‹ De l'ordre surnaturel et divinChapitre 46 sur 49 · RAPPORT DU DOGME DE LA GRACE AVEC LE BONHEUR MATÉRIEL DES PEUPLES · texte numérisé non relu

RAPPORT DU DOGME DE LA GRACE AVEC LE BONHEUR MATÉRIEL DES PEUPLES

Messieurs,

Si nous ^voulions considérer la haute influence que la doctrine catholique exerce sur la société temporelle, nous ferions voir que ces paroles de Jésus-Christ : Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît, renferment tout le secret de la science sociale. Mais, forcés de nous restreindre, nous montrerons seulement que tout législateur doit tenir compte du dogme de la grâce, s'il veut établir de bonnes lois et gouverner sagement les peuples.

Lors même qu'il n'y aurait que des intérêts matériels à régler, nous soutenons celle espèce de paradoxe, qu'un peuple ne peut être heureux, même sous ce rapport, s'il se soustrait à l'action réparatrice de la grâce.

Le bien-être matériel d'une nation repose sur la prospérité du commerce et de l'agriculture ; or, le commerce et l'agriculture ne peuvent être florissants sans l'influence de la grâce. Nous parlerons seulement du commerce, et ce que nous en dirons s'appliquera également à l'agriculture.

Trois conditions sont absolument nécessaires à la prospérité du commerce chez un peuple, savoir, la paix et la tranquillité dans l'Etat, la bonne foi et la probité dans les citoyens, la force morale et la prépondérance de ce peuple sur les autres peuples.

Et, d'abord, il faut que l'Etat jouisse de la plus grande et de la plus parfaite tranquillité ; c'est le moyen indispensable pour toute active production. Comment voulez-vous que le laboureur, l'ouvrier, l'artisan, le fabricant, se livre avec ardeur et avec zèle à l'exploitation de son champ ou de son industrie, s'il craint de se voir déposséder à chaque instant du fruit de son travail? Corn-

ment le riche négociant m hasardera-t-il à meure en circulation ipitaux, s'il n'a aucune garantie qu'il recouvrera sûrement ses fonds et ses bénéfices Comment le talent ou le génie s'occut-ii ides sciences naturelles, et en fera-t-il l'application aux métiers ei aui arts, s'il bc voit frustré ou s'il n'espère pas jouir de la récompense qu'il aura justement méritée? Depuis Boitante ans, non- n'avons que trop acquis «l<- preuves de cette vérité, que, sans Il péii ei la tranquillité, point de commerce. Il lui faut, à lui, l'ordre, le loisir, la libre circulation; l'air des camps, le tumulte «il- factions l'affaiblit et le tue. Au moment où éclatent ces révolutions Bubites et Inattendues, ehaeun se hâte de faire rentrer ses effets el de fermer Bes coffres. On cri de détresse s'est rail entendre, comme quand un Nais-eau est en péril ; pour se sauver, on sacrifie tout, on jette à la mer les marchandises l< S plus précieuses, et le- passagers s'estiment trop heureux d'échapper ainsi à une mort certaine. Ainsi en est-il, lorsque le vaisseau de I court quelque dinger ; chacun ne songe plus qu'a Boi, et, des

qu'il se croit en BÙreté, il attend patiemment la lin de l'oi Cependant, le temps marche, les affaires languissent, les inti s'accumulent, el souvent quelques m is BUffisenl pour perdre Ifs bénéfices de plusieurs années de tra\au\.

I a seconde condition est la probité cl la bonne foi dans les citoyens. I ne bonne législation est, Bans doute, une forte garantie; mais seule, elle est insuffisante. Les plus habiles législateurs el les plus- puissants ne sauraient réprimer toutes les fraudes et toutes les Injustices ; encore bien moins les prévenir, parée qu'ils ne peuvent atteindre la conscience. Lors donc que la plus sévère probité ne préside pins bus ventes, aux échanges et aux trans lions de tous genres, que la ruse a remplacé la justice, que la morale n'est pins que l'habilité à combiner îles chiffres, le comptoir devient un véritable guet-apens. Tout le sucées dépend de l'astuce et de la fraude ; le mensonge et l'hypocrisie sont a l'ordre du jour ;

la Sincérité est une duperie. Mais, si la fortune semble sourire

parfois aux plus habiles fourbes, ce n'est que pour un temps; ils deviennent bientôt, à leur tour, victimes de fripons plus adroits

qu i u\ ui.'in ilors le moment de ces banqueroute s frau-

duleuses « 1 1 1 i , en enrichissant leurs auteurs, portent la désolation, la misère, la ruine dans une multitude de familles honnétei

I i dm n i ni. il est des hommes d'honneur que la moindre in

• i qui préfèrent, dans l'occasion, risquer leur propre fortune, que de faire ion au prochain. Mais ce ion! des hommes

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de bonne chère, de luxe, de plaisirs ; les énormes bénéfices qu'ils font dans le commerce sont absorbés pour satisfaire leurs passions, Bientôt la fortune chancelle, et ils s'arrachent la vie, pour se dérober au déshonneur ou à l'infamie qui les menace. Fraude, immoralité, imprévoyance, telles sont les causes principales des faillites et des banqueroutes, qui précipitent tout à coup dans l'indigence une foule d'ouvriers, en leur faisant perdre tout le fruit de leurs épargnes.

La troisième condition, nécessaire à la prospérité du commerce, est la force morale du peuple ou sa prépondérance sur les autres peuples. En effet, quelque vaste que soit un Etat, rarement il se suffit à lui-même ; il a besoin de ses voisins, comme ses voisins ont besoin de lui. Mais lorsqu'un peuple est devenu trop léger dans la balance, lorsque l'équilibre qui le maintenait du moins l'égal des autres peuples est rompu, il subit forcément les conditions onéreuses qu'on lui impose. Alors, ses marchandises n'entrent dans les autres Etats qu'à l'aide d'un impôt exorbitant; l'exportation et l'importation ne se font qu'à son détriment ; la consommation de ses produits diminue, l'activité du producteur est anéantie, le commerce languit, le revenu public s'amoindrit, l'impôt s'accroit, et l'Etat marche vers sa ruine.

Nous ne nous étendrons pas davantage sur ces considérations, car elles nous paraissent de la dernière évidence. Mais il n'est pas moins incontestable que ces trois conditions, ou ces trois éléments, nécessaires à la prospérité du commerce, ne sauraient nous être fournis que par la doctrine catholique, et notamment par le dogme de la grâce.

Quand un homme veut exécuter un projet, il commence par le concevoir; il l'examine, il le discute, il en pèse les motifs, les avantages et les inconvénients. S'il prévoit qu'il sera pour lui d'une grande utilité, il l'embrasse avec chaleur ; sa volonté s'y attache fortement ; c'est son rêve du jour et de la nuit ; il en poursuit sans relâche lexécution ; rien ne le rebute, ni les difficultés qu'il rencontre, ni les obstacles qu'on lui suscite. Ainsi la puissance d'action n'est mise en mouvement dans l'homme que par la volonté, et la volonté ne l'est elle-même que par l'intelligence. L'intelligence, c'est le monarque renfermé dans son cabinet, qui examine et discute avec son conseil ou ses chambres les lois utiles à son peuple ; la volonté, le ministre qui promulgue la loi et en commande l'observation ; la faculté d'agir, le peuple qui exécute la volonté du pouvoir, ordonnée par le ministre. L'intelligence, c'est le général qui, dans une profonde méditation, trace ses plans

COROLLAIRI-

de campagne ; la volonté, le capitaine qui commande ; ci les bru, les Boldals qui combattent. L'intelligence aperçoit el marque le 1 ut, ii volonté le vise, le bras l'atteint. Mais si le pouvoir présente des loia contradictoires, si le ministre en commande l'exécution! le peuple agira en sens contraire, il y aura désordre, troubles, guerre civile. Quand l<- général se contredit, et que le capitaine fait exécuter ses ordres, les soldats marchent; mais, ou il- paralysent réciproquement leurs forées, ou ils se battent les uns Ici autres. Enfin, s'il y a doute dans l'intelligence, la volonté reste iu lécise el le bras dans l'inaction : c'est la mort «le l'homme; et la mort de la société, si ce doute devient universel. Mais si l'intelligence esl remplie de pensées qui se heurtent, la volonb tiraillée en loua sens, c'est une guerre intestine qui ne laisse à l'homme aucun repos. Comme il n> a pas d unité dans sa tel conduite esl contradictoire, il détruit d une main ce qu'il bâtit de l'autre.

Il en esl de la Bociété eonunc de l'homme. La croyance religieuse «m philosophique esl l'aliment de l'intelligence, faisant connaître à l'homme son origine, -a nature, sa tin. La morak l'ensemble des lois que l'homme doit observer pour être dam condition- de sa nature et arriver à sa lin ; lois qui découlent nécessaire nient de l'origine, de la nature et de la lin de l'homme. Donc, -i les bommes n'ont pas la même origine, la même nature el la même lin. ils ne -auraient avoir les mêmes lais. Hais si les lois morales sont en opposition, que deviendra le vemement! Donc, s*il n'y a pas unité dans la croyance religii ou philosophique, il ne peut > avoir unité dans les lois ou la morale: l'un appelle bien ce que l'autre appelle m. d. et réciproquement. !»<' la les divisions, lea partis, l'anarchie.

I i i roj née est le principe, et les lois, les conséquences; mais peut-on tirer les mêmes conséquences de principes contraires? Selon la doctrine catholique, l'homme reste libre -ou- l'action de : il mérite doue une récompense ou un châtiment, selon qu'il agit bien ou mal. Le protestantisme, au contraire, i que l'homme esl fatalement entraîné au mal et au bien, que Dieu opère tout en lui sans lui ; d n'j a doue plu- de crin es, et, quoi (pu- l'homme fasse, d serait aussi cruel qu'injuste de le punir. Donc, si les catholiques el lea protestants sont de bons logiciens, leur morale doit être toute différente et même contraire, M lusni

leur « < ml 11 li'.

Mutin, le dogme est la théorie, la morale, l'application. <>r, si,

d.ui- une seienec ou un art, on adopte de- théories opposées, les

actions doivent l'être aussi. Par exemple, si l'acheteur dit que deux fois deux font quatre, et le vendeur que deux fois deux font cinq, pourront-ils jamais régler des comptes ensemble ?

Personne n'ignore qu'autrefois chaque localité avait sa toise et son poids, et tous savent à quels graves inconvénients, à quelles disputes, à combien de procès donnait lieu celle diversité de mesures usitées dans les affaires commerciales. Or, le seul moyen de faire disparaître un résultat aussi fâcheux, a été d'élablir partout le même poids et la même mesure, c'est-à dire de constituer dans le commerce un système unique et universel, ou, en d'autres termes, d'adopter, en fait de calcul et de mesure, sous peine d'amende, la théorie catholique ou universelle.

Aujourd'hui encore, nous voyons en France plusieurs partis politiques qui la divisent, et chaque parti a sa profession de foi ou son symbole politique. D'où il suit que chaque parti veut des lois en rapport avec son symbole, veut que toutes les lois ne soient que les conséquences et l'application de ses principes politiques ; telle est la cause des dissentiments et des haines qui éclatent parmi eux.

Ainsi, pour qu'il y ait unité dans les volontés et union dans les cœurs, il faut avant tout qu'il y ait unité dans les intelligences, dans la théorie, dans les principes, c'est-à-dire dans les croyances religieuses ou philosophiques. Or, la grâce seule peut constituer cette unité, soit en éclairant les esprits, soit en fortifiant les cœurs; donc seule elle peut établir la paix et la tranquillité dans les Etats; donc, à part ce dogme, il y aura guerre et discorde, parce qu'il y aura diversité dans les croyances, et par conséquent choc entre les volontés. Ce qui se passe en Allemagne et en Suisse in est la preuve.

En second lieu, la grâce seule peut planter et conserver, dans tous les cœurs, l'amour du travail, lcsbonnes mœurs et la probité. C'est une conséquence de ce qui précède ; car, si le dogme est altéré, la morale, qui en découle, sera corrompue ; si la source n'est pas pure, comment le ruisseau le sera-t-il ?

Que répondrez-vous au rationaliste qui vous dira : Dieu, étant souverainement juste et souverainement bon, a créé tous les hommes égaux, tous frères ; d'où vient donc tant d'inégalité parmi les hommes ? Pourquoi les uns sont-ils déshérités des biens de la terre, tandis que les autres en regorgent, que les uns sont si misérables et les autres si heureux, les uns si riches et les autres si pauvres? C'est une injustice révoltante ; tout appartient à tous, et rien n'appartient à personne. Comment lui prouverez-vous

qu il i tnri i Par nimh- raison Hais sa raison ne vaut-elle pas la dus dites qu'il est aveugle on insensé, et il prétt nd, avec autant de droit, que c'est voua qui l'êtes. Qui décidera la question J I b forcel afais ne l'oublies pas ; <>n ne prend pas les erreurs au collei : on ne guillotine pai des principes Eaux ; on ne fusille

des doctrines immorales; <>u ne tue pas a coups de eanoai

isme au fond des cœurs. I e glaive de la loi punit, mais il ne ton il réprime quelquefois les injustices, maia il ne les

prévient pas; loin d'arrêter la propagation de l'erreur, il ne fait

enl que rétendre et la hâter. Que feres-voua donc, ear il est

temps d'y songer ! Ces doctrines anarchiques, subversives de toute

se prêchent aujourd'hui partout, dana lea clubs, dans les

Journaux, dana lea livres, dans lea écoles N'entendex-vous pas

ces bruits sourda qui annoncent l'orage qui se forme ' attendes

encore quelque temps, et Voua verrei cette multitude d'hommes

démoralisés, amaigris par la faim, sortir de ses ateliers, se ruer

sur ions ceux qui possèdent, après avoir écrit but ses étendards :

ooinni mjx aicaxs (t).

Quanil même vous parviendriez,ce qui estau-dessua «le loulcputi

humaine, a établir dana tous les esprits la même croyance

euse "ii philosophique, la même doctrine sociale et politique; quand vous auriet discuté et promulgué lea lois le< plus ^.i?cs, voua n'auries paa encore atteint votre but, vous n'auriea pas fait les hommes plus justes, plus probes, plus honnêtes, plus laborieux. Il ne suiiit p;'> à l'homme de connaître ses devoirs, il lui faut «le plus la force de lea accomplir Maia l'honneur, dites- vous 1 — L'honneur ! mais n'avex-vous pas remarqué qu'à ee mot un vous

nd par un sourire «le mépris ? Croyex-nous, l'honneur pour des gens qui n'en ont plus ou qui le font consister dana la réalisation de leurs monstrueuses et immorales doctrines, est une bien faible digue pour arrêter «les passions fougueuses, qui m raoeai naissent d'autre frein que leur propre aathrfaction. Boches, atone qu'il n'y ;i paa de force humaine capable «le faire pratiquer à rhomme déchu toutea les vertus même naturelles, de lui f.iire

rver toutes les i"is sociales, de lui faire surmonter ses penchanta criminels, il lui Haut un lecosm d'en haut, la sjàee de lérus-Christ.

I , eule rend une nation grande, l'éWve su-dessus des

lotres, et lui assure aetie puissance morale, «vue haute influence

I ■ fini pJi iuI.Ikt q>if rf$ con$ilrr«iioni ont *ir pnl.lxM <"« 18<f»

CINQUANTIEME ENTRETIEN. 4§i

qui la constitue quelquefois l'arbitre des rois et des peuples. La grâce unit tous les cœurs et les fait mouvoir comme un seul homme; elle est donc le principe de la force; elle inspire l'abnégation, la générosité, le dévouement, le mépris de la mort pour le bien public, et toutes ces vertus qui ennoblissent et perfectionnent les nations comme les individus. C'est ce que l'histoire atteste à toutes ses pages ; c'est aux époques de foi vive, aux temps de Charlemagne et de saint Louis, que la France s'est placée si haut parmi tous les peuples de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Le souvenir des héros chrétiens est encore si vivant en Orient, que le nom de Français est toujours synonyme de celui de catholique. En Suisse, une poignée de catholiques fervents ose se mesurer avec des armées formidables et conserve à un peuple si faible sa liberté et son indépendance, tandis que l'Allemagne, déchirée et divisée par le protestantisme, est sur le point de tomber sous les ongles de fer du léopard du Nord.

On nous objectera sans doute la prospérité toujours croissante d'une nation rivale, de l'Angleterre. Mais, pour tout esprit sérieux et attentif, elle est une preuve de plus de la vérité des principes que nous développons. Est-il un pays au monde où la misère soit aussi grande, les pauvres aussi nombreux, les embarras financiers aussi multipliés, les partis politiques aussi divisés, le crédit aussi peu stable, malgré les immenses ressources dont il dispose ? N'est-ce pas elle qui a inventé un mot inconnu à toutes les langues, l'horrible mot de paupérisme ? Sa taxe des pauvres dépasse l'énorme chiffre de deux cents millions. Encore quelques années, et vous verrez ce colosse, qui déjà chancelle comme un homme ivre, se décomposer et se dissoudre, ou tomber avec fracas, à moins que le catholicisme ne lui rende la grâce ou la vie qui lui échappe. Elle ressemble, celte nation marchande, à la statue de Nabuchodonosor ; elle a une tête d'or, une poitrine et des bras d'argent, mais des pieds d'argile. Une faudra qu'une petite pierre, détachée de la montagne par je ne sais quelle main inconnue, pour l'abattre et la briser.

Les peuples comme les individus, à mesure qu'ils se soustraient à l'action de la grâce divine, s'affaiblissent de jour en jour et tombent dans toutes sortes de crimes, parce que, sans la grâce, ils ne peuvent pratiquer les vertus même naturelles, ni connaître toutes les vérités du même ordre.

Il y a donc deux sortes de doctrine politique, une doctrine politique humaine, et une doctrine politique chrétienne ou plutôt catholique. La première se renferme dans le temps ; elle s'ingénie

ii trouver des moyens pour procurer s l'homme ta plus grande somme de jooissancei matérielles. Non seulement elle n'a nul i des Intérêts spirituels, mais Hic les méconnaît ou ne les qu'au second rang. De la naissent la division dans les intelligences et dans les cœurs, l'immoralité, la fraude, la ruse, le mensonge, l'amour des richesses et des plaisirs : autant de principes rganlsateurs qui tuent le commerce, ruinent l'agriculture et abâtardissent les peuples. kinsia disparu du monde, le peupleroi, le peuple romain*

La politique catholique, ou, connue on l'appelle aujourd'hui, de- néo-catholiques, met en première ligne les besoins de lame, non pour les régler elle-même, elle en laisse le soin aui pastt un de l'Eglise qui en sont chargés, mais pour les défendre contre eeu\ qui les attaquent. Les articles de foi forment la base de la doctrine, elle > subordonne toute sa conduite. Ses principales règles ou ses principaux axiomes sont les suivants :

I route loi opposée à la loi de Dieu, est nulle de soi, injuste et mauvaise.

2° Toute loi qui gêne la liberté de conscience, qui été aux citoyens la faculté de pratiquer tout ce que leur prescrit ou leur conseille la Religion catholique, est une loi injuste ou mau-

9 Toute loi qui anéantit ou restreint la liberté de l'Eglise, ou qui l'empêche d'exercer son action bienfaisante sur les esprits et sur les cœurs, de diriger tous ses enfants dans le chemin du ciel, unes comme les vieux, est une loi injuste et mauvaise.

4* Tcuie politique qui ne B'appuie que Bur un bras de chair, sur la force matérielle, est impuissante à réprimer le mal, à fonder Perdre « I la liberté, et amène tôt ou tard une perturbation sociale,

et quelquefois la ruine même do la nation.

route loi qui favorise, sans violenter les consciences, l'exerdu culte catholique, concourt merveilleusement s la prospérité delà nation et à SOU bien-être matériel ; ear elle a pour lin directe de rendre les citoyens probe-, justes I I désintéressés, de

détruire la corruption électorale, la vénalité des places, la dilapidation de- revenus publies.

f»° Toute personne qui prie Dieu avec ferveur, qui se livre a la que de toutes sortes de bonnes œuvres, ou qui, retirée dans un cloître, s'immole a Du u comme une victime de la pénitence, !us mile a li société que le pins habile législateur, I ' lereeni sur cette même société une action plus effl

et plus salutaire que les |(,is les plus sagei : CelleS-Ci ne font que

montrer le bien ; celles-là obtiennent de Dieu la force de le pratiquer.

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