‹ De l'organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris, au MoyenÂge thèse présentée à la Faculté des lettres de ParisChapitre 11 sur 41 · B. LEÇONS EXTRAORDINAIRES · texte numérisé non relu

B. LEÇONS EXTRAORDINAIRES

FoBHAUTÉs. — On pouvait faire des leçons eitraordlnaires

tous les jours de Taouée, excepté les jours où il était interdit de faire leçon passé neuf heures du matin , c'est-à-dire les jours de dispute et les vigiles des principales fêtes \ En 12A&> la Faculté défendit de faire leçon extraordinaire de la Saint Remi au Carême Cette prohibition ne fut pas maintenue. Cependant Tintervalle compris entre le Carême et la Saint-R( ihi était plus particulièrement affecté^ aux leçons extraordinaires

* B. IV, m,

* Vet. KaL : A dominicà quà cànlàlUT vocem jttcunditalis ( lo troisième diroaudie a^*rès Pâques) usquè io craslinurn S. TrinilaUâ nua lugilui iD vico Straminîs onfinariè.

Les jours de leçon ordinaire» les leçons extraordinaires ne âevaient eommencer qu'après la troisième heure % c*est-à-

dire après les leçons ordinaires. Les jours où toute l'Université devait assister au sermon , elles ne devaient être faites <Iii*après le sermon \ £n général » elles avaient lieu dans Ta^ près-dtner, c'est-à-dire après dix ou onie heures.

En 1276, rUniversité avait ordoûûé d'enseigner tout ce qui n'était pas du domaine de la logique et de la grammaire, dans des lieux accessibles à la surveillance *• En 1355 » la Faculté défendit de faire les leçons extraordinaires en dehors des écoles des Nations\ Mais ces statuts ne forent lias observés. On faisait leçon extraordinaire où l'on voulait, dans les écoles des Nations^ dans celles d'un couvent^ dans le réfectoire d'un collège, dans sa chambre ^

fin 125A 9 la Faculté des arts imposa aux cours extraordinaires , certaines restrictions qui paraissent être tombées depuis en désuétude. Elle défendit de faire plus de deux leçons extraordinaires un jour de leçon ordinaire , ni plus de trois un Jour de congé. Le maître ne devait pas changer de livre avant d'avoir achevé celui qa'il avait commencé» à moins qu'il ne fût malade ou forcé de s'absenter plus de quinze jours, ou que les étudiants ne voulussent plus suivre le cours

Les mattres et les bacheliers étaient également admis à faire des leçons extraordinaires. Quand les mattres voulaient ex* pliquer un livre qui n'était pas compris parmi ceux qui étaient prescrits pour les examens, ils en demandaient l'autorisation à la Faculté en lui indiquant les jours et les heures où ils se proposaient de le faire. Il fut interdit, pendant quelque temps,

« S.F. A. im(B.m,iM).

• a infra et S. F. A. 1385 ( B. IV, 332 ).

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