‹ De l'oreilleChapitre 12 sur 25 · MO · texte numérisé non relu

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Le ganglion que le nerf glosso-pharyngicrt forme à sa sortie du crâne chez l'homme , a été observé sur la tête du veau par MM. Arnold et Breschet (i). Depuis long-temps, M. Cuvier a fait connaître le filet de communication que la huitième paire nerveuse envoie au facial du même animal (2) ; M. Desmoulins ajoute que , chez les ruminans et les carnivores , un rameau volumineux établit une communication entre le facial et le ganglion commun aux nerfs spinal , glosso-pharyngien et pneumo-gastrique , en sorte que chez le chien, par exemple, où ce rameau représente le tiers du volume du facial, les nerfs distribués aux muscles de l'oreille ne semblent pas plutôt fournis par une origine que par l'autre.

Le nerf trijumeau des chiens confond son insertion avec celle de l'auditif; il est privé de rameaux ptérygoïdiens. — Dans les lapins, le rameau temporal est représenté par le massétérin.

(1) M. Breschet , Répertoire , loc. cit.

(2) Duverney a annoncé bien antérieurement qu'il existe une communication constante de ces nerfs chez les brutes , avant que le facial ne sorte de son conduit. Duverney aurait-il entrevu les anastomoses nerveuses , décrites avec soin et depuis peu d'années par M. Jacobson ? J'ai déjà fait une remarque analogue sur les travaux de Le Cat. ( Yoy. TabL anatom. — Organ. chez l'homme,)

M. Olto a vu ( loc. cit. ) deux filets nerveux du ganglion supérieur du grand sympathique traversant la cavité du tympan chez Tours et le blaireau. Dans le lièvre et le lapin , il n'en a trouvé qu'un seul , mais il paraissait s'y terminer. Chez les animaux hibernans , deux filets pénètrent dans le tympan avec l'artère carotide cérébrale qu'ils accompagnent, et vont ultérieurement se terminer dans le crâne.

i° Oreille externe.

A la naissance , l'oreille externe est souvent assez peu développée. Dans les animaux dont les fonctions s'exercent dès cet instant , le cochon par exemple, le développement est beaucoup plus avancé que chez les autres. — L'orifice externe du conduit auditif des chiens, des chats et des lapins, est complètement effacé par le rapprochement des éminences qui l'entourent, et par la continuité de la peau qui s'étend audevant de lui(i). La rupture de cette membrane survient, chez les mêmes animaux , du douzième au quinzième jour , et laisse apercevoir l'orifice de l'oreille. — A la même époque , le conduit

(i) M, Piédagnel , Journ, de physiol, expér. , t. IIL

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oriculaire n'est point encore ossifié ; la membrane qui le tapisse est épaisse et molle, et forme des replis nombreux dirigés suivant sa longueur, par lesquels son orifice est considérablement rétréci. Un liquide albumineux est contenu dans la partie interne du conduit auditif du chien : son absorption a lieu vers le cinquième ou sixième jour de la naissance.

2° Oreille moyenne.

La membrane du tympan n'est formée, suivant M. Piédagnel , que de sa lame propre et de sa lame interne , au moins chez les chiens.

Une humeur gélatineuse , épaisse , occupe la cavité de la caisse du chien , du chat et du lapin (i). Dans les animaux qui naissent plus ou moins imparfaits , elle est remplacée par une sorte de fongus celluleux ( Blainville ).

3° Oreille interne.

Les parties profondes de l'oreille qui composent le labyrinthe n'ont point été étudiées sous le rapport de leur développement. Nous savons seulement , d'après Scarpa , que le limaçon et la fenêtre cochléenne sont plutôt

formés que les autres parties (2).

(1) Cette observation de M. Piédagnel est conforme à celle de Valsai va. Voy. Morgagni , Epist. anat. VI.

(2) Scarpa , De structura fenesirœ rotundœ auris et de tswpana secundario çmatomicœ observationes%

Les nerfs acoustique et facial sont , comme chez l'homme , composés de plusieurs faisceaux d'abord isolés et réunis ensuite en un seul tronc, vers le tiers de la vie intra-utérine. Leur insertion au cerveau se fait en même temps ; mais cette époque est variable d'une espèce à l'autre: c'est la fin du deuxième mois chez l'embryon du mouton ; le milieu du troisième pour l'embryon du cheval et du veau. ... Le tœnia n'est apparent qu'après le nerf auditif ( Serres ) , observation opposée à l'opinion de MM. Gall et Spurzheim, qui ont considéré ce renflement comme l'organe de formation de ce nerf.

i° Oreille externe.

Les oiseaux n'ont point de pavillon ; leur oreille externe est réduite au conduit auditif.

Ce conduit a une direction très-variable ; son trajet est généralement fort court. Il s'ouvre sur la tempe entre une saillie de l'os occipital et l'os carré. Son orifice est difficile à trouver dans les pîngoins , tant il est petit ; il est fort grand , au contraire , dans les espèces de haut vol. Dans les oiseaux de proie nocturnes, il a la forme d'une fente occupant toute la hauteur de la tête. Dans un grand nombre d'espèces, il est susceptible de dilatation. Dans les oiseaux

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cloués d'un vol rapide , il est pourvu de plumes disposées en couronne ciliaire , simples, grêles et longues, et égales des deux côtés (i). Ces plumes protègent le conduit auditif en s'appliquant sur son orifice, et peuvent s'ériger trèssensiblement, suivant l'observation de Scarpa, — Organisation: Le conduit de l'oreille des oiseaux est entièrement membraneux ; il est une continuation de la peau de la tête qui s'épaissit à son niveau pour recevoir l'insertion des plumes ciliaires, et contient même parfois, en cet endroit , un anneau cartilagineux. Immédiatement en dedans de ce bourrelet , la peau se divise en deux membranes tubulées : l'externe , presque cartilagineuse dans les gros oiseaux, et déterminant la forme du conduit , va se fixer aux os du crâne ; l'interne , plus mince , se termine en cul-de-sac au fond du même conduit (Scarpa). — Un muscle sous-cutané , découvert par Cassérius et considéré par M. de Blainville comme un faisceau descendant du muscle peaucier , se fixe aux lèvres du méat auditif. — Les glandes cérumineuses , suivant M. de Blainville , forment une couche plus ou moins étendue , et affectent des dispositions variables ; Scarpa assure , au contraire , que ces glandes ne sont jamais dissé-

(i) Vicq-d'Azyr , Mémoires de l'Acad. des scienc. , an,

17 78 : Organe de Voiiie chez les oiseaux.

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minces comme chez l'homme , et qu'il n'en a trouvé qu'une seule, multiple, interposée entre les deux membranes du conduit , et recevant de l'interne une enveloppe particulière. Cette glande , observée chez le coq-d'Inde , a près d'une ligne d'épaisseur. Un muscle fixé en arrière du conduit , et dirigé en bas vers la mâchoire , favorise l'excrétion du cérumen (i).

2° Oreille moyenne.

La cavité qui compose l'oreille moyenne est formée par l'os tytnpanal et principalement par la saillie de l'occipital et de l'os carré. Sa capacité dans les cormorans est très-petite.

La membrane du tympan, d'une forme ordinairement ovale , présente une surface concave du côté de la caisse et convexe en sens contraire > disposition inverse de celle qui a lieu chez les mammifères. Sa direction est généralement oblique ; dans la chouette , elle est presque horizontale ; elle est verticale dans les perroquets. — La membrane du tympan est large et superficielle chez les oiseaux de proie nocturnes. — Son contour est enchâssé dans le cadre du tympan , qui est complet dans quelques espèces et interrompu dans quelques autres. — Qrgani- ■ ' " ■ i . .1 ..i- i .1

(i) Ilaller et Derham ont cru que le» oiseaux sont dépourvus de celte humeur.

sation : Vicq-d'Azyr lui reconnaît trois lames j dont la moyenne est une membrane propre , comme dans les mammifères.

Cellules du tympan. On trouve le plus souvent trois ouvertures conduisant dans les cellulosités du crâne par lesquelles la cavité de la caisse se trouve amplifie'e : l'une est supérieure et antérieure; elle conduit dans l'épaisseur des os temporal et pariétal ; une autre, supérieure et postérieure , est l'orifice d'un canal celluleux contenu dans l'épaisseur de l'occipital ; elle se réunit souvent à celle du côté opposé. La troisième, à la fois inférieure et antérieure , conduit dans «ne cavité creusée au milieu des cellules basilaires de l'occipital et du sphénoïde postérieur. Il existe quelquefois une quatrième ouverture par laquelle les cellules de l'os carré communiquent avec la caisse du tympan. Ces cavités accessoires remplacent les cellules mastoïdiennes qu'on ne retrouve pas chez les oiseaux. Leur grandeur est variable ; elles sont très- petites dans l'autruche et plus encore dans quelques perroquets ; elles ont un développement énorme dans les oiseaux de proie nocturnes.

La fenêtre vestibulaire des oiseaux a la forme d'un triangle ; elle est fermée par la base de l'étrier et par une membrane qui unit le contour de l'une à celui de l'autre.

La fenêtre du limaçon est séparée de la,

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