II- concluent de la que, lorsque If pécheur est iu
il perdre la justice, puisqu'il n'est pas libre ; n qur
la justice est la même dans tous, puisqu'il n\ a rien de personnel
[u'elle est un simple blanchissage de I âme.
Hais nous avons prouvé qur louti écriions 10m autant
condamnées par i Rglise, op| ux paroles de la
sainte Ecriture et à l'enseignement des Pères, désapprouvées par la raison d'un chrétien éclairé. Par la justification, l'homme est né du second Adam, il est proprement Fils de Dieu ; il est donc personnellement justifié. Il est donc véritablement juste. Son libre arbitre n'a pas été totalement éteint, mais seulement affaibli ; il est rétabli et perfectionné par la grâce ; il peut donc coopérer à la grâce. Mais il est évident que tous n'y coopèrent pas de la même manière.
« Le sentier des justes brillant comme la lumière, dit l'Esprit- Saint, procède et croit jusqu'au jour parfait (1). . . Dieu augmentera, dit saint Paul, l'accroissement des fruits de votre justice (2). »
Nous pourrions rapporter à l'appui de notre conclusion tout ce que l'Ecriture dit de la charité ; car, comme elle donne la vie à toutes les vertus, elle complète la grâce ou la justice. Or, la charité peut croître dans les justes. Jésus-Christ interrogeant saint Pierre lui dit : « Pierre, m'aimes-tu plus que ceux-ci (5)? »
Enfin l'Ecriture enseigne expressément qu'il y a divers degrés et différentes demeures dans le Ciel ; qu'à la résurrection générale, les saints brilleront comme le soleil, la lune et les étoiles. Donc la justice, qui est le principe et comme la cause de la gloire, est aussi différente.
« Ils sont revêtus de la justice, dit saint Augustin, les uns plus, les autres moins (4). . . Tous n'ont pas les mêmes mérites ; les uns sont plus saints que les autres, les uns sont plus parfaits que les autres (5). . . Nous sommes justifiés, mais notre justice croit, lorsque nous faisons nous-mêmes des progrès (6). »
Saint Thomas est encore plus formel. Il est dit dans l'Epitre aux Ephésiens, chap. IV : « La grâce est donnée à chacun selon la mesure de la donation de Jésus-Christ ; or ce qui est donné avec mesure, n'est pas également donné à tous ; donc tous ne reçoivent pas également la même grâce.
» Une habitude peut avoir deux sortes de grandeurs; l'une, de la part de la fin ou de l'objet, selon qu'une vertu est dite plus noble qu'une autre, en tant qu'elle ordonne à un plus grand bien ; l'autre, de la part du sujet, qui participe plus ou moins à cette habitude qui lui est inhérente. Dans le premier cas, la grâce sanctifiante ne peut être moindre ni plus grande, parce que la grâce, • mis ce rapport, unit l'homme au souverain bien, qui est Dieu.
(1) Prov. 4, 18. — (2) II. Cor., 9, 10. — (5) Joan., 21, VS. — (4) Epist. 104, ad Hieronim., c. 3, n. 13. — (8) Tract. G, inJoan., n. 8.— (G) Scrm.. 158, alias 1G rl/ts Aposloli.
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M g dans le - is, de la pari du sujet, 1 1 grâce peul recevoii
du plus ou 1 1 1 1 n: ii que l'un esl éclairé plu»; parfaitement
qu'un nuire par h lumière de h L'i;nr. Cette diversité il' plusieurs causes; l'une vient de la manière dont l'homme se pré-
e ir relui qui le prépare mieux i recevoir en reçoit uni1 plu» abondante. Mais ce n'est pas l.» la première raison «le cette différence; car la préparation à I n'esl <le l'homme, qu'autant qui- Dieu lui-môme prépare son Kbre nrbiire. Donc h première cause de cette diversité vient de Dieu, qui dispense «le différentes manières les dons de . atln
que 'le cette diversité de degré naissent la beauté et la perfection de l Eglise, de même que «luis la nature il a établi divers il' j dan» la perfection des êtres, pour que le tout bo'iI parfait. Aussi l'apôtre, après avoir «lit que la grai chacun selon
la mesure île la donation de Jésus-Christ, et après avoir énuméré l' a différentes espèces de grâce, ajoute : Pour la consommation des saints, pour l'édification du corps de Jésus-Christ t . »
Ainsi, île même que tous les hommes, en tant qu'hommes, reçoivent 'le Dieu un même don, ou un don île même nature, i a- dire une &me et un corps, les chrétiens reçoivent oussi la mém< justice, en tant que, par la grâce sanctifiante, il» participent à In même natun di\ine ; mais de même qu'ils reçoivent un corps plu» ou moins beau ou robuste, une intelligence plus ou moine élevée et une volonté plu» ou moins droite, ainsi Dieu communique au\ fidèles île» grâces différentes ; 1 1 cette diversité de qualité» it de grâces, dans l'un et l'autre ordre, lait la beauté et la perfection du monde.
Chose êtrangel l'on a répété mille toi», et l'on ne cesse de nous dire encore tous les [ours que le pi i incompatible evee le
catholicisme, tandis qu'il s'allie merveilleusement avec la Réforme^ El voilà la Réforme qui fait de l'homme une machine sans agent moteur, un vaisseau sflhs vofle, un char sans mue, un oiseau sans aile», une vraie momie, une pétrification : c'est nu cadavre sur lequel Dieu a Jeté un voile ou répandu une couche de je m
quelle couleur pour earher »a laideur, mai» il n'a pas plu» de
qu'un mort ou qu'un fossile.
(t)Suw., 1,.'. '!• tl\ .V *.