‹ De l'ordre surnaturel et divinChapitre 6 sur 49 · PI PARTIE · texte numérisé non relu

PI PARTIE

connue par quelque raison probable, il n'\ b lucune rie ses pifr-

>ii connue, < i le sujet, ei l'attribut, el le lien ; tma>

toute la proposition n?esi pas aussi parfailemonl connue qirtlk

1 donc Dieu i r, mais \\- ne le Munit

i m exemple fera mieux comprendre notre Jésus-Christ, comme Dieu, est tout entier présent et uni .1 humanité : mais son humanité ne renferme pas totalement la iité, et n'est pas partout où cs\ la divinité, parce que l'humanité divinité infinie. Celui qui communie : lus

-1 tout entier, sa divinité e4 son humanité, mais il oc reçoit otalement sa divinité, il ne -aurait la renfermer en iui-mèosa. M. m toul entière présente à tout mon corps, et à chique

parue de mon corps : elle est tout entière en ma main, mais main ne renferme pas totalement mon âme. Ainsi les saints vottui itier, mais non pas totalement. Dieu, être simple et indivisible, est toul entier présent a l'intelligence de chaqssi bienheureux | arquoi chaque bienheureux le voit toul entier : mais chaque bienheureux n'est pas partout où est Dieu, puisqu'il

infini ; il ne - miail doue le voif totalement. Si nous supposions dan- un homme une intelligence et un» qu'il puisse connaître l'essence d'une goutta d'eau, ne peun ons-nous pas affirmer qu'il connaît toute l'essence de

B, qui! n'j b rien de l'eau qu'il ne eonn ncore qw

ion reg ird il ne puisse czebrasser toute h ■ 1 qui couvre

NfQUTÈME ENTRETIEN.

MMK M PEU! Mil INDRE \ VOIR l 'ESS1 NCE DE I t I - SE! 1 i - 1 ORi 1 - DE SA NAT1 RB.

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imposition que nous venons d'énoncer est évident* pire!

qui •• - lé du : e.ir il n'est |" rsoiinc, excepté le- panll ÉOrtt

CINQUIEME ENTRETIEN. i\

nous réfuterons les erreurs plus tard, qui ne reconnaisse que la nature humaine n'est pas la nature divine, ni la nature divine la nature humaine, qu'il y a une distance infinie entre l'une et l'autre. Mais dès lors qu'il est démontré que la fin de l'homme est sa transformation en Dieu, sa déification, il s'ensuit qu'il ne pourra jamais atteindre une fin si sublime par les seules forces de sa nature. Nous allons prouver néanmoins cette vérité, en la faisant ressortir de la conclusion suivante, qui sera comme un premier trait lancé contre les naturalistes et les rationalistes de nos jours.

Conclusion. — La lumière de gloire est nécessaire pour jouir de In vision intuitive de Dieu. Cette conclusion est de foi catholique.

Au commencement du XIVe siècle, parut une secte d'hérétiques connus sous le nom de hégards, béguins et béguines. Entre autres erreurs, ils enseignaient ce qu'enseigne encore aujourd'hui nos rationalistes, éclectiques et autres, que toute créature intelligente peut naturellement obtenir le bonheur du ciel et jouir de la vision intuitive, ou n'a besoin d'aucun moyen surnaturel, de la lumière de gloire, par exemple, pour voir et posséder Dieu ; en d'autres mots, peut, par les forces de sa nature, s'élever jusqu'à Dieu, et être déifiée. Ces hérétiques furent condamnés dans le Concile général de Vienne : « Nous condamnons, dit le pape Clément V, avec l'approbation du saint Concile, et nous réprouvons cette secte elle-même (des bégards et des béguines) avec les erreurs susdites touchant la lumière de la gloire. »

De ces paroles, les théologiens concluent qu'il est de foi catholique qu'un moyen surnaturel ou un élément divin est nécessaire aux bienheureux pour voir et posséder Dieu. Le Concile de Vienne l'appelle lumière de gloire, parce que c'est le nom qui lui est ordinairement donné dans les Ecritures, dans les conciles et par les écrivains catholiques ; et parce qu'il remplit à peu près, à l'égard de l'intelligence, la même fonction que celle du soleil à l'égard de l'œil.

Les catholiques, cependant, sont partagés d'opinion touchant la nature de celle lumière de gloire. Les uns disent que c'est Dieu lui-même, et les autres, la vision intuitive; ceux-ci pensent que c'est la charité, et ceux-là une qualité de l'intelligence surnaturalisée par la grâce. Mais il nous semble qu'on peut les concilier ; car la lumière de gloire peut être considérée dans son principe, et dans son effet : dans son principe, elle est la grâce sanctifiante, la vision intuitive, ou Dieu lui-même se communiquant à l'intelligence : dans son effet, elle est une vertu ou une qualité divine

Mil m. PARTI! .

rente .1 l'une par laquelle l'intelligence naturelle est rendue iblc de voir Dieu immédiatement el t « - 1 qu'il est en hÙ- Ht k

Pi ilmiste parlant à Dieu, lui «lit : « La source de la vie est

,«n voua ; noua verrons la lumière dana votre lumi< re I). » En

d'autres mots : Noua verrons le Père pur le Fils, puisque le Fils

- lumière de lumière, lumen de lumine, dit le symbole de

tstantinople.

. Non- savons, nous dii saint Jean, que lorsqu'il apparaîtra, semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il S). » L'Apôtre bien-aimé suppose évidemment que nous ne pouvons voir Dieu, sans lui devenir semblables, sans être déifiés ; autrement, il ne serait pas vrai de dire que nous mblables

que noua le verrona tel qu'il est, puisque l'homme pourrait le voir tel qu'il est, par quelque faculté naturelle. Or, s ressemblance de l'homme avec Dieu ne s'opère que parla ■ ou la participation à la nature divine, par une union substantielle avec Jésus-Christ. C'est pourquoi le même apôtre noua apprend que c'est l'Agneau ou le Verbe qui éclaire la ci t«* de Dieu.

Ecoutons saint Thomas, qui va noua prouver Ie que 1 lieu ne peut être vue par aucune espèce ou représentation quelconque; -' qu'aucune intelligence créée ne peut voir l'es e de Dieu par une faculté naturelle ; 5* que toute intelli- 1 besoin de la lumière de gloire pour voir I de Dieu.

I« « Deui choses sont requises pourvoir un objet, soit seuil intellectuel, savoir : la faculté de voir, el l'union <le l'objet vu avec la vue. Car la vision n'a lieu que lorsque l'objet mi 1 îi quelque manière dans celui qui \«ut. Et quant aux ch

il est évident que L'objet nu ne peut être, par son dana celui qui voit, maia seulement par sa r< ssemblence . Ainsi l'image d'une pierre, par laquelle on voit actuellement cette pii'in , est dans l'oeil, et non la substance même de • s'il n \ avait (prune seule et même ch< u fût le de la faculté de voir cl L'objet vu, il faudrait que ci mi voit reçût de cet obji 1 même et la faculté de voir el la forme H \.n. ni. ( >r. il 1 m n, que Dieu est l'auteur

intellectuelle, et l'objet quj peut être mi parl'inteluisque la faculté intellectuelle de la en ature n est

l'essence de Dieu, il faut qu'elle soit une certaine participation, ressemblance de celui qui est la première intelligence. D'où la faculté intellectuelle de la créature est appelée une lumière intelligible comme dérivant de la première lumière, soit qu'on l'enlende de la faculté naturelle, soit de quelque autre perfection surajoutée de la grâce ou de la gloire. Il faut donc pour voir Dieu une certaine ressemblance divine de la part de la puissance de voir, par laquelle l'inielligence devienne capable de voir Dieu. Mais de la part de l'objet vu, qu'il faut unir de quelque manière à l'être qui voit, l'essence de Dieu ne peut être vue par aucune ressemblance créée. D'abord, parce que, comme le dit saint Denys dans son premier chapitre des Noms divins, les choses supérieures ne peuvent nullement être connues par des ressemblances de choses d'un ordre inférieur. Ainsi l'on ne peut pas connaître l'essence d'un être spirituel par une représentation corporelle. En second lieu, parce que l'essence de Dieu est son être même ; qui ne peut convenir à aucune forme créée. Il n'y a donc aucune forme créée qui puisse représenter à quelqu'un l'essence de Dieu. En troisième lieu, parce que l'essence divine est quelque chose d'incirconscrit contenant en soi d'une façon suréminente tout ce qui peut être signifié ou compris par une intelligence créée. Et cela ne peut nullement être représenté par quelque ressemblance créée, parce que toute forme créée est déterminée selon quelque rapport de sagesse, de puissance, d'être, ou de quelque autre chose de ce genre. Ainsi dire que Dieu est vu par quelque ressemblance, c'est dire que la divine essence n'est pas vue, ce qui est erroné. Il est donc nécessaire de dire que, pour voir l'essence de Dieu, il faut une certaine ressemblance ou similitude de la part de la faculté de voir, savoir : la lumière de la glo re divine qui fortifie 1 intelligence pour voir Dieu, de laquelle il est dit : Nous verrons In lumière dons votre lumière. Mais l'essence de Dieu ne peut être vue par aucune ressemblance créée, qui représente h divine essence comme elle est en elle-même.

2° » Il est impossible qu'aucune intelligence créée voie, par sa propre nature, lcssence de Dieu. Car la connaissance arrive selon que l'objet connu e>t en l'être qui connaît. Or, l'objet connu est en l'être qui connaît, selon le mode de cet être. Donc la connaissance de tout être est proportionnée à la nature de cet être. Si donc le mode d'être de quelque objet connu surpasse le mode de la nature qui connaît, il faut que la connaissance de cet objet soit su-dessus de la nature de cet être qui connaît. Or, il y a plusieurs modes d'être des choses: car il en est dont la nature n'a l'être que

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