‹ De l'ordre surnaturel et divinChapitre 9 sur 49 · SO II · texte numérisé non relu

SO II

mité, I- désirerai! ni voir l'essence <!<• Dion, se? perfection nnes, puisqu'ils le voudraient déjà étant sur la terre. Si le» bienheureux ne voyaient paa tout oc qui est en D oatut - <•! ses personnes, ils verraient l'essence <lt

l»i. h et il- ne la verraient pas. Us la verraient, puisque unit oc qu'il* connaîtraient éc lui appartient a son essence; ils ne la

ni pas, puisque oc qu'ils ne connaUraicnt pas lui sérail e--enn'ai, et néanmoins < i i -> 1 1 1 » ■ * t de son essence <>u de sa nature. Or, il n'\ :i rien en Dieu de distinct de sa nature ou de ^m essence i loin i en lui appartient .1 soa essence, car il est infiniment

un, simple et indivisible. Donc vpir Dieu, qui est un acte hréaptifc et très simple, c'est voir i»>n t «• ion essence.

I 1 vision intuitive 1 -1 La récompense de la foi, et comprend pal conséquent le Même objet ; <>r, nous ae croyons pas eu Dieu «l'une Manière abstraite ei eu Binerai, mats nous croyons qu il exfou Ksi-méme qu'il est étemel, immense, un, simple, qu'il esl Père. Fils ei Saint-Esprit. Donc tes saints voient ce qu'ils ont cru, l'es* Dieu, ses propriétés et ses personnes, pendant les saints ne comprendront pas Dieu, dans le h que nous faons dit, parce que leur intelligence toujours bon lor- même qu'elle sera aidée et agrandie par la lumière (le gloire, ne saurait l'embrasser totalement. Mais saint Thomas nui nrqne que cette imp issibilité de e mpnendre Dieu, loin d'être un sujet ni' ou île tourment pour !<•- bienheureux, 1 plutôt

>on pour laquelle la \ isian intuitive ne leur causera jamais de ut nu d'ennui. I.e poiss mi n'esl jamais si heureux «pic I qu'il m- rencontre aucun obstacle, ni rond, ni rive dan- 1 immense m il se joue.

Le docte et savant ôvéque d eva nous expliquer cette

.m d'amabilité que de profondeur. « 0 sainet et divin EsprK t s'écrie saint François de Sales, amour éternel du Père et du I d-, soyei propice .1 naaa enfance. Npatre entendcaxatnl 1 donc Dieu, rheotlmei mais je dis il verra Dieu Iuméosomb mtemplani par une veuè* de w.wr el réel e pr< sente la aropn divine* et ca elle ses intime- beatiloa, la toute*

ince, la 1 »ule bonté, toute sageasi . toute justice, «'t le 1 1 abysme de perfealions.

» H verra' donc clairement cet entendement, la mu

infinie que de toute éternité le Pure a eue «le sa propre bcauti pour li pielle exprimer on soy-mesme il prononça et dit étenatl ii in ™t • 1 il, le Veebc <>u parole ot dietion très-unique <•{ 1 infinie . la |U :11c comprenant el représentant toute la perfection «lu

Père, ne peut estre qu'un mesme Dieu très-unique avec luy sans division ni séparation. Ainsi verrons-nous donc celte éternelle et admirable génération du Verbe et Fils divin, par laquelle il nasquit éternellement à l'image et semblance du Père : image et semblance vive et naturelle, qui ne représente aucuns accidens, ni aucun extérieur, puisqu'en Dieu tout est substance, et n'y peut avoir accident; tout est intérieur, et n'y peut avoir aucun extérieur. Mais image qui représente la propre substance du Père si vivement, si naturellement, tant essentiellement et substantiellement, que pour cela elle ne peut estre que le mesme Dieu avec luy, sans distinction ni différence quelconque d'essence ou substance, ains avec la seule distinction des personnes. Car, comme, se pourroit-il faire que ce divin Fils fust la vraye, vrayement vive et vrayement naturelle image, semblance et figure de l'infinie beauté et substance du Père, si elle ne représentait infiniment au vif et au naturel les infinies perfections du Père? Et comment pourroit-elle représenter infiniment des perfections infinies, si elle-mesme n'estait infiniment parfaicte? Et comment pourroit-elle estre infiniment parfaicle, si* elle n'estait Dieu? Et comment pourroit-elle estre Dieu, si elle n'estait un mesme Dieu avec le Père?

» Ce fils donc, infinie image et figure de son Père infiny, est un seul Dieu très-unique et tres-infiny avec son Père, sans qu'il y ait aucune différence de substance entre eux, ains seulement la distinction de personnes, laquelle distinction de personnes, comme elle est totalement requise, aussi est-elle tres-suffisante pour faire que le Père prononce, et que le Fils soit la parole prononcée ; que le Père die, et que le Fils soit le Verbe ou la diction ; que le Père exprime, et que le Fils soit l'image, semblance et figure exprimée ; et qu'en somme le Père soit Père, et le Fils soit Fils, deux personnes distinctes, mais une seule essence et divinité. Ainsi Dieu qui est seul n'est pas pourtant solitaire, car il est seul en sa trèsunique et très-simple divinité ; mais il n'est pas solitaire, puisqu'il est le Père et le Fils en deux personnes. O Theotime, Theotime ! quelle joyc, quelle allégresse de célébrer cette éternelle naissance qui se fait en la splendeur des saints; de la célébrer, dis-je, en la voyant, et de la voir en la célébrant.

» Le très-doux sainct Bernard estant encore jeune garçon à Chastillon-sur-Seine, la nuict de Noël, attcndoit en l'église que l'on commençait l'office sacré, et en cette attente le pauvre enfant s'endormit d un sommeil tres-leger pendant lequel, ù Dieu, quelle douceur ! il vit en esprit, mais d'une vision fort distincte et fort claire, comme le Fils de Dieu ayant espousé la nature humaine,

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