‹ De l'organicismeChapitre 26 sur 72 · APHORISME IX · texte numérisé non relu

APHORISME IX

L’admission des propriétés vitales conduit à une thérapeutique absurde et dangereuse.

Nous avons vu que, d’après Bic-bat, toutes les maladies dépendent des propriétés vitales, dérivent évidemment d’une lésion de ces propriétés. Donc les convulsions, les spasmes, les paralysies, etc., sont dus à des augmentations, des diminutions, des perversions de la contractilité animale. La vérité incontestable de celle assertion nous mène à une conséquence non moins certaine pour le traitement des maladies, savoir : que tout moyen curatif n’a pour but que de ramener les propriétés vitales altérées au type qui leur est naturel. Cette médecine conduit donc, pour ne citer qu’un exemple, à administrer dans la paralysie, qui est une diminution de la contractilité animale, tout ce qui peut augmenter cetle contractilité ; les alcooliques, les aromatiques, les toniques, l’arnica, la mélisse, les vulnéraires, la noix vomique, la strychnine, l’hydrochlorate d’ammoniaque, l’électricité; enfin, toutes les substances incendiaires que les formulaires indiquent pour augmenter la contractilité animale.

Page 1