‹ De l'organicismeChapitre 27 sur 72 · APHORISME X · texte numérisé non relu

APHORISME X

Le rejet des propriétés vitales conduit à une thérapeutique rationnelle et efficace.

Quelle est la première conséquence qu’on doit tirer du rejet des propriétés vitales? N’est-ce pas que les actes dits vitaux sont produits par les organes; que ce sont des actes organiques; et qu’on devra chercher dans des organes la cause de la régularité ou de l’irrégularité des fonctions, et non dans l’état normal ou anormal de prétendues propriétés vitales? Ainsi tout dérangement fonctionnel conduira à rechercher quel est l’organe altéré; de quelle manière, il est altéré; quel est le siège, la nature et l’étendue de l’altération.

Il est bien exact de dire que c’est au rejet des propriétés vitales que l’on doit les progrès qu’a faits dans ce siècle la pathologie du cerveau et de ses dépendances. Tant que la paralysie n’a été que la diminution ou l’abolition de ces propriétés, nous venons de voir quelle thérapeutique on mettait en usage; mais dès l’instant qu’elles ont été considérées comme des conséquences de l’organisation, la paralysie n’a plus été seulement une propriété altérée, mais l’effet d’une lésion dans les organes

du mouvement et du sentiment, quelle était sa nature, son siège et son étendue, et l’on a institué des traitements rationnels déduits de ces notions.

On cessa de traiter par des excitants la congestion, l’inflammation, l’hémorrhagie, le ramollissement et les diverses lésions organiques, etc. (Voyez le chapitre où il est question du rejet des propriétés vitales et de ses conséquences thérapeutiques.)

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