APHORISME XLIII
On ne peut méconnaître, ainsi que nous le disons, que l’âge, le sexe, la constitution, les causes, la nature, la marche, la durée, les périodes de la maladie, etc., ne concourent à la connaissance de l’état morbide et ne fournissent leur contingent aux indications thérapeutiques.
Celte exposition suffit pour en faire comprendre la vérité.
Nous avons traité dans un autre ouvrage 1 des indications thérapeutiques que peuvent fournir ces
1 Traité de diagnostic , etc., 2® édition; chez Béchct, place de l’École-de-Médecine.
diverses circonstances. Ce n’est pas ici le lieu de refaire celle exposition, ce qui serait trop long, et n’entre point dans notre plan.
Il n’est pas de médecin qui ne sache que Y âge apporte d’importantes modifications dans les lésions organiques, dans les symptômes, dans les indications, et dans le traitement des maladies;
Que les sexes ne fournissent aussi des considérations d’une grande valeur sur tous ces points, de même que la constitution; car qui s’avisera de traiter un individu pléthorique comme un individu anémique? qui traitera un athlète comme un être débile, etc.? qui niera que les causes des maladies modifient le traitement? que la nature des maladies est d’une grande utilité à connaître? Une maladie simple ne se traite pas comme une maladie spécifique; une affection spéciale comme une affection simple ; une maladie *
qui commence comme une maladie vers sa fin; une maladie intermittente comme une maladie continue.
Les climats, les saisons, les localités, doivent aussi modifier la thérapeutique. Nous pensons qu’il est superflu d’insister sur tous ces points qui sont connus, même des gens étrangers à la méde-
cine.