FRAIS D'ÉTUDES ET D'EXAMENS
L'étudiant payait an bachelier dont il suivait les leçons « un franc pour ses honoraires S «t 2 s. p. pour la moitié
du loyer de récole *. Le doyen de la Faculté percevait 2 s. p. sur chaque coi lificat qu'il scellait à l'éludiant et au bachelier *.
Le jour de la harenga , le bachelier donnait A s. p. à chaque docteur régent Le même jour , il invitait à un repas son docteur 9 et un autre docteur au choix de ce dernier Il devait payer, dans les huit jours de sa réception, h bourses et demie Le bachelier devait évaluer, par serment, la bourse au taux de sa dépense hebdomadaire \ 11 payait la moitié du loyer de la salle où il faisait son cours *\
» Réf. iTO(B. y, m).
Le licencié payait du vin aux docteurs pendant rexamen. Cette dépense ne devait pas dépasser 2 on 8 écus d'or Le
jour de sa licence ., il donnait un banquet à la Faculté et à ses bedeaux ; il distribuait 20 8. p. h ch ic un des deux bcdcîuix de chaque docteur Euiin il payait» comme au baccalauréat > â bourses et demie ^
Ces dépenses ne sont ^pas susceptibles d*ane évaluation rigoureuse. Nous savons , toutefois , qu^elles étaient ruineuses. Pour obtenir un lieu liouorablc, pour liàter rexauien , les candidats évaluaieut leur bourse beaucoup au-delà de leur dépense hebdomadaire ; ils épuisaient leurs ressources ; ceux qui ne voulaient pas ou ne pouvaient pas faire de semblables dépenses ne se présentaient pas pour les grades. Le cardinal d'Estouteville voulut remédier à ces abus ; il fixa aux prélats et aux nobles un niaximuiu de 7 écus pour les bourses du baccalauréat^ et de 12 écus pour celles de la licence. Il comptait peu sur le désintéressement et la probité des docteurs ; il s'efforça d'assurer l'exécution de son règlement par toutes les précautions possibles Les docteurs ne tardèrent pas à justilier cette défiance avec une etlrouterie cynique. Deux ans après, en 1405^ ils obtinrent d'Alain « cardinal , une modération de la réforme de i&52, qui la détruisit complètement Sous prétexte qu'il était injuste d'enchatner la libéralité des éludiauts enverslcurs maîtres, qui avaient le désintéressement de ne rien exiger d'eux pour des leçons qu'ils ne faisaient pas, les docteurs se firent autoriser à recoYoir les dons et offrandes spontanés de leurs bacheliers et licenciés reconnaissants, sans exaction aucune » bien entendu K
Les frais d'études et d'examens étaient tellement écrasants
* L. D., p. 63. Jurei.
> L. D., p. 6ft,6S.
* Héf. {m ( n y, 568-69).
L !>., p. 576. Le statut ou moderalio du cardinal Alain est inséré tout entier.
dans la seconde moiiié du xv'^ siècle , que des boursiers décrétisies, tout en jouissant des privilèges de rUaivenilé de Paris eomme étudiants de la Facolcé de décret , allaient se faire graduer à Orléans , qui offrait la marchandise à des prix modérés. La Faculié do décret se plaignit à l'Université de cette irrégularilé. La Nation Picarde répondit qu'ils n'avaient qu'à être plus traitables pour leurs étudiants^ alors on pourrait faire droit à leurs réclamations , sinon ceux-ci (lovaient être libres de prendre leurs degrés ailleurs ^ à moins de frais