‹ De l'organisation des animaux, ou, Principes d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 33 sur 68 · DANS LES ENTOMOZO AIRES. I · texte numérisé non relu

DANS LES ENTOMOZO AIRES. I

plus lorsqu’ils ont acquis tout celui dont ils sont susceptibles.

L’enveloppe extérieure des entomozoaires offre surtout des Los pm-tios dt>

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différences de dureté et d’épaisseur, suivant les parties du usagos. corps qu’elle recouvre, et les efforts plus ou moins considérables qu’elles devaient faire. Aussi généralement les parties antérieures et supérieures du corps, comme la tête, le corcelet ou le dos, sont revêtues d’une peau plus épaisse, plus dure que l’abdomen. Celui-ci est quelquefois si mou , que l’animal a été forcé de le mettre à l’abri dans quelque cavité protectrice mobile ou non, comme les pagures. Le thorax est presque toujours plus solide, parce qu’il donne appui aux appendices locomoteurs. Ceux-ci sont ordinairement enveloppés par une peau plus dure que le reste du corps , surtout quand ils doivent servir à fouiller dans la terre.

Les appendices qui servent de mâchoires sont tout-à-fait dans le même cas, ce qui établit un rapport entre la solidité de leur peau et l’espèce de nourriture ; en effet, ces mâchoires sont plus ou moins dures, suivant l’effort qu’elles doivent ^ faire pour couper ou broyer la substance alimentaire ; elles présentent même une forme et des dispositions d’éminences ' et de cavités différentes, suivant l’espèce de nourriture. Mais ces détails appartiennent à la mastication, de même que l’él largissement, le développement de certaines parties desmem- Ibres propres à fouiller, ù nager, et même à saisir les corps,

^devront être considérés lorsque nous traiterons de l’appareil de la locomotion..

Voyons maintenant la structure de la peau dans un certain, nombre de groupes principaux.

! A. Dans les hexapodes^

Dans ces animaux à l’état parfait, on trouve évidemment a lotai paiKiie. ■un derme fort épais, d’un tissu dense, de nature cornée, et

DE LA PEAU

des fibres]diiquel naissent sans distinction bien visible la fibre musculaire.

Au-dessus de ce derme on voit également d’une manière évidente le pigmentura, ou la matière colorante.

Et enfin tout en dehors est l’épiderme, qui est lisse, luisant, et formant une couche peu épaisse.

C’est dans ce groupe seulement que l’on remarque des appendices assez singuliers , servant au vol, et qu’à cause de cela on a nommé des ailes. Quelquefois la peau qui les forme est de la même nature que celle du reste du corps ; mais le plus souvent elle est infiniment plus mince , transparente , et elle est soutenue dans dilFérens points par des parties plus solides, plus résistantes, qui jouent les unes sur les autres , et servent aux mouvemens.. Aussi traiterons-nous de leurs formes à l’article de l’appareil de la locomotion.

Quelquefois cette peau est lisse, mais souvent aussi sa surface est hérissée de productions piliformes plus ou moins nombreuses : c’est surtout dans les hyménoptères qu’on en voit beaucoup, ainsi que dans les lépidoptères. Dans ce dernier groupe , les ailes offrent quelque chose de particulier dans les espèces d’écailles farineuses qui les recouvrent , et qui tombent avec la plus grande facilité. Ce sont elles qui sont souvent ornées des plus riches couleurs, car l’aile ellemême est toujours transparente, et c’est même ce qui produit les taches nacrées qu’on remarque aux ailes de quelques papillons : ce sont des endroits dépourvus d’écailles.

Je ne m’arrêterai pas à décrire les couleurs dont sont susceptibles les hexapodes à l’état parfait ou à l’état de larve ; je me contenterai de dire que les insectes hexapodes sontpresque dans le cas des oiseaux, c’est-à-dire qu’ils présentent les couleurs les plus variées, les plus brillantes, et quelquefois les plus tranchées, surtout dans l’ordre des lépidoptères,, et qu’elles forment tous les systèmes de coloration que naus avons défînîs.

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Le climat paraît toujours avoir une grande inQuence sur la vivacité de cette coloration un peu comme dans les oiseaux ; mais le sexe a ici moins d’influence, et l’on trouve que des espèces nocturnes ont quelquefois aussi des couleurs très-vives, de même que les parties supérieures du corps ne sont pas toujours plus brillantes en couleur que les inférieures, quoique cela soit cependant plus ordinaire.

J’ajouterai que la couleur et le système de coloration des larves n’ont jamais de rapports avec ce qui existe dans l’insecte parfait, et que chaque famille naturelle affecte souvent des couleurs et surtout un système de coloration particuliers.

Je dois aussi noter que certaines espèces d’hexapodes, de familles très-différentes, jouissent à l’état de vie de la singulière faculté d’être phosphorescentes à l’air libre ; ce qui paraît dépendre d’une humeur produite au-dessous de la surface de certaines parties de la peau , et qui sont alors -transparentes.

Dans une larve au chenille d’un hexapode on voit que le derme est au contraire fort mince et peu distinct; la' couche musculaire formant une couche au-dessous.

Le pigmentum est assez considérable dans les endroits coi lorés.

L’épiderme qui est en dehors est fort épais, surtout dans I les endroits de la peau qui forment les anneaux; il est plus mince dans les sillons qui les séparent ; il est également moins I épais sur les parties colorées vivement, et il y forme des espèces d’enfoncemens.

On trouve à certaines époques de la vie de la larve, que U cet épiderme est composé de deux couches , dont l’interne 1 est beaucoup moins solide, beaucoup moins résistante que : l’autre, qu’elle doit remplacer.

Il est quelquefois couvert de productions piliformes ex- ; trêmement longues et nombreuses.

A l'état (le larve.

DE LA PEAU

Dans la lanyouslf.

B. Dans les oclopotles.

Les oclopodcs ont une peau semblable à celle des hexapodes.

C’est dans un groupe de cette classe qu’on trouve la peau de l’abdomen susceptible d’une extension presque démesurée, et proportionnelle à l’augmentation des matières qu’il contient. Les tiques sont surtout dans ce cas, et jusqu’à un certain point les araignées.

Dans ces dernières la peau est souvent hérissée par une grande quantité de productions piliformes quelquefois fort longues.

Le limule géant a la peau cornée , la plus épaisse que je connaisse, surtout à la queue. Sa structure a du reste beaucoup d’analogie avec celle de la peau dahsla classe suivante.

Les couleurs sont peu variées dans cette classe, et le système de coloration le plus souvent uniforme.

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