LA FIN SURNATURELLE DE L'HOMME EST SON UNION IMMÉDIATE AVEC DIEU
Nntwe de ce bonheur divin. — Son existence prouvée par le Concile de Trente et des témoignages de l'Ecriture sainte.
Messieurs,
Nous avons dit que l'ordre comprend trois termes, la nature de l'être, les moyens, la fin. La connaissance approfondie de ces trois termes donne la science de l'être : car la science de l'homme, dans l'ordre naturel, ou la philosophie, consiste à connaître la nature, les facultés, la fin de l'homme ; et pour acquérir cette science, on commence ordinairement par étudier la nature de l'homme. Sa nature étant bien connue, on distingue aisément ses facultés; et de ses facultés, on déduit sa fin. Ici, au contraire, nous commencerons par le troisième terme nécessaire pour constituer l'ordre, par la fin ; parce que, si nous procédions autrement, il nous serait très-difficile d'exposer ces grandes vérités avec toute la clarté qu'elles demandent. En effet, si nous voulions savoir ce que c'est que le chêne, nous ne l'étudierions pas dans le gland d'abord : car, bien qu'il renferme toutes les parties qui doivent le former un jour, elles sont encore en germe, insaisissables et confondues les unes avec les autres. Mais nous l'examinerions bien plutôt, lorsqu'il est totalement développé et qu'il est devenu un grand arbre. De même nous ne connaîtrions jamais l'homme, si nous ne