DES BACHELIERS
Comme dans les autres Facultés » le baccalauréat était Tapprentissage de la maîtrise *.
Les candidats au baccalauréat se présentaient devant la
Faculté, convoquée spécii Km (lit pour les entendre, vers l'époque indiquée pour les examens^ c'est-à-dire en janvier ou février » en mars on avril « et quelquefois , mais plus rarement, en septembre ou octobre *• On indiquait anx candidats
* Les années UK5l-lft57. Yolci les nombres des éiadiants inscrits : mtt îh; im, I»; tbW, 19; ihW, SI; i«(t6, IS; ihïïl, 13. En moyenne y 16.
* 27 mars \Hm, 17 oi 21 juin 1410.
' Reg. I, p. "-m.
* 27 septembre
« Voici les nombres des l^aohcliors inscrilfipour les auiiccs l4i>Sl-i4b7 : 7, 7, 5, G, 3, l). En moyenne, o.
* Registres passim.
le jour et l'Iicure où ils devaient justifier de leur temps d'études'. La Faculté se réunissait à cet effet dans la maison du plus anciea régeot \ Les candidats comparaissaieot et exhibaient les certi6cats délivrés par leurs maîtres et scellés par le doyen Le temps d'études se comptait par mois. SI mois et demi élaieut jugés insuflisanls *. Ordinairement, les candidats justifiaient de 38 mois d'études réparties entre quatre années ^ Le temps des vacances et des cessations ne devait pas être compté ^ Si la Faculté était satisfaite» elle admettait les candidats à TexameD.
La veille ou Tavant-veille de iNoël , vers la iin de mars ou le commencement d'avril , à la fin de septembre ou d'octobre j la Faculté se réunissait pour nommer des examinateurs Les deux maîtres les plus anciens et les deux maîtres les plus jeunes^ après ceux qui avaient pris part h la dernière élection, élisaient quatre examinateurs , un de cliaque Nation. Ces examinateurs ne devaient pas avoir participé au dernier examen, ni exercer actuellement un office quelconque dans la Faculté. On voulait que les honneurs de la corporation fassent distribués également entre les régents L'examen n'était pas public Lorsqu'il était terminé, la Faculté s'assemblait pour entendre le rapport des examinateurs *\ Ceux qu'ils avaient
* Probare iempui MdiUimU, 8 février 1106 et passim.
* Statut cité, legislrein, p. 110.
' Gnliito. 17 et SI juin ihiO et passim.
* f7 juin 1410.
C'est le nombre que Ton rencontre le plus souvent dans les registres. Cf. Vet. Stat. (B. III, m).
« Statut cité, 9 mars
' Registres passim.
" 30 octobre l'r23, "23 décembre iHiO.
'> In ntmerà ejcaminavcrunl. %7 mai 1408. Examen parliculare tempta' (orwm î/i rnmerâ. 8 février 1409,
" Ad audiendwn rekUmmn examinalorum scholarium in camcrà, SK) fovner 1409.
jd^és capables étaient admis à faire leurs cours de bacheliers. La Faculté les appelait devant elle» et leur faisait jurer d'observer les statuts qui eoncernaient les bacheliers *.
Dans les registres de la Faculté, de 1395 à 1500, on ne rencontre pas un seul exemple d'un candidat rrjeté par les examinateurs. La Faculté n'était sévère que sur la justiûcatiou do temps d'études. L'examen n'était qu'une pure formalité. Un recteur en fut dispensé parce que ses fonctions ne lui permettaient pas de le passer
Les bacheliers continuaient à suivre les cours des maîtres et faisaient eux-mêmes des leçons ^ Ils ne pouvaient lire que le livre qu'ils avaient déjà entendu \ Ils devaient assister aux disputes des régents et aux messes de la Faculté *. Avant de se présenter à la licence, ils exerçaient la médecine pendant deux étés , sous la conduite d*un maître-régent \ En 1452, le cardinal d'Ëstouteville ordonna que chaque bachelier soutiendrait contre les autres une dispute solennelle entre le Ga* rême et la Toussaint Cette dispute fut appelée cardinaU % de ia dignité de celui qui Tavait instituée.
* 20 février 1^09. Les candidats, désignés jusques-Ià SOUS le nom de êchoUire*, étaient désormais appelés ItaecakirU,
* Registre I,p.m
» Je ne sais où du Boulay a pris le nom ô^herbarU ( V, 8C2 ) . C'était le nom donné aux herboristes. On peut lire le serment qoMls prêtaient à la
Faculté (reg. I, 25)), et II, 20).
* La liste des livres sur lesquels les bacheliers étaient examinés se trouve dans B. IIl, ft03.
* VeL Stat. (B. III, liOù),
' 9 mars im, et statut cité , registre H , p. 96. PraeHea, praetieare, ' B. V, 569.
* Cet acte portait déjà ce nom en 1468, 18 mars. On n'en rencontre pas de trace dans les registres avant cette date.
§ni.