eatéchumènea la demandent à l'Eglise, selon la tradition » lo< apôtres, avant le sacrement «le Baptême, lorsqu'il*; demandent la foi qui deame la vie étemelle, laquelle fol ne peut le donne!- sans l'espérance et ta charité : et aussitôt il> entendent cette parole de Jésus-Chrisl : SI MM Dénies rntrer dans Ht rie, aardez

commandement». Ainsi, recevant cette justice chrétienne et véritable comme la première relia qui leur est donnée par Jésus- Christ, au lieu de celle qu'Adam, par sa désobéissance, a percute pour lui et pour nous, on leur ordonne en même temps de In con-

er blanche et sans tache, pour la présenter devant le trihunai

Noire-Seigneur Jésus-Christ et acquérir la vie éternelle. • Personne ne peut dire : Seigneur Jésus, si ee n'est dans le Bejnt- Bsprit (1)... Nous ne sommes pas capables de penser quelque

se par nous 'mêmes connue <ie DOus-mémes^ mais notre capacité vient de Dieu (3) .k ^iVousé tes heureux, Simon ltar-Jona. pane la chair et le sang ne vous ont pas révélé ces choses, mais mon Père qui est dam les cteui (3)... Von- bvi i été imvéi ?ra-

tuiteinent par la foi, et cela ne Nient pas de VOUS; c'est un don d<

Dieu, et non lYtïct des oeuvres, afin que personne ne se gtaril l'oeuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a oyé •> ... Haianooà» qui avons les prémices de l'Hspnt, nous nous mêmes, anémiant l'adoption des enfants >l< Dieu, la délivrance de notre i us sommes saoréa par

l'espérance. Mais l'espérance qui se voit, d'est pas l'espérance .- [ue voit quelqu'un, qu'espère^t-il î Mais si non- espérom nous ne voyons» pas, nous l'attendons avec patience. Et, pa reillemeni, l'Esprit aide noire faiblesse: cm- non- nesavdt qu'il faut demander; mais l'Esprii lui-même demande pour nous oents inénarrables 6 ... la cbarlti est répandu* dans nos cœurs, par le Saint-Esprit qui nous a été don Maintenant, demeurent la Foi, l'espérance, la charité : mais di if II plut prend est la cbariti B •

La foi nous est donc nécessaire, comme l'espérance et la charité, tant que nous serons sur la terre , et la foi est un don de Dieu qui ne vient pas des œuvres; l'espérance est mise dans notre cœur avec les prémices de l'Esprit ; et ce même Esprit y répand encore la charité. Nous recevons donc, avec la grâce sanctifiante, la foi, l'espérance et la charité.

Saint Thomas va nous prouver que l'homme reçoit, dans la justification, trois puissances surnaturelles et divines : « Les préceptes de la loi supposent des actes de vertus ; car la loi divine commande des actes de foi, d'espérance et de charité. Il est dit dans le livre de l'Ecclésiaste, chap. II : Vous,qui craignez Dieu, croyez en lui. De même : Espérez en lui, et encore : Aimez-le.

« Par la vertu, l'homme est perfectionné pour faire les actes qui l'ordonnent à la béatitude. Mais il y a pour l'homme deux espèces de béatitude ou de félicité : Tune, qui est proportionnée à la nature humaine, et à laquelle il peut parvenir par les principes de sa nature ; l'autre, qui dépasse la nature, et qu'il ne saurait atteindre que par la seule vertu divine, selon une certaine participation de la divinité, comme il est écrit (IL Pet., 1) que nous sommes devenus par Jésus-Christ participants de la nature divine. Et parce que cette béatitude surpasse la proportion de la nature humaine, les principes naturels de l'homme, d'après lesquels il procède pour bien agir selon sa proportion, ne suffisent pas pour l'ordonner à cette béatitude. D'où il faut qu'il soit divinement surajouté quelques principes, qui l'ordonnent à cette vertu surnaturelle, comme des principes naturels il est ordonné pour sa fin connaturelle, non pas cependant sans un secours divin. Ces principes sont appelés vertus théologales, tant parce qu'ils ont Dieu pour objet, auquel ils nous ordonnent convenablement, que parce que Dieu les répand en nous, et nous les fait connaître par une révélation divine consignée dans la sainte Ecriture.

» Comme il n'y a pas de vertus dans un être sans une nature préexistante qui leur sert de principe et de base, les vertus théologales présupposent dans l'homme la nature divine, non telle qu'elle existe essentiellement en Dieu, mais par participation ; car, par la grâce, il devient participant de la nature divine, comme le bois embrasé participe à la nature du feu ; et celte nature divine participée devient le principe et la base des vertus ou puissances théologales.

(les vertus ou puissances sont appelées divines, parce que, par elles, nous devenons vertueux par rapport à Dieu, nous sommes semblables à lui, ses images imparfaites. Car Dieu les possède dans

I7> ! \l! ME PARTIE.

un degré plus émioenl : en lui elles sont des vertus modèles, i non- desv< rlus copiées 1 ). Il n'\ a que le Verbe ou le Y\\< de Dieu qui soil I im ig< parfaite de son Père; les fidèles, quoique partiel-' pants de i« nature « I i n i i u- , ne sonl pas vraiment dieux, mais seule* meut déifiés.

» Parles vertus théologales, l'homme est ordonné a sa fin rarnaturelle, comme par son Inclination naturelle il est ordonné Un connaturelle : or, daps l'ordre naturel, il est ordonné sous deux

lui de vue : premièrement, selon la raison ou l'intelligenci tant qu'elle contient les premiers principes universels qui nous sont connus par la lumière naturelle de l'intelligence, d'après lesquels procède la raison, tant dans les choses spéculatives que dans les choses pratiques ; secondement, selon la rectitude delà volonté, qui tend naturellement vers le bien que montre nu découvre la raison. Mais l'homme fait défaut, sous deux points de \ii' -, lorsqu'il s'agit de l'ordonner à la béatitude surnaturelle, selon ces paroles de saint Paul (I. Cor., 2) : L'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, el il n'esi pas monté dans le cœur de l'homme, ce que Dieu prépare à ceux qui l'aiment. D'où il a fallu que

deux rapports quelque chose fût surajouté a rhomme suriralurellement pour l'ordonner a sa fin surnaturelle. Ponr 1 intelligence. Dieu a surajouté à l'homme certains principes surnaturels, qui proviennent de la lumière divine, et qui sont rendus ci blés par la foi. Pour la volonté, Dieu a surajouté des principe-.

pour faire tendre rhomme vers cette fin, eomme vers une chose qu'il est possible d'atteindre, c'est I espérance : el pour unir spirituellement l'homme à Dieu et le transformer ainsi en quelque manière eu sa fin, et c'est (a charité. Car l'appétit «le chaque être

est naturellement excite et terni \cr< la lin qui lui est connaturelle,

mouvement qui le pousse provient d'une certaine conformité de l'être avec sa fin.

• Deux principe- -ont nécessaires pour diriger la volonté, -avoir,

un mouvement qui la pousse vers sa Un, et une conformation la t'm par l'amour, il faut donc que deux vertus théoioi.i charité, résident dans la volonté humain' . te- trois vertus sont répandues dans l'âme en même temps : ndant, lorsqu'il s'agil d'en faire des acte-, puisque la mal . 1 1 1 1 la l'orme, l'imparfaii avant le parfait, la foi précède I pérance, el fespérance prect de la charité. Bn effet, le mouvement

■ .'. a. I. — (2 H.fL, i. '

de la volonlé ne saurait être dirigé vers un objet, soit en espérant, soit en aimant, qu'il ne soit compris parle sentiment ou l'intelligence ; or, c'est par la foi que l'intelligence appréhende ce que l'homme espère et ce qu'il aime. Mais quand il appréhende un objet comme son bien, et qu'il espère l'obtenir, il est porté à l'aimer. Ainsi, dans l'ordre de génération, la foi précède l'espérance, et l'espérance précède la charité. Mais dans l'ordre de perfection, la charité précède la foi et l'espérance, parce que la foi et l'espérance reçoivent leur forme (c'est-à-dire leur vie complète) de la charité, et acquièrent la perfection de la vertu. Dans ce sens, la charité est la mère et la racine de toutes les vertus, parce qu'elle est la forme (ou la vie) de toutes les autres vertus (1).

» La charité ne saurait exister sans la foi et l'espérance ; car la charité ne signifie pas seulement un amour pour Dieu, mais encore une certaine amitié pour lui ; ce qui ajoute à l'amour une mutuelle communication. Car il cstdit (I. Epist., Joan., 4) : Celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et (I. Cor., i) : Dieu fidèle, par lequel vous avez été appelé à la société de son Fils. Cette société de l'homme avec Dieu, qui est une certaine conversation familière avec lui, commence ici-bas par la grâce, et se perfectionne dans le ciel par la gloire, et on possède l'une et l'autre par la foi et l'espérance. Ainsi, de même que quelqu'un ne pourrait avoir une amitié avec un autre, s'il ne croyait pas ou s'il n'espérait pas avoir avec lui une certaine société ou conversation familière, personne ne peut avoir d'amitié pour Dieu ou la charité, s'il n'a la foi, par laquelle il croie cette société et cette conversation de l'homme avec Dieu, et s'il n'espère appartenir à cette société. La charité ne peut donc exister d'aucune manière sans la foi et l'espérance.

» La charité est la racine de la foi et de l'espérance, en tant qu'elle leur donne la perfection de la vertu ; mais la foi et l'espérance, selon leur propre caractère, existent avant la charité ; et ainsi la charité ne saurait exister sans elles (2).

» Sur le premier chapitre de saint Matthieu, la glose dit que la foi engendre l'espérance, et que l'espérance engendre la charité. Or, ce qui engendre est avant ce qui est engendré, et peut être -ans lui; donc la foi peut être sans l'espéranee, et l'espérance sans la charité.

« La foi et l'espérance, comme les vertus morales, peuvent être considérées sous deux points de vue, selon un certain commencent) Sum., 1, 2, q. G:j, a 4. — (2) Ibid., a. U

I7i i \n mi: PARTIE.

ment el se|on la perfection même de la vertu. Car puisque la venu esl ordonnée pour faire mie bonne œuvre, elle csl pari quand elle peut opérer une action parfaitement bonne : ce qui a lieu lorsque ■•,• qui esl f.iii csl non seulement bon, mais est l'ion fait : autrement, -i ce qui esl fait est bon, mais a'esl pas bien fait, il ne sera pas parfaitement bon. D'où l'habitude, qui . -t le prinaciion, n'aura pas parfaitement le cat de la

vertu. Si quelqu'un fait une action juste, il fait à la vérité une bonne ce ivre, mais ce n'e-t pas une œuvre d'une vertu parfaite, à moins qu'il ne 1 1 fasse bien, c'est-à-dire selon un bon choix qui se fait par la prudence; c*est pourquof la justice sans la prudei ne p< ut .ne une vertu parfaite, \in-i donc, la fol et l'espérance peuvenl exister d'une manière quelconque sans la charité : mais, - la charité, .lie- h'onl pas le caractère d'une \ortu pari puisque l'œuvre de la fol est <le croire eu Dieu, et .pie croire est donner son assentimenl à quelqu'un par sa propre volonté : -i on ne le veut pas 'le la manière l'œuvre de la foi m

pas parfaite ; mais elle sera parfaite, si on le veut .le la manière cjicréc c'est-à-dire par la charité qui perfectionne la volonté ; car tout lion mouvement procède d'un amour droit, comme dit -

U. Oei, Lit». I'. . linsi 'Inné la foi existe a la vérité ia charité, mai- elle n'est pas une Vertu parfaite, comme la tempérance ou la force sans la prudence. <>u pont en dire autant <le l'espérance : car l'acte d'espérance esl d'attendre 'le Dieu la future béatitude : lequel acte esl parfait, >'il se fait .1 mérites que quelqu'un possède, ce qui ne peut - lâcha-

nt. : mais s'il l'attend d'après le- mérites qu'il n'

qu'il se propos* d'acquérir dans la suite, impat i ni ' I il peut exister sans fa chai pourquoi la foi et

resperance peuvent exister sans 1 1 ch irilé : mais sans la charité, ;i proprem< m parler, elles ne sont pas des vertu- : car. pour une

Maie veilu. il faut que non- fassions par elle non seulement mu

bonne œuvre, mai- encore que nous la fassions bien

Lie doctrine -le saint Thomas, présentée avec tant .!<• clarté ci de profondt ur, résout bien des difficulté I bommi « deux fins, l'une naturelle et l'autre surnaturelle :

pour atteindre la premic rc, il ne -uftit pas qu'il ait une nature, il

lui faut, .le plu-, .le- l'i aille- OU pUÎSS nÛlUrcIlCS qui l"or-

i ipporl ' ' i Ltt fin, et lui donnent les moyens u>

Or, i' lii naturelle .|c I homme e-t .l' itlcimlre Dieu, non

tel qu'il est en lui-même, mais tel qu'il se manifeste par les créatures ; mais Dieu se révèle sous le triple rapport du vrai, du beau et du bien ; il a donc dû donner à Thomme trois facultés pour le saisir : l'intelligence, comme vrai ; l'imagination, comme beau ; la sensibilité ou le cœur comme bon : de là les trois vertus théologales dans l'ordre naturel.

La fin surnaturelle de l'homme est de voir, de posséder .et d'aimer Dieu, non plus à travers les créatures, mais tel qu'il est en lui-même. Or, Dieu considéré en lui-même est la vérité, la beauté et la bonté par essence ; et ces trois perfections renferment toutes les autres. Donc, pour atteindre cette fin, il ne suffit pas que l'homme participe à la nature divine ou qu'il soit constitué dans un être surnaturel et divin, il lui faut, de plus, trois puissances surnaturelles et divines, qui l'ordonnent par rapport à cette fin et lui donnent les moyens d'y arriver. C'est alors seulement qu'il y a ordre et harmonie, car on peut établir celte proportion : L'homme déifié par une certaine participation à la nature divine est à ses puissances surnaturelles et divines, comme ces puissances sont à la béatitude surnaturelle. Or, ces puissances ou facultés surnaturelles et divines sont la foi, l'espérance et la charité. Donc, en justifiant l'homme par la grâce sanctifiante, Dieu a dû lui donner en même temps ou répandre dans son àme la foi, l'espérance et la charité ; autrement, il n'aurait fait qu'une œuvre imparfaite et tronquée.

C'est ainsi que Dieu agit dans toute la nature. Il pétrit le corps de l'homme de ses propres mains, et en fait le chef-d'œuvre de la création matérielle. Mais il n'a pas la vie par lui-même, il doit la puiser dans la nature ; Dieu lui donne donc des pieds pour marcher, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des mains pour travailler, un palais pour goûter ; en un mot, des sens et des organes pour chercher la nourriture et se l'approprier, pour conserver et perfectionner en lui la vie matérielle. Or, la foi, l'espérance et la charité sont des sens surnaturels, des organes divins, destinés à connaître, à saisir, à goûter, à s'assimiler la vie divine.

La plante a ses racines, qui s'enfoncent profondément dans la terre, pour y aller chercher les sucs qui l'entretiennent et la fortifient ; sa tige, qui se tourne sans cesse vers la lumière qui l'échauffé et la vivifie ; ses feuilles, qui absorbent cette partie de l'air qui fait sa nourriture. Mais le chrétien est un arbre transplanté de la terre au ciel, enté sur Jésus-Christ ; la foi, sont ses racines qui s'enfoncent dans les profondeurs de Dieu pour y puiser

1 Ml ME PARTIE.

ve cl li vie : l'espérante, m lige qui s'élève vers le Soleil des intelligences pour) trouver lumière ei chaleur; li charité, feuilles qui attirent vefi lui !;i nature même » 1 «* Dieu pour se l'ap- • ier et se l'identifier.

i. nui ne <ioit point ramper sur la terre, mais vtvre dans

i des plumes et des ailes. Voyez l'aigle qui

va placer son nid dur des rochers inaccessibles, i fixement

par-dessus les nues; et de là fond -m- la proie

qu'il aperçoit « I ; 1 1 1 ^ In plaint 'emblème du chrétien qui, sur

îles de la lui. de l'espérance ei de la charit c in<que

dans le Sein de Dieu, v rail sa demeure, le contemple dai

qu'il a de plus intime et dé plus secret; et ne descend de là que

I 'm- arracher au démon sa proie, édifier ses frères, le> convenir

i pratiquer «le-; œuvres <!•■ pénitence »'t de charités

l'i. construit; il esl lancé dans le vaste Océan^H

reste immobile. Mais à peine <!«*- hommes robustes font-ils maivrer leurs rames, ont-ils déployé les voiles, ou attisé le ree roir de la force motrice; il se mei en mouvement, née dans la haute mer, U :i<l les ondes avec rapidité et arrive ( î quelques jours aux extrémités du monde, d'où il revient Imou- -. \irni le chrétien est jeté sur In mer se «lu monde. Embarojué sur un frère esquif, à l'aide de la ï"i. qui lui sert de boussole, de l'espérance, qui lui lien! lieu de i le voiles, <lo la charité, qui es( puni' lui l agent moteur, il irdimenl, lutte contre les tempêtes, évite !<•- rochi , ancs de sable, s'élève au dessus des flots et arrive enfin an port de l'éternité.

I i foi esl la racine de la justification, l'espéranee on est la I

[leur et le fruit. I :> racine peut être sans la lige, In ne et la lige sans lu fleur et le fruit : mais la fleur et h- fruit m1 tient exisu r sens la lige el la racipe, Aussi « ^t-il de foi «ntho- [ique que, quand on perd la grâce par le j ne perd

i en môme temps la foi. Le Concile de Trente l'a défini "M \ I. canon SbS : • 91 quelqu'un dit que, i tant per«

péché, la f"i se perd toujours cl en même i qui reste nTest pas uno véritable foi, quoiqu'cl . .m que celui qui n l.i foi -ans la charité n'esl pat elirc-

qu'il Suit an.illn nie. »

vie surnaturelle et divine complète . l'espé-

que celui qui po? série, au moment

ncliflante <>u relie Ni'1 divine dans mute

. qui entre dans le ciel et soit rce que Dieu

trouve en lui sa parfaite ressemblance ; il est parfaitement uni aux trois personnes divines, par la foi au Père, par l'espérance au Fils, et par la charité au Saint-Esprit. Mais celui qui meurt avec la foi seule, ou avec la foi et l'espérance, ou même avec la foi, l'espérance et la charité imparfaite, est exclu du royaume des cieux. Semblable à l'enfant qui n'est pas né viable, qui est venu au monde avec une constitution incomplète, et que toutes les lois humaines déclarent incapable d'hériter et de posséder, parce qu'il n'est qu'un avorton, qu'il n'est pas un homme et qu'il n'y a que l'homme vraiment homme qui puisse hériter et posséder, le chrétien qui entre dans l'autre monde, sans avoir la vie divine complète, ne saurait être héritier de Dieu, parce qu il n'est qu'un avorton, que l'image de Dieu n'est point parfaitement imprimée en lui, en un mot, qu'il n'est pas un vrai fils de Dieu.

Ceci nous explique encore une question fort embrouillée dans la plupart des auteurs catholiques et même des théologiens , savoir, pourquoi les simples pécheurs sont encore membres de l'Eglise, tandis que les hérétiques, les schismatiques, les apostats, les infidèles et les excommuniés ne le sont plus. Serait-ce, comme ils le disent presque tous, que les simples pécheurs observent encore quelques pratiques extérieures, tandis que ceux dont nous venons de parler n'en gardent aucune ? Mais saint Augustin nous enseigne que les hérétiques cachés sont d'autant plus hors de l'Eglise, qu'à l'hérésie ils joignent l'hypocrisie. L'observance de quelques pratiques extérieures ne suffit donc pas pour qu'on reste membre de l'Eglise. Et. d'autre part, il est une foule de chrétiens qui n'observent rien, et qui sont néanmoins membres de l'Eglise, parce que ce sont de simples pécheurs.

Qu'il nous soit permis de dire comment nous nous expliquons ce point de doctrine. Pour être membre parfait de l'Eglise, pour appartenir à l'àme et au corps de l'Eglise, il faut être baptisé et avoir la vie de la grâce sanctifiante. Mais celui-là appartient seulement à lïime de l'Eglise, qui n'a pas été baptisé, ou qui. l'ayant été, a été ensuite retranché de l'Eglise, et a recouvré la grâce par la charité parfaite.

Ceux qui pèchent contre la foi, comme les infidèles, les hérétiques et les apostats, ne sauraient avoir l'espérance et la charité, puisque toutes deux ont pour base et pour racine la foi ellemême. Ils ne sont donc pas membres de Jésus-Christ, puisqu'ils ne lui sont unis par aucun lien. Il en est de même d'un schismatique; car, lor3 même qu'il ne nierait aucun article de la foi catholique, il ne peut faire un acte de foi surnaturelle. Il ne reconnaît

m DE! \I!Mi: PARTIE.

eomme légitimes I ars de la véritable Eglise; or, la loi

ntMiureUe doil avoir pour bue et pour règle extérieure l'Eglise nie, qu'il refose de reconnaître. Il est doue aussi hors de l'Eglise. L'excommunii ni «jiif l'Eglise reuan h»' de bob

.h. piiii. somme la société civile qui condamne à la peine de mon, repousser de ta société, par le glaive spirituel; celui qui s'est rendu coupable de quelque forfait.

Mais il n'en est pas de même des simples pécheurs, c'est-à-dire de ceui qui ont conservé au moins la foi el qui ont perdu la charité par le péché mortel. Car la foi, sans respérance et la ehorité, ne nous unit pas parfaitement s Jésus-Christ Elle nous unit donc ;i lui imparfaitement houe, il reste encore a celui qui a cons< la loi. un lien qui l'unii iii.|i,u internent (i Jc-us-CIn i-t. Donc il esi encore membre, mais membre mon cl imparfait du corps mystique de l< sus-i hrist pu de I Egl

l.i foi seule est la racine de la justification, le commencement du salut. I esl donc un commencement de Vie surnaturelle. I pendant l'Ecriture el les conciles non- disent que c'est une foi morte. Comment donc la foi. qui est le commencement de la vie, peut-elle être une foi morte \ Il nous semble que <•»• n'est la qu'une contradiction apparente. La foi seule dans le chrétien ressemble à la nature pendant l'hiver : la lui ci l'espérance, a la nature au printemps; la foi, respérance et la charité, à la nature en automne. Ne dit-on pas chaque jour que la nature est morte en hiv* qu'elle n'a plu- qu'un pou de w>-, et ne produit rien I De même la foi -an- la charité est une lui morte, parce que le- actes qu'elle ni) sont des actes mort-: < appelle «autre mono toute

action qui n'est pas animée par la charité, parce qu'elle ne vivra laits u ciel. Nu printemps, la nature a plus de vie qu en bivet; ndant, m elle s'arrête la, elle n'aura produit qui lilles

et dés !'• m-, ui.u- aucun fruit. Kilo n'a dpnc une vit complète qu'en automne; ou ses fruits sont mûrs et se conservent. Unsi la donnent un peu plus de vie au chrétien, mai- il n'\ a encore que doi désirs et des projet-, des feuille- et des rï< ou des fruits sans lue, qui ne sont pas murs, (pu ne saurait coii-i rvt teulement lorsqu'il est animé par la charité, qu'il

fait des œuvres vivantes, qui serout éternellement

putsqu el pensées dam le «ni, > il naeai l

sanctifiante.

< >n vi.it combien il Importe de ne pas confondre i inc-

ite avec la i liai ilé ; car la grâce sanctifiante, proprement dite, • omprend la foi, l'espérant c 1 1 la charité. Hais quand ou perd la

charité par le péché mortel, on peut encore conserver le corn mencement de la grâce sanctifiante, ou de la justification, savoir, la foi, ou même la foi, l'espérance et la charité imparfaite. Mais ces vertus, sans la charité parfaite, sont appelées informes ou mortes, parce que les actes, qu'on en fait alors, ne seront pas récompensés dans le ciel ; ils disposent seulement le pécheur à la justification (1).

DES QUATRE PUISSANCES SURNATURELLES ET DIVINES QUI ORDONNENT L'HOMME DÉIFIÉ PAR RAPPORT AUX CRÉATURES.

Messieurs,

Ces quatre puissances, dont il est ici question, sont les quatre vertus morales, qu'on appelle ordinairement cardinales, parce qu'elles sont les principes de toutes les autres.

Toute vertu devient vice, si elle n'est dirigée par la droite raison, qui est la règle nécessaire des mœurs. Or, la prudence est la droite raison elle-même, car elle est définie par Aristote : La droite raison appliquée a la conduite de la vie. Toute vertu a donc besoin d'être dirigée par la prudence. A quoi servira en effet au chrétien d'être bien instruit dans la foi évangélique, de pouvoir faire des dissertaiions savantes sur l'amour, de Dieu et du prochain, sur le mépris des biens de la terre, sur la patience et les divers degrés de l'humilité, ou même sur l'objet de la foi et de

(1) L'on ferait peut-tire Lien de «listint^ner deux sortes de grâce sanctifiante, comme on distingue deux sortes de charité, parfaite et imparfaite. La grâce sanctifiante parfaite sera celle qui est complète, et qui sauve celui qui la possède. La grâce sanctifiante imparfaite sera celle qui demeure, après qu'on a perdu la charité par le péché mortel, savoir, la foi seule, ou la foi et l'espérance, ou la foi, l'espérance et la charité imparfaite; car ces vertus sont des grâces surnaturelles et habituelles, destinées à la sanctification du pécheur, bien qu'elles ne le sanctifient pas complètement, sans la charité parfaite.

MO DEl \ll ME PARTIE.

S'il n'csi pas guidé par la prudence, il fora une fausse application de -.1 science dan- tous les cas particuliers; il confondu lout, l'humilité avec la (acheté, le désir de la vengeance atee rhonneur bien entendu, te fanatisme avec le /«le.

\ la prudence se rattachent, comme à leur principe, f le soin «m la sollicitude pour (es choses divines, qui préserve de la m

la vraie docilité pour éviter la témérité et la présomption, et pour recevoir avec profilles Conseils des homm

ixpérimenlés : la circonspection pu la considération attentive de toutes les circonstances dans lesquelles il faut agir, pour ii.ni> mettre en garde contre la été et l'ioconsidération.

I 1 justii 1 onsisle à rendre à chacun ce qui lui est du, le tribut à qui le tribut, rhonneur à qui l'honneur, l'obéissance à qui l'obéissance. De cette vertu découlent, comme de leur, source, la religion, la piété, l'observation de la lui, la reconnaissance, la la libéralité ; car il est difficile de négliger ces vertus, le prochain et lui refuser ce qu'il a droit d'attendre de nous.

I 1 ror< e èsl une vertu <|ui affermit l'àme dans le bien, et la -

tient dans les danj travaux el les adversités de loul genre,

fruits de la force son! la patience, la persévérance, la magnar

nimité, <iui nous disposent à faire des œuvres diffti mdes

ni Augustin l'a définie, l'amour qui supporte

facilement loul pour Dieu.

I 1 tempérai les d sirs el les appétits de l'âme et du

corps, réprime tous les mouvements désordonnés, évile iqus les

- qui pourraient souiller l'un ou l'autre el opprimer la 1 1 ou même l'affaiblir. Pe là viennent l'abstinence, la sobriété, fa stetc, la pudeur, l'honnêteté, la candeur et la pureté des moeurs, là douceur <m la clémence, l'humilité cl la modestie, ( nfin 1 '< .--alité de carael

■ rtus sont naturelles, lorsque l homme les pratique les seules forces de sa nature, qu'elles n'ont d autre objet que 1 naturelle elle-même, el d'autre motif que des considérations fournit la lumière naturelle Elles son! surnaturelles

pour principe, pour ohji 1 > des mœurs, en tant qu'elles font partir du depôlda la latlon, • 1 pour molif quelque raison fournil' par la f"i.

! c la grâce 1 mciifi im f>< rrriiix morales. Cette conclusion n'csl pas de

rdons comme certaine.

pu vertus, en qualité d'être inu lligent

et libre, quand l'Ecriture nous dit que Dieu seul les accorde et qu'il faut les lui demander, on voit qu'il ne peut être question que de vertus surnaturelles.

« Apprenez, dit le Seigneur, où est la prudence, où est la vertu, où est l'intelligence, afin que vous sachiez en même temps ce qui donne la nourriture et une longue vie, où est la lumière des yeux et de la paix (I). . . . Possédez la sagesse, parce qu'elle vaut mieux que l'or; et acquérez la- prudence, parce qu'elle est plus précieuse que l'argent (2) . . . . Entourez-vous de tous les soins, et exercez dans votre foi la vertu ; dans la vertu, la science ; dans la science, l'abstinence; dans l'abstinence, la patience ; dans la patience, la piété ; dans la piété, l'amour de la fraternité; dans l'amour de la fraternité, la charité (3). . . Je mettrai ma crainte dans leur cœur, dit le Seigneur, afin qu'ils ne s'écartent point de moi (4)... La sagesse, qui est d'en haut, premièrement est chaste, ensuite pacifique, modeste, persuasive, s'accordant pour le bien, pleine de miséricorde et de bons fruits, ne jugeant pas, sans dissimulation (5) Et parce que j'ai su que je ne pourrais être autrement continent, si Dieu ne m'accorde cette grâce, c'était un effet de la sagesse de savoir d'où venait ce don, j'ai été trouver le Seigneur et je l'ai prié (6) Si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain que travaillent ceux qui la bâtissent ; si le Seigneur ne garde la cité, c'est en vain que veille la sentinelle (7). »

Puisque Dieu veut que l'homme jouisse de la félicité divine, puisqu'il ne saurait l'obtenir sans la pratique de toutes les vertus morales, qu'il n'a pas de lui-même ces vertus, mais que Dieu seul peut les lui donner, il faut qu'elles soient répandues dans sonàme avec la grâce sanctifiante.

Le Catéchisme du Concile de Trente compte parmi les effets du baptême « le très-noble cortège de toutes les vertus, qui sont répandues dans son âme avec la grâce sanctifiante. »

Saint Augustin, parlant des vertus cardinales, nous dit, sur le psaume 83 : « Ces vertus nous sont données par lu grâce de Dieu, maintenant dans cette vallée de larmes. »

Saint Thomas, qui peut nous tenir lieu des autres Pères de l'Eglise, puisqu'il n'a fait que résumer leur doctrine, démontre notre conclusion avec une force de logique incontestable. Il est dit au chap. VIII du livre de la Sagesse : « Elle eriseigne la sobriété et la justice, la prudence et la force.

(l)Barucli., 3, ii.— (2)Prov,, $6, 16. —(3)11, Pet., 1,!J.— (4) Jéréra., 59,40. — (S) Jacob, 3, 17. — («) Sap., 8, 21 . — (7) Psal. 120, 1.

1s.1 DÏUXH Ml PARTIB.

» Il fuit que Ici effets soient proportionnés* leur- principes et à leurs or, toutes les vertus, tant intellectuelles que ntoratesj

qui sont acquises par nos stèles, procèdeni de certains principes nanin la qui préexistent es nous : mais, tu Heu <!<• ces principes na» turels, Dieu nous confère les vertus théologales, a*r lesquelles i > » • 1 1 - sommes ordonnés b notre tin surnaturelle. D'où il foui qu'à ertus théologales répondent aussi proportionnellement <i auuoe habitudes, diviiiUMtioi produites en mm-, qui Boicntanx venas théologales ce que Bontles vertus intellectuelles et aaorales ank principes naturels des vertus;

» Certaines vertus peuvent dire, a ht vérité, produites en nous par ii"- actes : Cependant . elles ne sont pas proportionm tes rai vertus théologales parce que celles-ci sont surnaturelles et celles- II naturelles : e'est pourquoi il faut que Dieu en produise aVautres immédiatement qui leur soient proporttoQnt i n

» De>; vertu- théologales nous ordonnent suffisamment à notre tin surnaturelle, selon un certain commencement, en tant qu'elles non- unissent immédiatement a Dieu : mais il fnui que, par d'autres vertus surnaturelles^ rame soM perfectionnée touchant les auire- choses (ta conduite morale), Dépendant par rapporta

Dieu.

» La puissance des principes qui son! naturellement su non- ne •id pas au-delà de lu proportion de noire nature : c'est pourquoi, dans l'ordre de la tin surnaturelle, l'homme a besoin d'être perfectionné par d'autres principes sm I).

» Par ii charité, toute la loi e-i accomplie ; car il e-t dit aux Romains, chap. XIII, que celui qui aime le prochain accomplit

la loi : Or, lOUtC lu l«'i ne -aurait être aceniuplie que par la pratique de toutes les vertus morales, parée que la loi prescrit des • de toutes les vertus ; donc , cetui qui a ta charité a tontes Isa vertus morales. Saint Augustin dir, dans une de -< - lettre-, que i.i charité renferme en elle toutes les vertus cardinales; • Avec la oh irlté, sont Infuses en même temps toutes les vertus îles. Bn voici la raison : Dieu n'opère p;i- moins- parfaitement dans le- œuvres de la grâce que dans les œuvres de ta aatun nous voyons que, dans les œuvres de la nature, il n'% a pas m prinoipe de certaines scuvres dan- un être, qu'il n'\ ait en même temps tout ce qui est ni cessairc pour opérer coi a oUrsa.

\in :moi\ lont pourvus d'organes pour faire les OButres

dont ils s,>ni capables. M lis il est manifeste que la charité, m Hast

qu'elle ordonne l'homme à sa fin dernière, est le principe de toutes les bonnes œuvres qui peuvent être ordonnées pour la fin dernière. D'où il faut qu'avec la charité soient infuses en même temps toutes les vertus morales, par lesquelles l'homme perfectionne chaque genre de bonnes œuvres. L'on voit ainsi que les vertus morales surnaturelles n'ont pas seulement une liaison entre elles par la prudence, mais encore par la charité, et que celui qui perd la charité, par le péché mortel, perd toutes les vertus morales surnaturelles.

» Pour que l'acte d'une puissance inférieure soit parfait, il faut que non seulement il y ait une perfection dans la puissance supérieure, mais encore dans la puissance inférieure. Car, si le principal agent était convenablement constitué, il ne produirait pas une action parfaite, si l'instrument dont il se sert n'était pas bien disposé. D'où il faut que, pour que l'homme opère bien dans ce qui concerne sa fin, il ait non seulement la vertu par laquelle il est ordonné à sa fin, mais encore les vertus qui l'ordonnent relativement à tout ce qui concerne sa fin ; car la vertu qui se rapporte à la fin est la vertu principale et motrice, par rapport aux autres qui sont pour la fin ; et c'est pourquoi il faut recevoir de Dieu les vertus morales avec la charité.

» Les vertus surnaturelles, que Dieu confère avec la. grâce sanctifiante, ne font pas disparaître tout obstacle et toute difficulté à faire le bien, soit à cause de la dégradation de la nature, soit à cause des mauvaises habitudes qu'on a contractées auparavant (1). »

L'homme doit accomplir toute la loi, et, pour l'accomplir, il doit faire non seulement des actes des vertus théologales, mais encore de toutes les vertus morales. Or, il n'y a aucune proportion entre les actes des vertus morales naturelles et la fin surnaturelle de l'homme, puisque celle-ci est divine et qu'elle excède toute nature même possible. Donc, outre les puissances divines qui ordonnent rhoinme directement à Dieu et que nous appelons vertus théologales, l'homme a besoin de puissances surnaturelles et divines qui l'ordonnent dans tous les devoirs qu'il doit remplir, soit envers le prochain, soit envers lui même, pour les rapporter à Dieu comme à sa fin dernière. Donc Dieu a dû lui donner ces puissances ou vertus morales.

C'est encore une loi qui se rencontre dans toute la nature, dans les plantes et dans les animaux. Dieu donne à tous les êtres qu'il

(l)Sum., \, 2, q. G'J, a. 3.

crée des moyens d'arriver à leur fin, de se défendre contre leur; ennemis, de se conserver et de se propager sur la terre. Le petit agneau senl de loin sa mère et court nu-devant d'elle. Le mouton est saisi d'horreur aux approches du loup, et s'enfuit avant de l'avoir pu discerner. Le chien de chasse est presque infaillible pour découvrir, par la seule odeur, le chemin du cerf. Il y a dans chaque animal un ressort impétueux qui rassemble tout à couples esprits, qui tend tous les nerfs, qui augmente d'une manière incroyable, dans les périls soudains, la force, l'agilité, la vitesse et les ruses, pour fuir l'objet qui le menace de sa perle. Quel ouvrier a jamais travaillé avec plus d'art que l'abeille, le ver à soie, le castor, l'hirondelle ? Quel diplomate fut jamais plus rusé que le dauphin, la sèche ou le renard ?

Et Dieu, qui a été si prodigue à l'égard des animaux, sera-t-il avare, lorsqu'il s'agira de l'homme, le chef-d'œuvre de ses mains? Le hussera-t-il sans arme contre ses ennemis? Lui aura-t-il refusé ce qui lui est nécessaire pour faire son voyage dans ce monde et arriver à son terme ? Nous ne saurions nous le persuader.

Le chrétien doit donc vivre sur la terre, mais d'une manière surnaturelle et divine. Toutes les créatures semblent avoir conjuré sa perte. Quoique dégénérées, leur beauté l'enchante, sollicite son amour et séduit son cœur. Pour résister à leurs attraits, Dieu donne au chrétien la vertu de sobriété et de tempérance, par laquelle il méprise tous les biens de ce monde, ou ne s'en sert que pour sa propre sanctification. C'est saint Jérôme qui s'arrache aux délices de Home pour s'ensevelir tout vivant dans sa grotte : saint Augustin, qui dit un éternel adieu à la volupté pour mener une vie honnête, chaste et pure, et expier par la pénitence les désordres de sa vie passée; saint Louis de Gonzague, qui est plus mortifié et plus austère au milieu du monde que le plus fervenl chartreux-.

Tout n'est pas fini dans un jour. La vie est un combat continuel ; à force de lutter contre le péril ou la tentation, le chrétien se fatigue ; il finit par se lasser d'une guerre qui ne doit finir qu'avec la vie; souvent, il rend les armes ou il capitule honteusement. Dieu a connu -a faiblesse, et il vient à son secours, le soutient et affermit seà pas dnancelattts\ Uors, revêtu de la force d'en haut, rien ne saurait l'abattre ; au milieu do tous les dangers, il r< immobile; sahs peur connue sans reproches. Ainsi se montrent les

apôtres : faibles et timide*, ils abandonnent on renient lâchement leur maître : ils se tiennent renferme- dau> un lieu cache et ODScur. MaiN devenus d'autres hommes, par la tout- divine qui leur

est communiquée, ils méprisent, les injures et les opprobres, ils affrontent tous les dangers et présentent leur tète à leurs persécuteurs. Ainsi, les martyrs, que la crainte de la mort ne fait jamais reculer, marchent joyeux au lieu du supplice ; quand on les condamne à avoir la tête tranchée, ils répondent Deo gratias ; leur patience lasse et fatigue leurs propres bourreaux.

Cependant, les devoirs que le chrétien doit remplir sont nombreux ; enfant, il doit à son père et à sa mère le respect, l'amour, l'obéissance ; protégé, la reconnaissance à ses bienfaiteurs; citoyen, la fidélité aux lois de son pays ; chrétien, la piété envers Dieu ; pécheur, l'expiation de ses fautes ; prêtre ou magistrat, son temps et toute sa vie à ses paroissiens ou à ses administrés ; père ou mère, l'éducation et le bon exemple aux enfants. Par la vertu de justice, il remplira fidèlement tous ces devoirs. Saint Louis, au milieu des soins et des dangers de la royauté, est un modèle accompli sous ce rapport. Rien ne lui échappe, il rend justice à tous, à Dieu comme aux hommes, aux hommes comme à Dieu. Sa loyauté, son grand amour de la justice l'établit l'arbitre des peuples et des rois.

Mais environné d'ennemis si nombreux et si puissants, la force et la justice ne suffisent pas toujours, et, néanmoins, la ruse ou la fourberie n'est pas permise. De quelque côté qu'il jette les regards, il aperçoit des dangers, il rencontre des obstacles. Que fera -t il ? il priera le Seigneur de le remplir de sa propre sagesse, de l'esprit de prudence, pour le conseiller et le diriger dans toutes ses voies. Eclairé de la lumière divine, il évite les obstacles qu'il ne peut lever, il tourne les difficultés qu'il ne peut vaincre. L'esprit de conseil lui dicte toutes ses paroles, la circonspection guide tous ses pas. Ainsi se conduit Moïse, lorsqu'il se met à la tête du peuple de Dieu pour le délivrer du joug de la servitude, et l'établir dans la terre de la vraie liberté ; David, et surtout Salomon dans 'les premiers temps de son règne ; saint Athanase dans sa lutte contre les Ariens ; enfin presque tous les saints Pontifes, successeurs de saint Pierre; car c'est par la prudence qu'ils ont vaincu la force et la ruse, conjurées contre eux.

C'est pourquoi le juste s'écrie : « Je me réjouirai beaucoup dans le Seigneur, et mon âme tressaillera dans mon Dieu ; parce qn'il m'a revêtu des vêtements du salut, et m'a environné du vêtement de la justice, comme l'époux orné de sa couronne, comme l'épouse ornée de son collier de perles (I). »

(1) Uaï.,1ti, 10.

t«; \ll ME PARTIB.

PT VITRES PUISSANCES SURNATURELLES ENCORB PLUS PAlt FAITES II SURAJOUTÉES M \ PREMIÈRES. — DB LEUR ACCOKI).

Hl MIMM,

Les puissances divines, dont nous avons à parler, sont les sept

• i.MiN ilu Saint-Esprit., Ce sont des habitudes divinement ini

qui disposent 1»" fidèle, plus prochainemenl el plus nent

que l»> vertus, ;i suivre les inspirations «lu Saint-Esprit.

Il y ;i <c|»i lions du Saint-Esprit, selon ces paroles il'Isaïe : c L'Esprit du Seigneur reposera surlui : l'esprit d • el *l'in-

lettigence, l'espril de conseil el de force, l'esprit de Beietace et de piété, el l'espril de ta crainte du Seigneur le remplira (i). »

i • s Pères de l'Eglise, entre autres saint Amhroise (3), saint Jérôme ~. winl Augustin (4) el saint Grégoire-le- Grand {'■>), en expliquant çea paroles d'Iaaïe, enseignent unanimement qu'il sept dons «in Samt-Eapril : a| aucun auteur catholique, que nous eunnaiasinns, n'ajamais pontrcdil cette doctrine*.

Au surplus, lr- dons «lu Saint-Esprit étant comme des principes moteurs destinés à mettre en mouvement les puissances ouïes vertus surnaturelles et divines, il- doivent être au nomfanede sept, puisqu'il j .1 sept vertus principales.

I ON CL1 -ion. — Avic lu tjf'nr snnrli/i urtiiiiiu il ans

1 ùm- tes > i ' rfouj </" $oint~ Esprit. Nous regardons, avec la plupart des théologiens, cette conclusion pomme certefne.

p.n hi jii- h lirai ii m, l'homme est enté et enraciné en Jcsus-Cht .1 mi (ir 1.1 \u- ( 1 de l'Esprit '!<■ Jésus-Gbristk Mais que ferait \$ dans l*' émut des Qd£les, s'il n'\ répandait ses <!•

I ' —(2) Lit), df Spiritu i ! I . .

♦ I OkriMi.

« Or, si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Jésus-Christ, il ne lui appartient pas (1).., La charité a été répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit, qui nous a été donné (2)... Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai un Esprit nouveau au milieu de vous; et j'ôlerai de votre chair votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair ; et je mettrai mon Esprit au milieu de vous, et je ferai que vous marcherez dans mes préceptes, que vous garderez et que vous ferez mes commandements (3).... Ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont enfants de Dieu ; car vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour vivre de nouveau dans la crainte, mais vous avez reçu l'esprit d'adoption des enfants, avec lequel nous nous écrions : Abba, c'est-à-dire mon Père ; car l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (4).... Selon sa miséricorde, il nous a sauvés par le nain de la régénération et de la rénovation de TEsprit- Saint, qu'il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce, nous soyons ses héritiers pour l'espérance de la vie éternelle (5).... Ne savez-vous pas que vos membres sont le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez plus (G)? Celui qui observe les commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et c'est en cela que nous savons qu'il demeure en nous de son Esprit qu'il nous a donné (7).» Tous les saints Pères exaltent à l'envi les effets admirables de la justification, que le chrétien reçoit dans le baptême. «Le baptême, dit saint Grégoire de Nazianze (8), est la splendeur des âmes, le changement de vie en quelque chose de plus parfait, l'interrogation de la conscience devant Dieu. Le baptême est le secours de notre faiblesse. Le baptême est le dépouillement de la chair, l'acquisition du Saint-Esprit, la participation au Verbe, la correction de notre argile, le déluge du péché, la communication de la lumière, l'expulsion des ténèbres. Le baptême est un char qui transporte jusqu'à Dieu, une pérégrination avec Jésus-Christ, le soutien de la foi, la perfection de l'àine, la clé du royaume des cieux, un échange de la vie, la cessation de l'esclavage, le brisementde nos chaînes, la conversion de 1 homme en un état meilleur. A quoi bon nous arrêter à en dire davantage ? Le baptême est le plus beau et le plus grand des bienfaits de Dieu. De même que certaines choses sont appelées les choses saintes et les cantiques des

(1) Rom., 8, 9. — (2) Rom., V,, 5". - (3) Ezech., 56, 26. — (i) Rom., 8, i. (8) Tit., 2, K. — (6) I. Cor., 6, 19. — (7) I. Joan., 5, U. — (8) Orat., 40.

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