‹ De l'ordre surnaturel et divinChapitre 4 sur 49 · il I.l PART1B · texte numérisé non relu

il I.l PART1B

pouvions l'étud er que lorsqu'il est dans le sein de sa mère; car il

ppe à nos noua l'étnlion, lorsqu'il est arri\e

Or, ci qu'il M HBontrt dans totale -.1 rai ■ , sa

grandeur et - 1 majesté, nous comprenons mieux «•(■ qu'il est ou ce

qu'il doit être avant sa Mil >r, tanl que le fidèle demeure

sur la terre, il «m dan l'Eglise eounne dan le sein de sa mère :

|u'au moment de sa mort qu'il naii pour l'éternité, el qu'il

obtient son entier et parfait développement. La ci germe

hé au fond de son àme comme le gland sous la poussière,

lit t. mt a cou!, s'éaenpuii ploie dans toute -;i flaire

. Examinons donc ee qu'il sera dans l'éternité,

et i * t . 1 1 — comprendrons plus facilement ce qu'il est dan le

tempe.

Sinon interrogeons ta raison humaine, clic se tait sur L'étal futur de l'homme j ou plutôt «II*" nous renvoie aux défin don «le l'Eglise, .i la parole «le Dieu consignée dans l'Ecriture, à l'autorité des p< - et des Docteurs, aui considérations philosophiques déduites de l'ensemble des œuvres de Dieu. Ces pn uves seron péremptoires, parce nue nous nous adressons a des catholiques. ■ ceux qui n ; pas : lyei patience : si Dieu

iHiii- d >nne le temps et la forée, la suite «le nus études Don [tara rcmonicr un jour eku haut, ci examiner ce qui sert de base à tout l'édifl lique. Euep n non empêche d'en parcourir, aV

ni. quel |ues parties, de les étudier, d'en admirer la beauté, liesse et la grandeur.

I i question présente n'est pas ir >'il y a une suite i

- bon et malheureuse pour les méchante. Qndi : obscurcissement de l'intelligence et le dérèglement cl 1 1 cceer, le sentiment de cette grande vérité n'a jamais pu entièrement du inonde. La w>ix d< i in In peuples proclame que tout ne finil p n à la mort, m li^ que de foa l de ahaqufi tombeau ni deux chemins, l'un qui conduit au séjour du bonheur, ci l'autre, au lien du châtiment. I p Dieejnte doit rendre a chacun selon ses œuvres, et puisque cette pus Lice ne s'i n dam i f.iut qu il > en au un aune eu tout rentra dan

l*ordr< Une retraite honorabh sera donc au serviteur

fidèle, elle serviteur mauvais ou paresseux sera condamné aux

\n iil sera prouvé que 1 homme a une fin surnatu-

relle, l'existence d'une autre vie sera par là même nr ment

— Les dînes des jiitles, tj<u n'ont rmu à <jpur nu

sortir de eette vie. jouissent de la vision intuitive de Dieu uussitôt après leur mort. Ce<te conclusion est de foi catholique (1).

Le Concile œcuménique de Florence, tenu en 14Ô9, dans en décret dogmatique souscrit par les Pères grecs et latins, définit « que les âmes de ceux qui, après avoir reçu le saint Baptême, n'ont contracté absolument aucune souillure du péché ; que celles aussi qui, ayant contracté quelque souillure du péché, ont été purifiées, soit lorsqu'elles étaient unies au corps, soit après en avoir été dépouillées, sont reçues aussitôt dans le ciel, et voient Dieu un et trine, clairement comme il est; plus parfaitement néanmoins les unes que les autres, selon la diversité de leurs mérites. » Or, il est impossible que les saints voient Dieu clairement, comme il est en lui-même, s'ils ne sont pas tellement unis à Dieu qu'ils le voient en lui et par lui : car s'il n'y a pas une union substantielle entre Dieu et les saints, il y a un intermédiaire, et les saints le voient alors par un milieu, par quelque image ou par quelque représentation, et non pas en lui-même : donc les saints sont déifiés.

Plusieurs Pontifes, Innocent III, Clément IV, Nicolas III et Nicolas V, ont confirmé cette même foi par des décrets successifs. Benoit XII définit que les âmes des saints, avant la résurrection et le jugement général, voient Dieu d'une vision faciale tt iniuiUve, et condamne comme hérétiques ceux qui, de vive voix ou par écrit, enseigneront le contraire.

Que cette vue de Dieu face à face, ou vision intuitive, implique l'union la plus immédiate de Dieu et de l'homme ou la déification consommée, nous le croyons et nous le chantons dans nos grandes solennités. « 0 vous tous, qu'une même gloire réunit dans le ciel, nous publions vos louanges en un même jour sur la terre. Nous chantons la récompense que vous avez obtenue par de durs travaux. L'amour et la vérité à découvert vous servent d'aliment : vous buvez à longs traits, dans un fleuve immense, la joie et le bonheur : votre âme s'abreuve, sans jamais se rassasier, à ces sources sacrées. Dieu, qui habite en lui-même, qui est à lui-même son sanctuaire, vous rend heureux par sa présence, et sa propre substance pénètre votre être tout entier (2). »

(1) Une proposition est de fui divine, lorsqu'elle est enseignée par l'Eglise coiium; ajanl été révélje de Dieu dans l'Ecriture ou la tradition. Elle est de foi catholique, lorsque non seulement elle est divinement révélée, mais qu'elle est encore proposée à la créance des fidèles, de manière que s'ils ne la croient pas, ils sont hérétiques. Ainsi ui.e Tërité ne peut être de foi catholique, sans être de foi divine : mais non réciproquement.

(2) Brev. Nancei. In Festo omnium Sanctorum.

PR1 Mil RE PARTIE

i itiop, une (Igure de poésie ? Gardonsdous bien de le penser, Saint François de Sales va nous expliquer i h ine avec l,i profondeur d'un Père de l'Eglise. . Quan I nous regardons quelque chose, nous dit-il, quoy qu'elle non- soit présente, elle ne s'unil pas .1 nos yeux elle-mesme : ains ~, ni. menl leur envoyé une certaine représentation on image d'elle .,nr. que 1 nu appelle espèce sensible, par le moyen de laquelle non - Ri quand nous contemplons ou entendons quelque

-,•. ce 'i'"' d°us entendons ne s'unil pas non plu- à nostre ennt, sinon par le moyen d'une autre représentation et image ^délicate et spirituelle aue l'on nomme espèce intelligible, spei s, i' ir combien • ï *^ destours el de Dents viennenl elles a nostre entendement ! Elles abordent nu sens rieur, el de là passent à l'intérieur, puis à la fantaisie, de là à rentendemeni actif, ivt viennent enfin au passif : à ce que, passant i.ini d't staminés el sous tant de limes, elles soieni par <•«• yen purifiées, subtilisées el affinées; * 1 qui' de sensibles el les -nient rendues intelligibli s.

» Nous voyons el entendons ainsi, Théolime, toui ce que n mseï entendons en ceue \i<' mortelle, m i\ me- me leschosi la foi. Car, comme le miroir ne consent pas la chose que l'on y void, ains seulement la représentation arrestée par le miroir an luit une autre en l'csil qui regarde : de mesme la parole de la ntienl pas les choses quelle annonce, ains seulement elle !.•- peprt 1 l celle représentation des choses divines <|ui esl

en la parole de la ioy, en produit une autre, laquelle nostre eplendement, moyennant la grâce de Dieu, accepte el reçoit comme union «le la sainte vérité ^ cl nostre volonté s") complais! et l'embrasse eomme une vérité honorable, utile, aimable et 1 bonne. De sorte que les véritez signifiées en la parole de D sont par ii-. lie représenté* - a l'entendement, comme les .1 U miroir lonl par le miroir r. prés 1 . c't -1 « \oir comme pu- un miroir, • dit 1 ître.

» Mais au ciel, rbeotime, ah I mon Dieu quelle faveur lia Divinilé s'unira elle-mesme à nostre entendement, sans entremise r»j représentation quelconque ; ains ppliquers el

Ira eUe-n tend ment, ni tellement

1 lui. que cette intime présence tiendra lieu dercprei

0 vraj Dieu 1 quelle suavité à rentendemeni bumain d'estre s jamais an] b son souverain objet, recevant non tiiaiion, ui:i: nor : uou aucune image ou Bfjx

mais la propre essence de sa divine vérité et majesté! Nous serons là comme des en fans très-heureux de la divinité, ayant l'honneur d'estre nourris de la propre substance divine, receue en nostre ame par la bouche de nostre entendement; et, ce qui surpasse toute douceur, c'est que comme les mères ne se contentent pas de nourir leurs poupons de leur lait qui est leur propre substance, si elles-mesmes ne leur mettent le sein dans la bouche, afin qu'ils reçoivent leur substance, non en un cueillier ou autre instrument, ains en leur propre substance et par leur propre substance ; en sorte que cetie substance maternelle serve de tuyau, aussi bien que de nourriture pour estre receue du bien-aimé petit enfançon; ainsi Dieu nostre père ne se contente pas de faire recevoir sa propre substance en nostre entendement, c'est-à-dire de nous faire voir sa divinité ; mais par un abysme de sa douceur il appliquera lui-mesme sa substance à nostre esprit, afin que nous l'entendions, non plus en espèce ou représentation, mais en elle-mesme et par elle-mesme : en sorte que sa substance paternelle et éternelle serve d'espèce aussi bien que d'objecl à notre entendement. Et alors seront practiquées en une façon excellente ces divines promesses : « Je la meneray en la solitude et paiieray à son cœur et l'allecleray... Esjouissez-vous avec Hierusalem en liesse, afin que vous allaictiez et soyez remplis de la mamelle de sa consolation, et que vous suciez et que vous vous délectiez de la totale affluence de sa gloire. Vous serez portez à la mamelle, et on vous amadouera sur les genoux. »

» Bonheur infiny, Theotimc; et lequel ne nous a pas seulement esté promis, mais nous en avons des arrhes au tres-sainct Sacrement de l'Eucharistie, festin perpétuel de la grâce divine; car en iceluy nous recevons le sang du Sauveur en sa chair et sa chair en son sang; son sang nous estant appliqué par sa chair, sa substance par sa substance à nostre propre bouche corporelle; afin que nous sçachions qu'ainsi nous appliquera-t-il son essence divine au festin éternel de la gloire. ïl est vray qu'icy celte faveur nous est faicle réellement, mais à couvert sous les espèces et apparences sacramentelles, là ou au ciel la divinité se donnera à descouvert, et nous la verrons face à face comme elle est (1). »

Ces belles et remarquables paroles, qui résument sur ce point la doctrine catholique, nous montrent que la vision intuitive est la vue de Dieu sans autre intermédiaire que la substance divine, de sorte qu'elle est à la fois l'objet de la vision, le rayon visuel et

(1) Traité de V Amour de Dieu, liv. 3, c. 11.

PR1 Mil RE PARTH .

la représentation ou l'image imprimée dans l'entendement. <>r.

te vision de I > î « 1 1 ne saurait avoir lieu sans que l'homme ne tellement transformé en Dieu, que la substance divine le p< '■: mut entier 1 1 rasse une même chose avec lui, autrement il y aurait quelque intermédiaire. Donc la déification consommée - le ci< I est la fin dernière de l'homme. 9 tint Paul, ravi au troisième ciel, m vu des choses, nous «lit il.

qu'il n'est permis ' lainedcrévél ridant

il va iiDii> en ilnv assez pour nous raire entrevoir le si i ret de Dieu. ■ L'état de la vie présente est comme l'enfance; l'état delà vie future i viril : de même donc que, quand j'i feint, je parlais en enfant, j'aval ntiments d'enfant, je parlais et raisi - comme un enfant; cl que, quand je suis devenu homme, je me suis défait de tout ce qui lènait de l'enfant : ainsi l'étal de la gloire anéantira par sa perfection toutes nos coni résentes. M lintenanl n ris Dieu, non en lui-mc immédiatement, mais indirectement, par des rayons réfléchis, par les créatures et les saintes Ecritures, dans le miroir de la foi et dans l'obscurité des énigmes : mais pour lors non- le verrons clairement, parfaitement en sa divine essence : maintenant |

n partie, ou peu de chose et imparfaitement, mais alors inaitrai, comme moi-même j'en suis connu, tune cognaseaiii, Heut < t <<j<> eognitut mm

! - mee que nous avons dé Dieu dans ce monde, soit

par la raison ou les créatures, soit par la révélation ou la roi mit connaissance imparfaite, en germe, comme les conn de l'enl ml : mais celle que nous aurons dans le ciel sera parfaite: car nous ne connaîtrons plus Dieu en figure, en partie, mais Immédiatement el tel qu'il est en lui-même; nous le connaîtrons parfaitement que nous sommes connus de lui : or, il nous connaii en lui-même el par lui-même, nous le connaîtrons donc en lui-même el par lui-même. I a connaissance qu'il a de nous telle qu'on ne peut en concevoir de plu- parfaite, c'est une i sanoe divine; donc la connaissance que j'aurai de miser plus parfaite «prune créature puisse avoir : de sera une conn sance divine par participation. Mais nue telle connaissance saurait s'obtenir sans que la substance divine ne soit immédfa ment unie à l'intelligence el a l'àmc humaine, Donc l'homme ii transformé en Dieu dans le ciel.

€ i.n effet, Djoute-t if, nous tous, n'ayant point rie voile qui » i

(i i If.

couvre le visage, et contemplant la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, et nous avançons de clarté en clarté par l'illumination de l'Esprit du Seigneur (1). » L'Esprit de Dieu étant immédiatement et substantiellement uni à notre esprit, nous serons donc transformés en lui, en son image, en sa nature, ou sa nature nous pénétrant nous-mêmes, nous communiquera la faculté de contempler Dieu en lui-même et sans aucun voile, sans idée ou image et représentation quelconque.

Ce bonheur infini, qui surpasse toute pensée, toute intelligence, nous en jouirons au moment de notre mort, si nous sommes en état de grâce et si nous n'avons plus rien à expier. « Car nous savons que si cette maison de terre où nous habitons vient à se dissoudre, Dieu nous donnera dans le ciel une autre maison, une maison qui ne sera point faite par la main des hommes et qui durera éternellement. C'est ce qui nous fait gémir dans le désir que nous avons d'être revêtus de cette maison céleste ; si toutefois nous sommes trouvés vêtus, et non pas nus. Car, pendant que nous sommes dans ce corps comme dans une tente, nous gémissons sous sa pesanteur, parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus par dessus : en sorte que ce qu'il y a de mortel en nous soit absorbé par la vie. Or, c'est Dieu même qui nous a formés pour cet état, et qui nous a donné pour gage son esprit. Nous sommes donc toujours pleins de confiance ; et, comme nous savons que pendant que nous habitons dans ce corps nous sommes éloignés du Seigneur et hors de notre patrie; car ce n'est que par la foi que nous marchons vers lui sans en jouir encore par une claire vue ; dans celte confiance, que nous avons, nous aimons mieux sortir de ce corps pour aller habiter avec le Seigneur (2). »

L'enfant, arrivé à l'âge de raison, comprend qu'il est imparfait, et il désire vivement arriver à l'état de l'âge viril pour être homme parlait, pour avoir une connaissance pleine et entière de tout ce qu'il ne connait qu'en partie. Ainsi, saint Paul gémit de rester dans ce monde, parce qu'il ne connait Dieu que par la foi, par espèce ou représentation, et il aime mieux sortir de ce monde, mourir, cire présent au Seigneur, afin d'en avoir une vue claire cl intuitive. L'espérance qu'il en a ne lui laisse aucun doute. « Car il est vrai, dit-il ailleurs, que nous sommes entrés dans la participation de Jésus-Christ, pourvu que nous conservions inviolablenicul jusqu'à la fin le conuncnccincnl de sa substance (ô). • Mais

1)1!. Cor., 3, 18. - (2) II. Cor... \i, 1. — (3) Heb., 3, U,

r*0 li.l Mil BE PARTIE.

qu'est-ce donc que ce commencement delà substance de J< Christ en noi la foi, répond saint Chrysostùme, par laquelle

nous sommes constitués^ engendrés dans l'ordre surnaturel et '. -i je puis perler ainsi, consubstanliéa .1 Jésus-Christ, la foi, «Ht saint Anselme, que Dieu existe en m us, que - ilt , lit - et que nous participons à la substance divine. L'apôtre l'appelle le commencement de la substance de Jésus < tu ist, part t que « ■'< -1 1 < » déifi< ation de l'homme commencée; elle ne sera consommée ou perft ctionnée que dans l< toutefois

non.» la conservons [usqu'à la lin.

I g but que Dieu s'est proposé, dit le prince des apôtres, en non» envoyant son 1 ils, .1 été de nous élever jusqu'à lui, de nous communiquer quelque chose de sa propre naXure, de nous < 1 « - î 1 i 0 1- . « Que la grâce et La paix croissent en vous de plus en plus, par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, Nolre-Seigpeur. Comme sa puissance divine nous a donné toutes les choses qui regardent la vie et la piété, en nous faisant connaître celui t|ni nous ;i appelés pat sa propre gloire et par sa propre vertu, et nous a ainsi communiqué les grandes et pi 1 - es qu'il avait pron

pour vous rendre participants de la nature divine, <•</ efficiamini inœ consortet notera (Il » Celle participation à la nature divîne est la grâce sanctifiante par laquelle, dit saint Denys et la plupart ilt» Pères avec lui, l'àme du juste est déiforrae ou déifiée.

S uni Jean, q :i eut le bonheur de se reposer sur le sein ra< de Jésus-Christ au jour • 1 1- la cène, \ puisa la connaissance d< » plus profonds mystères. Aussi ne se conlente-t-il pas « 1 « nous les révéler, il non» en donne encore la raison. « Considérez, nous dit-il. quel amour le Père nous a t< nooigné, de vouloir que non»

as appelés et que non» soyons en effet enfants de Dieu. 1 pour cela que le monde ne nous connaît pas, parce qu'il m eoonaii pas Dieu. Mes bieo-aimes, nous tommes déjà enfants de Dieu : mais ce que nous serons un jour ne parmi 1 re. Nous Ba-

vons que lorsque Jésus-Christ se montrera dan» sa gloire, nous rons -1 mblables à lui, parce que 0 1 » le verrons tel qu il est. El quiconque a cette espérance en lui se sanctifie, comme Dieu est Saint lui-même 1). » Or, te monde tâilbiea que nous lommei enfants de Dieu par notre création, mail il ne connaît] qualité d'enfant de Dieu, qui fait que nous avens en non- quelque chose de la vie divine, Maintenant elle est cet bée : el 1 lera

(pi. nul .1. sus Christ se montrera daa re. Alors nous le 1

rons tel qu'il est : c'est pourquoi il faut que nous soyons semblables à lui, que nous participions à son intelligence divine, à s;; puissance, à son amour, à sa nature même.

Ailleurs, le même apôtre nous dit : « Or, la vie éternelle consiste à vous connaître, vous qui êtes le seul Dieu véritable, et Jésus-Christ que vous avez envoyé... Père saint, conservez en votre nom ceux que vous m'avez donnés, afin qu'ils soient un, unum, une même chose comme nous... Je ne prie pas seulement pour eux, mais encore pour ceux qui doivent croire en moi par leur parole, afin que, tous ensemble, ils ne soient qu'un, unum, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous, de même, ils ne soient qu'tm, unum, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous, de même ils soient un, unum, ou une même chose en nous, afin que le monde croie que vous m'avez envoyé. Et je leur ai donné la gloire que vous m'avez donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un. Je suis en eux et vous êtes en moi, afin qu'ils soient consommés en un, et que le inonde connaisse que vous m'avez envoyé, et que vous les avez aimés comme vous m'avez aimé. Mon Père, je désire que, là où je suis, ceux que vous m'avez donnés y soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire que vous m'avez donnée, parce que vous m'avez aimé avant la création du monde (1). » Les fidèles doivent donc être une même chose avec son Père. Or, le Fils de Dieu est uni par nature à son Père, donc les fidèles sont unis à Jésus- Christ de la même manière, par la nature divine. Donc ils sont déifiés.

AUTRES PREUVES QUI ÉTABLISSENT LA MEME VÉRITÉ, TIREES DES TEMOIGNAGES DES SAINTS PÈRES ET DES RAISONS TIIEOLOGIQUES. — SOLUTIONS DE QUELQUES DIFFICULTÉS.

Messieurs,

S il est une vérité qui a dû fixerl'attention des Pères de l'Eglise, c'est assurément celle dont nous nous occupons. Qui n'aime de

(1) Evang. s. Joan., 17.

•!• nr: r\r. ni .

-< fin? Qui ne désire entrevoir au moins le bonheur rvé i rein qui auront toujours été Adèle! e «le

ur infini qui mus soutien) au milieu des tentations

- de eette vie. lasti, il n'j a peut-être p.is de vérité qui

• - mvent a la méditation des » rints Pèi

• I ront transportés dam ta gloire, s'écrie saint

- verront Dieu el se réjouiront, ils seront daai l'aHé»

- jouiront de la gloire ei de la félicité éternelles. Là, ils routeront p> seulement combien le Seigneur esi doux, mail eront remplis ei raeaaif i d'une douceur ineffable: rie» us

leur manquera, rien \w leur résistera ; Jésus»! lirist, par sa |

e, remplira i"ii> leurs désirs* Ni la vieillesse, ni la maigreur,

ni h pourriture ne les atteindra jamais. Une santé perpétuelle et

■mm- éternité compléteront ce bonheur. Il n'y aura i>lu>

:nce dans les membres ni de rébellion dans la ebair :

niais l'homme toul entier, chaste et pacifique, la nature laiae,

rides ni tache, demeurera dans cel état de perfection. Enfin

:<)"«. et -.1 puissance remplira tous les désire

l'a me et du corps (1). »

• Cette vision de Dieu, <lii saint Augustin, est une vision d'Usé

• beauté <'t digne d'un si grand amour, eue le philosophe Piotin ne craim pns d'avancer que, Bans cil»', l'homme sérail malheureux, même comblé de tous les autres bi<

Saint B • n n i ne - • lusse pas de raconter les m igniflpenôea <lr

• future déification. • La récompense des ».)ini<. iiii-ii. r-i de

Dieu, de vivreavec Dieu, d'être avec Dieu. <i ■ . ;

rérn '<>h( en foué, '!<• posséder Dieu, qni est le souverain bien:

souverain bien, là est la souveraine félicité, l'agrément

m. In vraie liberté, la charité parfaite, l'éternelle -

re éternité; là est la vraie joie, la toute - . n. ■•. h

iuté, la toute béatitude : la est la paix, la piété, la bonté,

la hl la M-riii, Phonnéteté, le blaisir, la douceur, h rit

rnelle, la gtoîrej la louange, le repbs, l'amour et la doute cent

rtsi, il sera toujours heurea*. avee Dieu, Phommo dans la

conscience rluquei «mi ne trouvera suieun péché. Il verra DiOU k

I « tolonté, M posséda ra Dieu a son gré, il jonira de lui s< Ion sot

dans i éternité, il bt H ers dans la vêt ité, il w

mirn d ins là bonté : de même qu'il aura 1 1 terni té de d< naeurar,

li i onnaltre, le plaisir de se n poser. Car il sera citoyen

de celte heureuse cité, dont les anges sont citoyens, Dieu le Père le temple, Dieu le Fils la splendeur, Dieu le Saint-Esprit la charité. 0 cité céleste ! demeure sûre, patrie fertile et vaste, qui renferme tout ce qui réjouit, peuple sans trouhle, habitants paisibles qui ne manquez de rien ; que de choses glorieuses on nous a racontées de toi, cité de Dieu ! Tu es comme la demeure de tous ceux qui se réjouissent; tous tressaillent de joie et d'allégresse ; tous se réjouissent de Dieu, dont la présence est agréable, la face belle, la parole douce. 11 est délectable à voir, suave à posséder, doux à jouir. Il plaît par lui-même, et par lui-même il suffit au mérite, il suffit à la récompense, et on ne cherche rien hors de lui, parce qu'on trouve en lui tout ce qu'on désire. Il est permis de le voir toujours, de le posséder toujours, de se réjouir toujours en lui et de jouir de lui. En lui s'éclaircit l'intelligence et se purifie la volonté, pour connaître et aimer la vérité. Et c'est là tout le bien de l'homme, savoir : de connaître et d'aimer son Créateur.

« Quelle est donc cette folie qui nous tourmente d'avoir soif de l'absinthe du vice, de suivre le naufrage de ce monde, de souffrir l'infortune d'une vie qui s'échappe, de supporter la domination d'une tyrannie impie, et de ne pas voler plutôt vers la félicité des saints, la société des anges, la solennité de la joie d'en haut, le plaisir de la vie contemplative, afin que nous puissions entrer dans les puissances du Seigneur, et voir les richesses surabondantes de sa bonté ? Là , nous considérerons , nous verrons combien le Seigneur est doux, et combien grande est la multitude de sa douceur. Nous verrons la beauté de sa gloire, la splendeur des saints et l'honneur de sa puissance royale: nous connaîtrons la puissance du Père, la sagesse du Fils, la trèsbénigne clémence du Saint-Esprit, et nous aurons ainsi la connaissance de cette souveraine Trinité. Maintenant nous voyons les corps par notre corps, et les images des corps par notre esprit ; mais alors nous verrons la Trinité elle-même par une pure intuition de notre intelligence. 0 bienheureuse vision de voir Dieu en h i-mérne, de le voir m nous, et nous en lui, par un heureux plaisir et un agréable bonheur. Tout ce que nous désirerons, nous l'aurons, ne désirant rien davantage. El tout ce que nous verrons, nous l'aimerons, heureux par cet amour même, heureux par la douceur de l'amour cl la suavité de la contemplation, (le sera le comble de la contemplation, le comble de la félicité, de comprendre la Divinité dans son être pur. L'incompréhensible Trinité sera comprise en elle-même. Les secrets de la Divinité seront

HTIE.

un : el cette vision el eette délec- . mplissanl el ni i«>u i I»' cœur de l'homme, -

béatitude. Il n \ aura plu- qu'asse .ic. une jubilation incessante, une seule ;\iïeciiou, un amour .1 manifestée el révélée au grand jour, h de l'ème el du corps parfaite, el l*human Bée resplendira comme le soleil. Les anges et les

borna* - auront une seule joie, uo seul colloque, un seul festin... La toute-puissance, I e, la paix, la justice, l'intelligei

loua i . ■ Or, voir Dieu en lui-mémo, if soir en oouseï ootaten lui. (prendre en elle-même l'incompréhensible Trinité, la * «>n i - la pure!, de - va ' iiv. en voir loua les secrets, un bonheur doni une intelligence mur ne Bsnrail jouir laai «'ire déilii

Mais à quoi bon citer les Docteurs <!«• l'Efliee, lorsque nettt

véril( 1 1 1 1 1 1 «- des Gentils n nous apprend

« que les platoniciens prétendaient «pic l'homme esi heureux^ non

in'il jouit d'un corps el d'une àme, nuis lorsqu'il jouit d<

Dit h : lorsqu'il en jouit non pas comme I » spril jouit du OOrpS OU

<le lui-même, ou un ami d'un ami, mais nomme l'œil jouit et U lumière, » en a'uniasanl immédiatement à l'œil et devenant comme ■ne même chose avec lui.

Qu'étaient «lui- l'origine les diem el les deuu-dicu\ des ,,.,,, pas des êtres que !<• souverain des dieux

avait créés ; les uns, pour jouir aussitôt de son propre bonheur, ejt.lesauu -. pour l'obtenir; en pratiquant de granskarvemaf si l., i. ipotbéose des bét es N'était* ce pas dassi

l'erreur, ce ipj'e-t » lu/, non-. tl.m- l.i Vérité, la canonisation des

Dieu* par sa grâce, s imprimé du fond de tous les cœurs, et -i. usent même, comme nous venons de le voir, ohei les Genuas, I. désir dn boubous du ciel. Car, que veut l'homme, que pour* ; quel est le mobile de toutes ses actions : Non seulement d recherche invinciblement le bonheur, mais il désire connaître de loul ce <pn existe, el la connaître de la manière la plus parfaite qu'il soit possible a une créature : donf il désire iottinctivemeul être uni immédiatement a hou, donc il le s< i ment ce désir, «pu oc peut venir que de Dieu, serait mefl Dit u peut il mentir |

Pif la tra.iil.nn.

Quand Dieu commence une œuvre et qu'elle est imparfaite, on peut conclure qu'elle n'est pas arrivée à son terme, et que son intention est de la perfectionner. Or, l'intelligence humaine n'est point parfaite. Mais que lui faut-il pour arriver à la perfection ? N'est-ce pas de comprendre son principe et de le voir comme il esl?Donc, pour être heureux, l'homme doit voir l'essence de Dieu, et par conséquent lui être immédiatement uni (1).

Les anges contemplent sans cesse la face de Dieu, ils assistent à ses conseils : leurs regards pénètrent ses pensées secrètes, ses volontés, ses opérations intimes ; l'essence de Dieu leur est révélée ; ils le regardent fixement comme l'aigle le soleil. Or, les saints dans le ciel sont comme les anges, ils sont leurs concitoyens et leurs frères ; et déjà, sur la terre, Dieu a étahli l'homme roi de la nature, il l'a couronné d'honneur et de gloire ; mais parce que son àme est unie à un corps, à une substance matérielle, il se trouve placé un peu au-dessous de l'ange. Cependant si l'homme n'était pas dans le ciel, participant de la nature divine, ce ne serait plus un degré, mais une distance infinie qui le séparerait des esprits célestes.

Dès le moment de sa conception, l'àme du Sauveur jouissait de la vision intuitive de Dieu, car dès lors il était plein de grâce et de vérité; en lui étaient cachés tous les trésors de la sagesse et de la science divine. Comme la lumière pénètre le cristal, comme notre àme anime tout notre corps, ainsi, par l'union hypostatique, la nature divine pénétrait la nature humaine en Jésus- Christ, le Verbe divin animait l'àme humaine et lui communiquait ses perfections infinies. Or, les fidèles sont les membres de Jésus-Christ, les héritiers de Dieu, les frères et les cohéritiers de Jésus-Christ; donc ils voient Dieu dans le ciel, ils sont participants de la nature divine.

Quelquefois l'homme remue le monde pour une bagatelle d'enfant, repousse des grains de sable à coups de canon, ou veut renverser une citadelle avec des boules de neige. Il n'en est pas de même de Dieu : les moyens qu'il emploie sont toujours en rapport avec la fin qu'il se propose. Si donc il déploie toute la vigueur de son bras, l'effet ne sera rien moins qu'infini. Or, quand il a voulu racheter l'homme, il a mis en œuvre tout ce qu'il y avait en lui de sagesse, de bonté, de miséricorde et de puissance. Un ancien disait : Donnez-moi un levier et un point d'appui, et je soulèverai le ciel et la terre. Mais, dans l'œuvre de

(1) Sum. s. Thom. 1, p. q. 12, a. I.

PRI MllltK PARTIE.

i.i rédemption, le point d'appui est Dieu le Père; le levier. Dieu le

. Dieu le Saint-Esprit ; le point d'appui est l'infini,

l'infini, 1» force, une puissance infinie ; l'effet est le

«le I homme, le bonheur du ciel. Que pensez-vous qu'il

doivi ,i \ a proportion? et peu! il être Mitre chose quela

>n île l'hommi

Jésus-Chrisi • m voulu que le sacrement de l'Eucharistie fût

nme la nourriture spirituelle des >. qui les entretint

fi les fortifiât, en les faisaaU vivre de la propre vie de Celui qui ■ dil : Celui qui wte aaowfe vivra aussi i> vr m<>i (1) ». Or, l'aliiiifiii m saurai) être d'une nature différente de celle de l'être •lui s'en nourrit Est-ce que le corps de l'homme \n de pi nséi - et inements, « i * « réflexions ou de considérations philosophiques ? Mais l'Eucharistie est une nourriture vraiment divine : qui communie reçoit le corps, le sang, lame, la divinité tout entière ou la substance divine; il y a «loue en lui un- être d, une vie divine; donc le chrétien est divinisé. Mais il ne perfectionné que dans le ciel.

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