‹ De l'organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris, au MoyenÂge thèse présentée à la Faculté des lettres de ParisChapitre 9 sur 41 · DES COURS ET DES DISPUTES · texte numérisé non relu

DES COURS ET DES DISPUTES

Dans l'Université, les maîtres enseignaient également par les leçons et par les disputes. Les étudiants devaient assister

aux unes et aux autres. La leçon n'était souvent elle-même qu'une argumentation écrite et dictée^ et la dispute une argumentation parlée.

L'année scolaire était divisée en deux parties par les vacances de Pâques ; la première était appelée grand wrdimSre, la secoïKlc jkIlI ordinaire^. Le grand ordinaire était compris entre la saint Remi (l*-^ octobre) et le premier dimanche du Carême ; le petit ordinaire, entre le jeudi qui suivait le jour de Pâques et la saint Pierre et la saint PauL Les grandes vacances duraient depuis la saint Pierre et ia saint Paul ( 29 juin )

* Jaramenlum subdeterminalorom (R. N. A. It , 58 recto). »S. N. A. im.

* Il y a plusieurs engagements de ce genre aux archives de i'Uoi-

vorsilé.

* Ordinurium magnum, S. N. P. 1529 (H. IV, 222). Ordinariuni parv>um,S. N. F. 1335 (B. IV, 2W ). Celte dénomination vient sans doute de ce que ce temps était consacré aux leçons ordinaires , tandis que pendant les vacances, on ne pouvait faire que des leçons extraordinaires.

jusqu'à la saint Louis ( 25 août ) Il y a?aît en outre congé depuis le 18 décembre jasqa'aa leDdemaia de rËpiphanie» du premier dimanche du Carême au premier Jeudi après

Pâques, du troisième dimanche après Pâques au lendcinaio de la Trinité ». Outre ces cong^'s , TUniversiié fériait 60 jours, et la Faculté des arts avait 8 fêtes qui lui étaient particulières*.

Les leçons étaient distinguées en ordtnatret * et txîroùrâîi' ttulm *. Les leçons ordinaires étaient ainsi appelées parce que la uiaiicre , la forme, le jour, l'heure et le lieu étaient déterminés par la Faculté et par !a Nation. C4es leçons ne pouvaient être faites que par les maîtres. L'objet , la forme , le jour^ rheure et le lieu des leçons extraordinaires étaient laissés dans de certaines limites au libre arbitre de chacun* Elles pouvaient être fatles soit par deii maitres, soit par des bacheliers.

Le caractère distinctif de l'enseignement au moyen-âge , c'est qu'on n'enseignait pas la science directement et en ellemême, maïs seulement par l'explication des livres dont les

auteurs faisaient autorité. Ce principe était pratiqué dans toutes les Facultés, et Roger-Bacon l'a formulé ainsi : Quand on sait le texte » on sait tout ce qui concerne la science

« Vetera statula ( Cf. p. 66 note 3 ), B. IV, hT.\. Il y a ici dans les anciens calendriers ( et sur ce point les deux manuscrits n'offrent aucune variante) uno difficulté. On y lit, pour le lendemain de la saint Louis : hlâ die rcsumunlur lecliones ordinariœ in vico Slraminis ; et au 10 octobre : lUà die lectiones ordinarisB reincipieotor in vico Sbramiois; et pourtant, ils ne marquent pas de jour od les leçons ordinaires aient cessé , entre le V$ aotkt et le 10 octobre.

* Vetera Kalendaria. Cf. infra p. 66 note 9 bis. » Vet Kal.

^ Lectiones ordioaris. Légère ordinariè. St^ de MIK ( B. Ui , 81).

* Lectiones earsoris; daos S. Légère ad eumm, Lectiocarsoria (S. A. ÏW. B. nit M). Lectiones transitoriœ (Robert Sorbon, de Conscicntiâ. B. II!', »i ). Bstraordimriœ ( S. F. A. 1354. B. III, Î80). Enfin simplement curms (ibid.) et Vct. Slat. (B. IV, ) : Proclamantur cursus... in vigiliô B. Potri. L'expression kcliotus cursoriw^ kgen curtoriè, est la plus habituelle.

qui est Tobjet du tex.le '. On ne disait pas au moyeu-âge faire tm cours de morale* mais lire un Uwe de morale. Au lieu de suifre ad cours > on dit toojoars entendre un livre ( audire, légère librom ).

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