FACULTÉ DES ARTS
Les Facultés étaient rangées officiellement dans l'ordre suivant : ihéoiogie, décret, médecine, arts. Les trois premières étaient dites supérieures S parce que la Faculté des arts leur servait de préparation et d'introduction* Cette raison nous détermine à commencer par la Faculté des arts , pour expo* ser l'organisatioa de reusciguciiieui dans rUnivcrsité de Paris.
* Celte expression est cmplo^ ('>c, pour la premitTc fois, par Alexandre IV dans sa huile du {;> nu\e!iilM c l^ilifi, à propos do la seule Facollé do Ihéulogie ( Uul. III , oùi) : Prœosl reliquis sicut âuperior, et tanquam inferiores caeterae stbi sntoont. Dans la suite, cette dénominalloii fat appliquée aox trois Facultés de tbéolot^e, de décret et de médecine, qui étaient placées ordinairement avant la Faculté des arts, dans les cérémonies et les processions.
Le caractère distinctif de cette Faculté c'est qneTeoseignement y était nettement séparé des épreuves qui précédaient la
coMalion des grades. Cette différence tenait sans doute à la jeunesse des étudiants de la Faculté des arts , et à la nature de son enseignement» qui servait à la culture générale de l'esprit sans préparer à aucune profession spéciale. Exiger m long stage des étudiants, c'eût été retarder et raccourcir le temps de l'apprentissage pour la profession particulière à laquelle ils se destinaient
Après avoir traité des étudiants » nons traiterons donc des grades et des cours ; nous terminerons en décrivant la révolution introduite dans la discipline de la Faculté par le développement des pensionnats *,
' Je crois nécessaire de faire connaître ici les manuscrits que j'ai consultés relativement à la Faculté des arts.— Chaque corporation de TUniversité avait un livre ( Itbûr) et des registres ( papirus ). Le livre était en parchemin; la corporation y faisait écrire ses statuts, les statuts et les privilèges do l'Université; le livre était ordinairement précédé d'ua calendrier où étaient indiqués les jours de congé. Les registres étaient en papier ( d'où le nom de papirus, sous lequel un registre est souvent désigné); le doyen de la Facnlté, on le procureur de chaque N'ation y écrivait les conclusions de sa compagnie, les noms des bacheliers, des licenciés, et des maîtres nouvellement admis, et d'abord les comptes do recette et do dépense. Plus tard, dans la Faculté des arts, la comptabilité fut inscrite sur un registre à part, tenu par lo rpreveur de la Nntion. — 1° Dos livres de la Faculté des arts. Le livre tenu au nom de la Faculté , par le recteur, et connu sous le nom de /uTff du recteur, est maintenant en Angleterre. — On trouve à la bibliothèque Sainle-Geneviève (manuscrits, 9092 ) un fragment de livre qui a appartenu à la Nation de Picardie. 11 contient un calendrier, une miniature sur laquelle les intrants de ta Nation prêtaient serment, et quelques feuillets sur lesquels ont été écrits, d'une écriture beaucoup plus moderne, des statuts que du Boulay a imprimés. Je discuterai plus bas la date du ralendrier, — Le livre de la Nation normande est à la bibliothèque de Chartres. — Du Boulay a imprimé la plupart des pièces que Ton trouve dans ces livres. M. f aranne se propose de publier prochainement celles qui sont restées inédites. — S** Des registres. La Faculté des arts n'a pas eu de registres propres avant U78,ou du moins on n*en a pas conservé qd soient antérieurs à cette année.-- On Ut (Factum historique et général contenant plusieurs mémoires instructifs pour servir à la décision du procès entre les régents