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ANOMALIES DANS L'EXERCICE DE L'OUIE

Sous ce titre je comprends les différens étals de l'ouïe qui s'éloignent de l'état normal : les degrés variables de la cophose , l'exaltation de l'ouïe , les bourdonnemens et quelques phénomènes que les nosologistes ont plus particulièrement regardés comme une dépravation de l'ouïe (i). L'étiologie de ces affections n'est point étrangère à la science physiologique ; la connaissance du mode daclion des causes qui altèrent la fonction est toute de son domaine. L'étude de l'anatomie pathologique , qui a si puissamment contribué à éclairer le diagnostic de quelques maladies de l'oreille , parviendra , peut-être , à dissiper l'obscurité dans laquelle sont encore plongées les causes prochaines et matérielles de quelques autres. En attendant les résultats de cette heureuse influence , on ne saurait proposer que des conjectures auxquelles les bons esprits n'accordent qu'une importance relative , et qui ne peuvent remplacer le produit immédiat de l'observation.

La dysécée ou diminution de l'ouïe est l'altération la plus commune des fonctions de l'o-

(i) M. Ilard les nomme paracousies. Sauvages attachait à ce mot une signification différente , et comparait le trouble de l'ouïe qu'il désignait ainsi , à celui de la vue des myopes.

rcille (t). Les causes dont elle dépend sont fort multipliées : les principales sont , une étroitessé congéniale ou un rétrécissement morbide dut conduit auditif , son obstruction par des corps étrangers ou par le produit stagnant d'une sécrétion exagérée , une obstruction semblable

dé la cavité moyenne de l'oreille. La manière d'agir de ces causes est la même pour toutes $| et la dureté de l'ouïe dépend immédiatement de l'obstacle à la propagation des ondes sonores- L'épaississement fongueux de la membrane du tympan nuit à l'audition d'une manière analogue; sa destruction complète prive l'organe d'un moyen principal dé la transmission des vibrations , ses conséquences sont évidentes. Il n'est pas aussi facile de comprendre comment l'obstruction des seules cellules mastoïdiennes pourrait causer îa dureté de l'ouïe ; mais, avant de raisonner sur ce fait avancé par M. Deleau jeune , il serait nécessaire d'en établir la réalité,, qui me paraît susceptible d'être contestée. Ce médecin lui-même convient de l'incertitude des signes qui prouvent l'obstruction dont il s'agit. L'oblitération de la trompe d'Eustacbi interceptant toute communication de l'air de la caisse

(i) Dysccœa , hypocophosis. Sauvages, Nosol. méihod. — Elle ne diffère de la cophose que par le degré , et on la confond avec elle sous le nom générai de snrdilé;

.avec celui des fosses nasales , la membrane du tympan ne peut plus se prêter à des vibrations régulières et étendues ; de-là résultent la confusion et la diminution de Fouie. Il n'est pas nécessaire pour cela d'admettre sans preuve que l'air de la caisse est absorbe , ainsi que le soutiennent MM. Gurtis et Richerand(i), — Il suffit d'énoncer les causes de quelques altérations des parties profondes de l'oreille , pour concevoir le résultat de leur action : telles sont la carie qui produit des désorganisations complètes de j'oreille interne , et les compressions exercées sur le nerf acoustique qui produisent la paralysie et détruisent la fonction avec d'autant plus d'avantage qu'elles l'attaquent dans sa source.

On ne saurait cependant assigner toujours la vraie cause de la surdité , d'après la connaissance acquise de certaines lésions. Lorsqu'un polype se développe dans le conduit auditif , sa cause a souvent agi plus profondément dans l'oreille et produit des désordres plus graves. En effet , il est rare que l'extraction rétablisse l'intégrité des fonctions: la pratique de M. ïtard n'offre que deux exemples de résultats avantageux de cette opération , sur dix cas semblables offerts à son observation. L'épaississement de

(i) M. J.-H. Curtis, Journ. univ. des sci. méd., t. XVII. r- M. llicherand , Nosographie chirurgicale.

( =45 ) la membrane du tympan est rarement la cause unique de la surdité , d'après Je même auteur. Il me paraît probable que la direction rectiligne du conduit auditif, que Leschevin regarde comme une cause de surdité (i), ne peut produire seule cet effet , et qu'elle n'est qu'un résultat peu important d'une altération étendue à des parties plus essentielles. Il en est de même de l'élargissement considérable du conduit observé par M. Itard , sur lequel ce médecin propose la même opinion.

Il est plus difficile d'assigner les causes de Fhypercousie. J'ai déjà fait pressentir ailleurs (2) l'opinion que je m'en suis formée : j'incline à croire que la sécrétion surabondante de l'humeur labyrinthique détermine quelquefois l'exaltation de l'ouïe. Je soupçonne aussi que le même trouble doit reconnaître pour cause un relâchement extrême de la membrane du tympan , l'ankylose des osselets, la paralysie de leurs muscles... qui empêchent de proportionner la tension de la membrane du tympan à l'intensité du son. Cette conjecture me paraît propre à éclairer la thérapeutique des cas de cette nature. Je me bornerai à rapporter un petit nombre d'exemples d'hypercousie. Une dame , atteinte de céphalalgie et de

(1) Leschevin , loc. cit.

(2) Voy. Mécanisme de l'audition.

toux hystérique , voyait ces accidens s'aggraver dès qu'elle entendait parler (i). Un jeune enfant qui avait l'ouïe très-dure par obstruction de la caisse, ainsi que le démontra l'ouverture du cadavre, fut atteint de la rage, communiquée par la morsure d'un chien ; pendant lestourmens de cette cruelle maladie , il entendait tout ce qui se disait près de lui à voix basse (2). M. H. Davy, essayant sur lui-même les effets de la respiration du protoxide d'azote pur, rapporte que les objets lui parurent éblouissans et que son ouïe devint plus subtile (3). L'hypercousie se présente quelquefois avec des circonstances remarquables, à en juger au moins d'après les deux observations suivantes dues à M. Itard. Pendant les accidens d'une rougeole dont l'éruption fut troublée, Mme G*** entendait les sons de la voix basse comme auparavant ; mais les sons plus élevés lui paraissaient avoir une intensité extrême (4). M. D*** , après une application de l'esprit soutenue plusieurs jours de suite , s'aperçut que sa propre voix re-

(1) Sauvages , Nosol. méthod. , 6e classe,

(2) M. Desmoulins , Anatomie du système nerveux. — De l'audition.

(3) Voy. M. Thenard, Traité de chimie, t. III, 3e édit.

(4) U est si ordinaire de voir confondre , et dans le langage et dans l'esprit même , les qualités très-diffcienles du degré et de l'intensité des sons, que je doute de la propriété des termes par lesquels sont rendus les détails par-

(=47 ) tentissaità ses oreilles avec un éclat inaccoutumé. Les sons graves lui causaient une impression plus pénible que les autres ; la sensibilité acoustique devint telle , que le malade fut obligé de tamponner ses oreilles pour les soustraire à l'impression trop vive des bruits les plus faibles. Les bruils particuliers qui sont quelquefois excités dans l'organe même de l'ouïe , et perçus néanmoins comme s'ils venaient du dehors, ont été étudiés avec un grand soin par les pathologistes. Les uns y ont reconnu autant d'espèces distinctes que les bruits paraissaient offrir de variétés : tels sont , les bourdonnemens , les

sifflemens , les tintemens, les bombemens ;

d'autres ont cru les classer d'une manière plus convenable en les distinguant d'après leur cause présumée ; ils ont attribué généralement à l'obstacle que l'air éprouve à circuler dans l'oreille, le bruit que provoque le rétrécissement de l'orifice externe du conduit auditif. Leschcvin propose cette explication et la développe ainsi :

ticuliers de cette observation et de la suivante. M. ïtard lui-même me paraît avoir mis trop peu d'importance à obtenir de ses malades une précision plus grande. Yoici comment il s'exprime : « Si on élevait la voix de quelques « tons, il lui semblait (Mme G***) qu'elle était haussée « de plusieurs octaves , ou plutôt qu'elle sortait de la cavité « d'un grand porte-voix. » Certes , cela n'est pas la même chose.

(248) l'air , dit -il , étant agile d'un mouvement in* testin non interrompu , lorsque le conduit auditif est fermé , la chaleur de cette partie augmente son ressort , et par conséquent la force du choc contre la membrane du tympan , d'où résulte la sensation du son. — • On a reconnu , avec beaucoup plus de vraisemblance , que des bruits internes pouvaient être causés par l'activité de la circulation : tels sont les bruits qui ont le caractère de battemens , et qui coïncident avec les mouvemens du cœur et des artères. On sait d'ailleurs que les sifflemens sont des symptômes ordinaires de quelques troubles de la circulation ; ils accompagnent les vertiges,

les lipothymies , les attaques d'apoplexie

Lorsqu'on se rappelle que l'organe de l'ouïe est entouré de vaisseaux nombreux et gros , dont les pulsations lui sont communiquées avec force, on n'a pas de peine à se persuader qu'il apprécie avec une extrême facilité les plus légers dérangemens de la circulation ordinaire , dont le rhythme lui est devenu insensible par l'effet de l'habitude. — Sauvages tentait d'expliquer les bourdonnemens par des mouvemens spasmodiques de la chaîne des osselets , ou bien encore par le son résultant des vibrations inégales des osselets et du conduit auditif, C'est ainsi , dit-il , que l'eau versée dans ce conduit , élevant le degré du son de la même manière qu'il arrive

( 249 ) pour une cloche d'harmonica, il doit en résulter un défaut d'unisson qui se manifeste par un retard dans le concours des vibrations du conduit et de la chaîne.

Sauvages a décrit une anomalie de l'ouïe qu'il nomme tintouin vertigineux , et qui consiste à rapporter le son au côté opposé à celui où il est produit. On peut , avec vraisemblance , attribuer ces erreurs à une inégalité survenue en peu de temps dans la force de l'ouïe , comparée dans les deux oreilles; elles sont l'effet de la manière habituelle de juger de la direction du son par l'intensité. Une observation rapportée par Morgagni , semble confirmer la conjecture que je forme (i). Un chien fut soumis à la perforation de ses deux membranes du tympan. Cinquante jours après l'opération, l'animal présenta cette particularité , qu'il se tournait souvent d'un côté lorsqu'on l'appelait de l'autre ; ce que Morgagni attribue à un état d'apoplexie déterminé par un coup violent , porté sur la tête de l'animal quelque temps auparavant. La lésion de l'ouïe dura un mois , et disparut ensuite complètement : alors le chien fut tué. A l'ouverture du cadavre, on trouva dans une oreille la membrane du tympan rétablie dans son intégrité , et ]qs osselets intacts, cependant un petit fragment

(i) Morgagni , episi. anat. XIII.

( 25o ) du manche du marteau avait disparu ; dans l'autre oreille , la membrane du tympan était entière, mais plane , présentant ça et là des points rougeâtres ; les débris du manche du marteau étaient agglutinés à sa face interne.

Wiilis a rapporté deux exemples d'anomalie qui sont très-remarquables et connus de tout le monde (i). Une femme ne pouvait suivre la conversation que pendant un grand bruit ; un domestique était chargé , pour toute fonction , de battre le tambour à ses oreilles aussi souvent que son mari s'entretenait avec elle. Holder a consigné des observations analogues dans les Transactions philosophiques (2). Yerduc ( loc. cit. ) connaissait un homme de lettres qui ne percevait les sons faibles que lorsqu'il était dans une voiture entraînée rapidement sur un pavé inégal. M. Itard a recueilli des faits nombreux du même genre ; les sujets de ses observations ont été atteints tôt ou tard d'une cophose qui lui a paru généralement incurable. La 29e observation de M. Deleau jeune , présente aussi la particularité d'un engourdissement de l'ouïe. Les faits de cette nature seront sans doute inexplicables, tant qu'il restera de l'incertitude sur

(1) Wiilis , De anima brutorum , cap. XIF, de sensu anditûs.

(2) Holder, Abrégé des transact. philos. , t. IL

tes usages des parties de l'oreille interne , et sur la part que les nerfs prennent à la fonction (i).

M. Itarda eu l'occasion de faire une remarque précieuse sur la sensibilité acoustique. Pendant la durée de quelques expériences auxquelles furent soumis un certain nombre de demi sourds^ muets de l'institution à laquelle il est attache' , il observa que les signes d'audition, fournis par les jeunes élèves dont les organes de l'ouïe furent excités par un même son fort intense , n'étaient pas manifestés au même instant pour tous , mais seulement à quelques minutes d'intervalle pour certains d'entre eux ; comme si , chez ces derniers, un engourdissement plus profond de l'organe exigeait une durée plus prolongée de l'impression pour qu'il y devînt sensible.

La dernière anomalie connue dans l'exercice de l'ouïe , est celle que Sauvages a nommée ouïe double (paracusis duplicata), c'est la dlplacousie de M.Frank; elle consiste dans l'altération du degré qui n'est pas perçu de la même manière par les deux oreilles. L'explication que j'ai don-

Ci) Prévenus en faveur d'une explication qui pouvait paraître vraie à une certaine époque , niais qui n'est plus admissible d'après les découvertes récentes en physique , quelques auteurs se sont empressés d'admettre un relâchement de la membrane du tympan, dont ils n'avaient point acquis la preuve par l'autopsie.

née du mécanisme de l'audition dans les parties moyennes et externes de l'organe , ne nie permet pas d'y rapporter la cause de ce singulier phénomène , ainsi qu'on a essayé de le faire , par l'hypothèse d'une différence dans la tension des deux mernhranes du tympan. Un musicien fut obligé de renoncer à jouer de la flûte dont chaque son lui paraissait doublé, et lui faisait l'impression d'un accord dissonant. Cet accidentse montra le lendemain d'un catarrhe oriculaire, et se dissipa en même temps que lui (i). Chez une autre personne , les deux sons formaient l'intervalle d'octave. Quelques faits de ce genre se sont présentés à l'observation de M. Itard. Une dame , atteinte de surdité intermittente, entendait souvent à la fois le son naturel d'une oreille , et de l'autre , un son plus aigu. Un pareil fait a été observé, et se trouve rapporté par M. Frank (2). Je me serais abstenu de rappeler les récits merveilleux que les magnétistes nous ont laissés sur une prétendue transposition des sens , si tout récemment encore on n'avait essayé de présenter de nouveaux faite à l'appui , et traité cette question sous un point de vue très-général,

(1) Cette observation et la suivante sont rapportées par Sauvages.

(2) M. J. Frank , Praxeos med. umti pvœcepta , t. V.

Tir lui, an. 182 1.

sous celui de la compatibilité' d'une telle opinion avec l'état de nos connaissances positives. M; Petetin (/oc. cit.) rapporte une observation de catalepsie dont les attaques étaient marquées par le transport des sens à l'épigastre. Cette découverte qu'il dut au hasard , suivant ses expressions , lui inspira l'idée de soumettre aussitôt la malade à quelques épreuves. Sept personnes se tenant par la main formèrent une chaîne dont il occupait une extrémité. La personne située à l'extrémité opposée fut invitée à placer un doigt sur l'épigastre de la cataleptique. Ces rapports établis , lorsque M. Petetin faisait « sur « les doigts réunis de sa main libre quelques « questions, la malade y répondait sans hésiter.» Les expériences répétées dans les accès subséquens eurent le même résultat ; cependant « il « suffisait que quelqu'un de la chaîne eût des « gants de soie blanchi », pour que la malade « n'entendît pas. » Dès les premières lignes de l'ouvrage de M. Petetin, on découvre le désir exagéré de prouver l'existence d'un fluide électrique qui parcourt les conduits des nerfs , et qui , gêné dans sa circulation par la compression que le sang exerce à la base du cerveau sur les nerfs des sens externes , se porte avec excès par, le nerf pneumo-gastrique j risques à l'épigastre où il détermine les effets merveilleux qu'on vient de lire : telles sont , en effet , les conclusions,

(254) de Fauteur , après de longs de'tails que je m* dispense d'analyser*

On lit dans les Éphémérides médicales de Montpellier , pour le mois de juillet 1827 , qu'un jeune homme de 14 ans présentait, à cette époque , le phénomène d'une transposition des sens, qui s'observait pendant toute la durée d'un accès de folie , dont il était atteint plusieurs fois le jour. On ne dit pas si le sens de l'ouïe s'établit sur un nouvel organe , mais l'oreille perdait ses fonctions et la vue s'exerçait par elle. On présenta à l'oreille une bourse de soie verte que le jeune homme n'avait jamais vue. «Ah! ah! « vert , s'écria-t-il , incrédule , qui croit que j'ai « besoin de mes yeux pour voir ! » Enfin , M. Cazaintre, témoin des faits et rédacteur de cette observation , ajoute : « Je m'assurai que la clarté « du jour n'était pas nécessaire à cette singulière « vision ; le malade lut dans l'obscurité la plus « complète une lettre qu'on venait de m'écrire.» Les autres détails fournis avec beaucoup de bonne foi par le médecin que je viens de citer , prouvent incontestablement qu'il a été dupe de quelque artifice imaginé par le malade et par ceux qui l'entouraient. M. le professeur Lordat a cherché à étayer l'observation de M. Gazaintre de son autorité en matière physiologique , et de quelques observations semblables plus anciennement connues. Indépendamment du plus ou du

( afiS )

moins de confiance que Ton pourrait accorder a toutes les observations de ce genre (i), M.Lordafc propose les réflexions suivantes: « Si l'accessibi- « lité de l'impression vers les puissances sensi- « tives est en raison composée de la liberté du k vestibule et des dispositions actuelles de la sen- « sibilité ; si , dans le cas où le vestibule est très- « obstrué, il peut arriver que la disposition de la « cause vitale est assez favorable pour aller en

« quelque sorte au-devant de l'impression ,

« je le demande , comment oserions-nous dire « qu'une aperception externe déterminée ne peut « jamais se faire que dans un point déterminé, « et qu'elle est à jamais exclue de tout le reste « de la surface du corps humain. » Sans doute,' il n'est pas donné à l'intelligence humaine d'assigner les limites du possible ; mais ce n'est point par de semblables considérations, un peu trop générales, que l'on peut repousser un doute appuyé sur des faits, contradictoires à ceux qui résultent d'une longue expérience. Un pyrrhonisme décourageant se fonderait sur leur application facile à tous les ordres de nos connaissances les plus certaines. En accordant à M. le professeur Loi dat qu'il existe une identité apparente dans l'organisation de tous les nerfs, en admettant même

(i) Voy. la lettre de M. le professeur Lallemand , insérée dans les Ephémérides médicales du mois de septembre 1827*

( 256 ) que l'anatomie ne parvienne jamais a y découvrir des différences caractéristiques des diverses espèces de nos sensations , comment concevoir un mode d'action des puissances internes qui suppléerait à un certain appareil, à l'existence duquel est attachée la spécialité des organes des sens, suivant une loi établie par M. Guvier?

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