CONCLUSION
Concluons que l’anatomie pathologique a rendu les plus grands services à la thérapeutique; que tous les jours elle doit servir de guide dans les indications de traitements; que c’est en éclairant le diagnostic qh’elle a produit ces immenses bienfaits; que tout ce qui existe en médecine d’exact,, de positif, de satisfaisant, est dû aux progrès de celte branche des sciences médicales;
Que les maladies qu’elle n’a pas éclairées de sou flambeau ne présentent non plus qu’incertitude et obscurité dans leur traitement, et sont livrées, en général, au plus aveugle comme au plus dégoûtant empirisme ;
Qu’il est un certain nombre de maladies dont elle n’éclairera probablement jamais le diagnostic local, ni par conséquent la thérapeutique ;
Que, toutefois, l’empirisme seul est parvenu, dans un petit nombre de cas, à la vérité, à trouver quelques modes de traitement vraiment sûrs et efficaces; mais que ces cas sont en bien petit nombre, relativement aux autres maladies.
Qu’il est un grand nombre de maladies que l’anatomie pathologique a bien fait connaître, et dont elle n’a pas avancé encore le traitement spécial;, mais qu’elle seule est capable de découvrir, par ses recherches, la méthode vraiment curative de ces altérations, en constatant leur nature intime, en dévoilant leur mode de formation, leur développement, leurs progrès, leurs terminaisons :
Donc, l'anatomie pathologique a éclairé à un haut degré, elle éclaire encore, et doit éclairer à l'avenir la thérapeutique des maladies.