DE LA LICENCE
La licence n'était conférée que les années paires , ordinairement au mois de mars ' . L'année de la licence était appelée l'année dn jubilé comme dans les deux autres Facoltés supérieures. Cette coutume avait sans doute été établie par les mêmes motifs, pour conserver un plus graud nombre de bacheliers.
Les bacheliers se présentaient devant la Faculté > qui leur assignait le jour et l'heure oh ils devaient justifier de leur temps d'études Ce temps se comptait par mots, dès le commencement des études, et non à partir du baccalauréat. Le minimum exigé était de ôô mois \ déduction faite des 38 mois exigés pour le baccalauréat, il restait 18 mois de baccalauréat répartis en deux ans. Le temps des vacances et des cessations n'était pas compris. Deux ans de régence dans la Faculté des arts ne comptaient que pour une année d éludes ; ces deux ans devaient être antérieurs au baccalauréat \ Le candidat devait prouver qu'il était licencié ès-arts Quand la Faculté avait jugé que les candidats satisfaisaient aux conditions exigées , chaque maître dressait une liste dans laquelle il les
' Registres passim. Souvent les années impaires, en comptant mor^ Gallico.
* St janvier \m, et passim, etreg. 11, p. 48.
* t«"^ février 1409.
" S4 février iH9^3. On trouve cependant (reg. i, p. \%0f) des licenciés qui n'ont que 1)2 ol lik mois.
» Réf. de im ( B. V, li69 ) , et reg. I , p. 50l> , el iO iév. 1453.
* % février 1495.
rangeait dans Tordre qu il jugeait convenable. Touies ces listes étaient remises au doyen y qui les ouvrait et les comparait en présence de la Faculté; la liste qni avait réuni le plus de suffrages était adoptée par la Faculté , et chaque maître s'engageait, par serment , à ne rien changer à celte liste défiDîtive. L'ordre où étaient rangés les candidats devait rester secret ^ Le doyen et quelques maîtres délégués par la Faculté présentaient les bacheliers admis au chancelier de Notre-Dame ; ils déclaraient au chancelier que les candidats étaient admis et acceptés par la Faculté comme dignes d'obtenir la licence *.
Dans l'intervalle entre cette présentation et la collation de la licence , les maîtres et les licenciés se réunissaient dans un collège auquel on voulait faire honneur ^ Chaque candidat à la licence prononçait une harangue ' et distribuait aux maîtres du vin et des épices ^
Au jour et à rheure indiqués par ie chancelier * » les candidats se rendaient avec tonte la Faculté à la salle de l'évêché. Le chancelier prononçait un discours \ proclamait les noms des candidats dans Tordre lîié par la Faculté et leur conférait la licence
' Le règlement ( st copié, reg. Il, p. Cf. 19 février 1493. Cf. sur
ce décret , 18 mai 1499.
» 8 février IftOO.
^ 18 mai l/i99. Celte cérémonie était appelée sigmlum. On disait facere signelum { 22 février 1/493 ). Ce nom venait sans doute du signe^ tum du chancelier. Cf. supra p. 183.
* Reg. III , p. 356. In barengi signeli sni, die prfficedenti licentlam, visas fuerat diffamare aliquos de maglstris nostris.
* 10 mars 1499.
* Dans son sirjnctum. Les futurs licenciés allaient le recevoir en épilogos. 23 mars l'i71 .
' Oq en trouve plusieurs dans les œuvres do Gerson, " La Faculté eut une discussion à ce sujet avec le cbancelier ( reg. Il , «71).
' Le nombre des licenciés a été en moyenne, entre 1461 et 1499, de $ par jubilé ; entre 1452 et 1457, de 5. Il ne dépasse jamais dans cette période. Il avait atteint le cbiffre de 13 en 1S95.
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