‹ De l'organisation des animaux, ou, Principes d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 12 sur 68 · DIVISION DES APPAREILS · texte numérisé non relu

DIVISION DES APPAREILS

Il est possible de concevoir que dans la nature les ünes puissent exister sans les autres, c’est-à-dire les forces générales sans les forces vitales ; et c’est en effet ce qui a lieu dans les corps bruts ou morts, quoique chez eux il paraisse exister un mouvement intestin , si ce n’est peut-être dans ceux qui ont enfin une forme déterminée d’après les lois de la cristallisation ; mais le contraire ne me semble pas possible, c’est-à-dire l’existence des forces vitales sans les forces générales, d’abord parce qu’elles en dérivent, comme nous l’avons déjà dit et ensuite parce que pour que la vie ait lieu, il faut un substratum nécessairement corporel et par conséquent aussi soumis aux lois générales de la nature.

Ces prolégomènes absolument nécessaires exposés, et cela avec le plus de concision qu’il nous a été possible de le faire, parce que nous devrons y revenir dans nos Élémens de physiologie générale, nous plions maintenant successivement analyser chaque appareil , et les organes dont il se compose en l’envisageant d’abord d’une manière presque abstraite et en spécialisant ensuite. D’après l’ordre que nous avons cru devoir adopter nous commencerons par l’être le plus compliqué , ou ' l’homme, qui nous servira de point de comparaison, de mesure^ et sur lequel par conséquent nous donnerons plus de détailsi

Mais, dans l’étude des organes, des appareils et des fonC- De l’ordre u.

, , suivre clans l'c-

tions des animaux, quel ordre suivrons-nous? Cette ques- uiUe des orga-

* lies.

tion n’est encore rien moins qu’indifférente, puisque l’ordre, dans quelque science que ce soit, en est réellement une analyse exacte , et sert considérablement à aider la mémoire et par conséquent la comparaison. Or, dans l’objet que nous nous proposons de remplir par ces Principes d’anatomie, il est évident que' l’ordre qui offre la série des fonctions en action doit être préféré à tout autre. Cherchons donc quelle est la succession naturelle de ces fonctions.

On admet généralement, et il est évident que le but, ou

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