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I i nrit, qui habite daiia rime des justes, lmr commu*
nique-t-il une connaissance certaine et infaillible di1 l'heurcsÉ
trouvent ; >t : i î — il nous apprend lui même que pcr-
b'îI i bi digne d'amour ou d"' haine : mais saint Paul,
nu un vase d'élection, r;>\i jusqu'au troisième ciel, comblé
< divines, c infesse hautement que, loin d'avoir
rlitude absolue de >.t propre justification, et bien <ju
lui reproebc rien, il ne se croit pas pour cela justifié. 1 « tén Dscience est il un plus BÙf srar.i n t de
justification? Mais qui oserait dire qu'il se connaît mieux ojue onnaisssit lui-même? Cependant il n'ose se fiai* ler (l"r!ir juste, quoiqu'il n'aperçoive rien en loi qu'il puisse reproeb( L'examen particulier qu'en fait de ses propres actions ;><ut-il i donner celle certitude .' Mais qui ;i Bondé josqu'aui derniers repli> de son àme .' Qui connaît parfaitement loua les dési lootei les i< clinalions de son coeur .' <.>ui peul nous assurer de la droiture de Bes dispositions prés it*oe qui nous fait
ït-ce l'amour de Dieu ou l'amour de nous-mêmes
t-Ëspril nous «lit qu'il y :i une \<>ii' qui parait droilr cl qui
luit ;'i la mort : et les plu-; grands saints, .1 mesure qu?i lissent mieux, éprouvent souvent une crainte plus grande pour leur propre sulut, parce qu'ils s'aperçoivent que leur intention n^est presque jamais entièrement pure.
Mais te fidèle peut avoir la certitude morale qu'il rst juste et anrrt/j le à D
rint PauJ nous dit : « Nous n'avons pas r< çu un
il de servitude pour servir Dieu de nouveau dans h erainle :
mils nous avons reçu l'Esprit d'adoption filiale, avec i< quel peau
ons : Abàtt , dire Père. Car l'Esprit lui-même
i témoignage a notre esprit que nous sommes enfanta de
Dieu I * C'est'6-dlre que le Saint-Esprit, qui habite dans les
les force pas, par le sentiment de la crainte,
li loi, m dans leur .dur un amour tili.d qui lmr fait invo-
r Dieu avec cette confiance que des enfants ont pour le père
. Ire | d'où Ils eon< lui nt que le Saint-Esprit demeure <n
puisqu'il j produit ees heureux effets. « Notre gloire, disait
■ Paul, est le témoignage de notre conscience - . » Quoique
;t du que ee ti m m* lui donnai pas la certitude
lue qu'il était justifié devant Dieu, d avoue néanmoins qu'il
en a la confiance, et que cette confiance le soutient dans toutes ses peines et ses adversités. Car « les fruits de l'Esprit sont la charité, la joie, la paix (1). » Quand donc le même apôtre nous dit qu'il est certain que rien ne le séparera de la charité de Jésus-Christ, il ne veut pas assurer qu'il en a la certitude ahsolue, mais seulement la confiance hien fondée ; autrement, il n'ajouterait pas qu'il craint d'être réprouvé.
« Par le secours de la miséricorde divine, dit saint Augustin, nous avons l'esprit de Jésus-Christ ; et nous reconnaissons que cet Esprit de Dieu est en nous par notre amour même de la justice, notre foi intègre, notre foi catholique (2). »
Saint Thomas établit les deux parties de notre conclusion. Il est dit au chap. IX de l'Ecclésiaste, « que personne ne sait s'il est digne d'amour ou de haine. Or, la grâce sanctifiante rend l'homme digne de l'amour de Dieu ; donc, personne ne peut savoir s'il a la grâce sanctifiante.
> On peut savoir une chose de trois manières : premièrement, par la révélation ; et, de cette manière, quelqu'un peut savoir s'il a la grâce ; car Dieu le révèle quelquefois à quelques-uns par un privilège spécial, afin que la joie de la sécurité commence en eux dès cette vie, qu'ils entreprennent de grandes œuvres avec plus de confiance et de courage, comme il a été dit à saint Paul, IIe Epitre aux Corinthiens, chap. XII : Ma grâce te suffit. Secondement, l'homme connaît quelque chose par lui-même, et cela d'une manière certaine ; or, personne ne peut connaître ainsi qu'il a la grâce ; car on ne peut avoir la certitude d'une chose, à moins qu'on ne puisse la juger par un principe qui lui est propre. C'est ainsi qu'on obtient la certitude des propositions démonstratives par des principes universels indémontrables. Personne ne pourrait savoir en effet qu'il a la science de quelque conclusion, s'il ignorait le principe. Or, le principe de la grâce et son objet est Dieu lui-même qui, à cause de son excellence, nous est inconnu, selon celte parole de Job, chap. XXXVI . Voici le Dieu grand, qui est vainqueur de notre science. C'est pourquoi sa présence en nous ou son absence ne peut être connue avec certitude, selon cette autre parole fie Job, chap. IX : S'il vient à moi, je ne le verrai pas, et s'il s'en éloigne, je ne le comprendrai pas. L'homme ne peut donc juger avec certitude qu'il a la grâce, selon ce que dit sait Paul, lrc Epitre aux Corinthiens, chap. IV : Mais je ne me juge pas moi-même ; celui qui méjuge, c'est le Seigneur. Troi-
({) Gai., li. — (2) Serm, iUli, alins 6 de verlis Apottoli.