FRAIS D'ÉTUDES ET D'EXAKENS
Les étudiants ne payaient rien aux maîtres on ne sait ce qn^ils donnaient aux baehelters. Ils payaient à la Faculté une certaine somme pour foire sceller leurs certificats
Au XIV* siècle , les bacheliers , les licenciés et les maîtres payaient à la Faculté des bourbes dont le taux variait suivant la fortune de chacun A la fin du xt* siècle , ils payaient tous les mêmes sommes.
Pour donner une idée de ce que Ton payait à la Faculté à la flndu XV» siècle, nous allons extraire * le compte exact d*uo étudiant, depuis le commencement de ses études jusqu'à la mattrise, les études commençant en 1487.
Lors des études, pour enregistrement des certificats (pro cedulis regîstratis ) , 1487 , 11 s. — 1488 , 15 douzains. — 1489, 16 douzains. — 1490, 12 s.
Lors du baccalauréat (1401), pour la justification du temps d^études (pro probatUme fmpoHs), 4 s. S d. p. 2 t. ; pour les bourses (pro bunis), à écus ; pour les écoles (pro w^Itt), Sécus; pour Tanatomie» 4 s. 8 d. p. 2 1 ; pour enregistreloeni des certificats, 4 s. 8d. p. 2 t. — Dans la seconde année (1492) 9 pour les étuves (pro stuphi$), 2 écus ^; pour
* Petrus Âlliacas, TraeL ad». Cane, Parù. (Gerson, opp. 1, p. 768).
' Reg. I passim.
' Reg. II, p. 27Î).
• Des comptes de receltes du doyen pour les années 1487-i/t93.
' Cette somme était payée aux maîtres qai avaient assisté aux Dis^ putes ordinatras ( 26 février im, 7 février im )» et Yon voit ( 9 fév.
ks certificats (pro c€dulis),U s. 8 d. p. 2 t.; pour ranatomie {pro amtimià fiendâ), 4 s. S d. p. 2 t.
Lors de ia licence (1493) , poor les étaves » 2 écas ; pour la jttStlOcation du temps d'étades , A s. 8 d. p. 2 t. ; pour le banquet, les bourses, les écoles et les droits des maîtres (pro prandio, bursis, sckolisetjuribus), 23écus.
Lors de la malirise , poar les écoles, les bourses et les droits des maîtres (pro itholis, bursU et jwibus magisîrorum), hO éeus.
Tontes ces sommes additionnées et évaluées en tournois donnent environ 120 1. 1. *
Voici comment les droits des bedeaux furent fixés en 1469 * : pour chaque année d'études, 12 d. p. ponr cbacun des deux bedeaax ; pour les deux années de baccalauréat , h s. p. Les bacheliers, les licenciés et les maîtres donneront, Jors de leur réception , une bourse d'un écu au premier bedeau et une bourse d'un fraoc au second bedeau. A la fia de chaque livre, sur lequel ils auront fait leçon , les bacheliers donneront un repas, ou 12 s* p., aux bedeaax. Lorsqu'on nouveau maître prêtera serment , chaque bedeau aura droit à 2 s. p. , à un bonnet do môme étoffe que ceux qui sont distribués au2L maîtres , et à une paire de gants blancs doubles pour le premier bedeau, simples pour le second. Le nouveau maître qui avait le premier lieu était tenu de donner à chaque bedeau 3 aunes d'étoffe de même couleur que la robe du récipiendaire, au prix de 24 s. p. l'aune, plus une aune de la même étoffe et du mémo prix pour le capuchoD.
Les candidats an baccalauréat étaient tenus de donner un repas aux examinateurs tous les jours de l'examen. Ils distri-
1^95 ) qu'elle était réèllement dépensée en étaves. La première mention que j*aie rencoDtfée de cet usag^ est de 1475 ( reg. III, p. 59 ).
< Suivant les estimations de M. Leber, cette somme valait» de ifOO à 1800» €00 francs ( au marc ) , an pouvoir de 5,600 fnmcs.
« Reg. II, p. S7i-f7i.
buaieni mèine d'abord une livre d'épices à chaque maître régent avant rezamen ; mais cet usage fut aboli en ihb7 \ Le «ardinal d'EsUrateviUe défendit expressément de rien exiger des bacheliers à l'occasion da nonvel acte qu^il fnsUtua L'nsagfi n*en imposa pas moins aux bacheliers denx éc«s,qiic l^on appelait iogénicuseineot don gratuit ( in dono gratuito ) K Les licenciés discrilNiaiettt le vin et les épicesaut mattres lors tin HgneUm S et donnaient nn festin à la Facnlli§. Le non^ veau maître donnait , lors de sa réception , 1^ écns au président, des robes et des bonnets à tous les mattres régents 11 était tenu de eék brer la fête de la maîtrise par un grand repas. La Faculté veilkiît à ce que le festin £ftt convenable. Elle chargeait qnelqnes mattres de {(ottter le via et les mets^
On voit que dans la Faculté; de médecine les frais d'études et d'examens ne moniaient pas à un taux beaucoup moins élevé que dans lesaulres Facukés.