‹ De l'organisation des animaux, ou, Principes d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 24 sur 68 · O CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

O CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

occuperons donc pas en ce moment de cette modification.

Quoique nous ayons également considéré comme appartenant à l’enveloppe extérieure la couche contractile ou musculaire qui se trouve au-dessous du derme , comme elle est réellement l’origine de tout l’appareil de la locomotion à l’étude duquel nous avons aussi réservé une partie distincte de notre ouvrage , nous ferons encore momentanément abstraction des modifications nombreuses dont elle est susceptible dans cette partie importante. Nous n’étudierons donc maintenant que la peau ou l’enveloppe tout-à-fait extérieure de l’animal, en ne la considérant que comme le siège de l’appareil général des sens. Si nous parlons de sa couche musculaire, ce ne sera que de la portion qui est restée à la peau dans le premier type des animaux , et qui sert à en mouvoir les dilférentes parties essentielles et de perfectionnement.

Mais avant que d’envisager l’enveloppe extérieure comme le siège des organes et des appareils des sens ou des fonctions à l’aide desquelles l’animal aperçoit les corps extérieurs, par un plus ou moins grand nombre de leurs propriétés, il nous paraît convenable de faire précéder cet examen anatomique et détaillé de quelques considérations générales sur ce qu’on nomme sens, appareil sensitif, organes et appareils des sens , sur leur nombre, sur leur disposition à la surface de l’animal, et sur l’ordre dans lequel ils doivent être étudiés , afin d’en faciliter la conception générale et particulière, et par suite d’éclaircir la théorie générale de leurs fonctions , dont les développemens seront donnés dans les principes de physiologie.

L’appareil sensitif considéré d’une manière générale est celui qui met le corps animal vivant en rapport avec les corps extérieurs , qui en reçoit une action dans des limites déterminées, mais seulement pour les lui faire apercevoir.

Cet appareil est plus ou moins complexe, suivant le degré d’organisation auquel appartient l’animal , excepté le cas

SUR LES ORGANES DES SENS. 4

d’anomalies déterminées par une cause susceptible d’être conçue b, priori^ c’est-à-dire par une habitude constante de l’espèce.

Les différentes parties de l’appareil sensitif se nomment organes des sens , le résultat de leur action sensation; et la faculté de l’apercevoir sensibilité.

Un organe des sens défini à posteriori est donc un appareil plus ou moins compliqué au moyen duquel l’animal est mis en état d’apercevoir les corps extérieurs et le sien même plus ou moins complètement par l’une de leurs propriétés.

Cette définition suffira sans doute, tant que nous n’aurons à étudier que des animaux assez peu éloignés de nous, pour que nous puissions aisément leur appliquer la voie de l’analogie; mais au delà elle ne convient plus , et nous ne savonsplus comment déterminer à priori si un organe peut être rangé ou non parmi ceux de l’appareil sensitif. Il était donc important d’avoir une définition à priori, et qui nous permît de décider seulement d’après la disposition et la structure de l’organe. Or, il y avait deux marches à suivre pour y parvenir : la première, à peu près impossible comme nous le verrons en physiologie , consistait à déterminer le nombre et surtout la nature des qualités primaires des corps qui sont susceptibles d’être aperçues, et l’autre à tirer la définition de l’idée générale qu’on doit se faire de l’appareil de la sensibilité.

C’est de cette seconde manière que M. Jacobson est arrivé à établir, que pour qu’un appareil appartienne à celui des sensations, ou soit un organe des sçns plus ou moins spécial, il faut :

1° Qu’il soit intimement lié à l’organe central du système nerveux. Nous verrons pourquoi dans le traité de physiologie.

3“ Que la partie du système nerveux ou d’incitation qui s’y rend soit trés-développée , et surpasse sous ce rapport le système vasculaire. En cflét, nous avons déjà avancé plus haut que le système nerveux est d’autant plus abondant que

D’un orpane (les sens a posteriori.

A priori.

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