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APHORISME XIX

Les actes physiologiques sont produits par des modifications d’organes qui ne sont pas pathologiques.

Tous les actes physiologiques sont donc produits par des modifications d’organes physiologiques. Nous venons de démontrer que pour s’accomplir, tous ces actes avaient besoin d’une modification dans les organes: or, on ne peut considérer ces modi-

ficalions comme des états pathologiques. Cette proposition n’a pas besoin de preuves; il suffit par la pensée de se rappeler les changements qui se produisent dans l’exécution de ces fondions : par exemple dans le mouvement volontaire, la contraction des muscles augmente leur volume et les raccourcit; la respiration augmente et diminue le volume des poumons; la circulation augmente et diminue le volume du cœur, des hypérémies ont lieu dans certains organes en action pour remplir quelques-unes de leurs fonctions, etc. Tout cela constitue des modifications organiques très -sensibles, mais qui ne sont pas pathologiques, et comme telles ne peuvent être des objections sérieuses à notre système organiciste.

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