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Après avoir justilii: du lemps d'éludés devant la Faculté, les candidats étaient argumentés par les docteurs sur le droit canoD. Dans les quinie Jours qui suivaient cet examen le nouveau bachelier devait accomplir deux actes publics aillés propoiitum et harmga ; ces actes devaient avoir lieu à l'époque où les docteurs faisaient leurs leçons ordinaires *. Le propo$ilum contenait la décision motivée d'une ou de plusieurs questions de droit canon « avec réfutation des opinions contraires à celles que le bachelier avait adoptées Le ba« chelier faisaii son propositum à l'heure et dans la salle où il devait lire \ S'il le faisait entre Pâques et la Saint-Jean- Baptiste ( 24 juin ) » il était tenu d'en &ire un seeond après la Saint-4ilchel (29 septembre) *• D'abord, les bacheliers faisaient on propositum chaqne année , mais oo les en dispensa ^ La han-nga (^tait un discours à la louange du droit canon ^ Le bacheliîi commençait par invoquer le secours de Jésus-Christ; il faisait ensuite l'éloge du droit canon sur un texte emprunté aux collections de décrétâtes ; il terminait en rendant des actions de grâces à Dieu, à la Vierge , à son patron et aux docteurs ; il énonçait sur chacun de ces points un nombre symétrique de propositions qu'il démontrait par mineure et mineure. Les termes de ces propositions étaient rimés. Les proposita et les harengœ étaient Ins. La réforme de 1452 ordonna de les prononcer de vive voix^ probablement sans succès \
* L. D.» p. il.
' Lo manuscrit de Gorbie( fonds SamlHQennain,9tli,)eD cootieot plusieurs.
» L. D., p. 12 et 15.
* Vet.Stat.(B.lV, W).
* L. D., p. 83. Cf. L. D., p. 36. Ce slatat fut rendu en 1390 ( V. L.>
f* h verso ).
^ On en trouve plusieurs dans le manuscrit do Gorbie ( foods Saint- .
Germain , 'J5i }.
Les bacheliers ne lisaient qne les Décrétâtes ; le Décret et trois décrétales étaient excIusivemcDt réservés aux docteurs
léCS joars de congé étaient pins nombreux dans la Faculté de décret qu*en aucune autre. Outre les soixante fêtes communes à l'Université , la Faculté en a?ait qai lui étaient partrcalières. Elle avait, en onlre, vacances : 1° de la Saint- Pierre et ia Saiat-Paul (29 juin) , jusqu'à l'Exaltalion de la Sainte- Croix {ik septembre) ; 2* du dernier vendredi ayant les Rameaux jusqu'au premier mardi après la Qtiastmodo; 3** de la veille de la Pentecôte jusqu'au premier mardi après la Trinité ; /i°de la Saint Cônie et la Saiut-Damien (27 septembre) y jusqu'au lendemain de la Saint-Denis (10 octobre). Les cours des bacheliers devaient commencer le jour de la translation de Saint-Augustin (6 octobre) , et finir à la Saint-Pierre et la Sainî-Paul (29 juin) Ils n'étaient tenus qu'à trois leçons par semaine
Ils devaient lire, dès le lever du jour » une heure avant le coup de prime de Notre-Dame. La leçon devait durer une heure Ils neponvnient lire que dans une salle qui appartînt à un docteur ^ Si cette salle était en dehors delà rue dulilôt- Bruneau, le bachelier devait payer le même loyer que pour les écoles de cette me. La Faculté se partageait la différence *. Le bachelier ne disposait de la salle que pour nne année : il
* Cf. infra.
* Le calendrier du manuscrit de Corbie est plus détaillé que celui de L. D. — L. n,, p. 26 et 34.
' L. D., p. 31. CorLaias bacheliors lisaient aux nones de Notre-Dame, et aux nones des Jacobins ( L. D., p. 84 et 26 ). Cf. B. IV, 428. -— Les bacheliers sont souvent désignés sous nom de legeniet de mane { L. D., p. 31 sqq.)
' L.D., p. SU). Lorsque les salles de tous les docteurs étaient occupées, il fallait une dispense spéciale de la Faculté pour être admis à lire dans une salle qai n'appartint pas à un docteur ( L . D., p. SB ).
ae pouvait retenir la salle pour l'année suivante qu^aveel'aa-
torisation de la FacuUé *. S'il av^it lu pendant deux raoiàdans la salle d'un docteur^ il devait y cootinuerses leçons jusqu'à la fin de Tannée
Les bachdiers devaient lire les Décrétales dans Tordre suivant : premier livre , 2« , 3% 5* , 6% A*, Clémentines. Ils devaient achever , sans l ien passer , le livre qu'ils avaient commencé; ils pouvaient commencer un livre une année, et le reprendre Tannée suivante an point oà ils Tavaient laissé. Ils devaient lire le texte et les gloses» et ne pas s'égarer dans des digressions étrangères ^ Avant 1355, ils parlaient d'abondance*; plus tard, ils prirent Thabitude de lire leurs leçons. Cette méthode était fastidieuse pour les auditeurs et entraînait trop de longueurs ; la Faculté leur défendit de lire leurs le» çons ; seulement » s'il se présentait quelque cbose d'important , ils devaient le répéter au plus deux fols pour laisser aux auditeurs le temps d'écrire; encore ne devaient-ils le faire que rarement
Ces règlements , comme tous les règlements de la Faculté de décret, étaient fort peu observés. Pour en assurer Texécution » la Faculté ordonna aux bacheliers de se faire délivrer chaque année, par leurs docteurs» une cédule où seraient
marquéb le livre qu'ils devaient lire , le jour el la salle où ils devaient commencer leurs leçons. Cette cédule , scellée du sceau du doyen , devait être remise par le bachelier an bedeau qui en proclamait ie contenu *. Il est probable que les règlements n'en furent pas mieux observés. Toutes ces précautions n'étaient que des occasions de rançonner les bacheliers. Ils
» L. D., p. 51-32. Réf. do 1452 ( B. V, 1*67 ).
* S. F. A. ( ii. IV, 532).
• V. L., f" 8 verso. - L. D., p. 8.
payaient pour garantir l'exéeutian des règlements ; ils payaient encore pour s'en foire dispenser.